‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 181 sur 227 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

7S9 d'esprit, ou par la vitesse de son cheval, qu'il échappait à leurs poursuites.

Un jour pourtant, en 1759, il risqua d'être pris; la maison d'un boulanger qui lui servait momentanément d'asile fut investie avant qu'il eût eu le temps de s'évader, mais son calme imperturbable le sauva; il s'affubla à la hâte du costume enfariné du mitron, prit à la main une bouteille vide, et ayant dit à la sentinelle, qui était sur la porte d'entrée, qu'il allait acheter du vin pour faire rafraîchir toute l'escorte, elle le laissa sortir sans obstacle.

Il changea encore aussi souvent de nom que de costume, et cette vie de luttes et de privations dura plus de trente années consécutives ; et s'il ne fut pas saisi, c'est qu'après la protection visible du Seigneur, il se trouva constamment entouré d'amis fidèles qui l'avertirent de l'approche du danger et qui l'aidèrent à l'éviter.

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