‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 3 sur 227 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

«533 maisons, où ils avaient excité des débats religieux; des troubles graves en auraient certainement résulté , si François I^r, à la suite de l'entrevue qu'il eut à Marseille le 13 octobre avec le pape Clément VII, à l'occasion du mariage de son fils Henri avec Catherine de Médicis , n'eût enjoint par sa lettre close du 10 décembre , écrite sous l'influence de ce prince de l'Eglise, à la cour de son parlement, de porter un prompt remède au crime d'hérésie qui pullulait et croissait en tous lieux.

1534 Ces précautions n'empêchèrent pas qu'en 1534-, des placards contre la messe et la transsubstantiation ne fussent apposés pendant la nuit sur les portes des églises et à tous les carrefours de la ville de Paris. Ce qui occasionna un nouvel édit portant que les receleurs des luthériens , seraient punis des mêmes peines qu'eux, s'ils ne les livraient à la justice.

4535 Quoique la peste sévît à Nîmes pendant tout Fêté de 4535, François I^r voulant se rapprocher du lieu où devaient se tenir les conférences de la paix avec l'Espagne et la Savoie , afin de pouvoir donner plus facilement ses instructions à ses plénipotentiaires , arriva dans cette ville vers le milieu du mois d'août. Ce fut Antoine Arlier qui , en sa qualité de premier consul, fut chargé de lui présenter les hommages de la cité ; pour s'en acquitter dignement , il fit élever une colonne surmontée d'une salamandre (emblème de ce roi) qui a donné .son nom à la place sur laquelle elle fut construite. D offnt , en outre , au monarque , un plan en re-

4 OtSTOIRE DE L^ÉGLISB RÉFORMÉE DE NIMES.

lief des Arènes, exécuté en argent, au milieu du- *5î quel se dressait un palmier , couronné d'une guirlande de laurier , au tronc duquel était attaché un crocodile avec cette légende : GOL*NEM. {colonia nemav^ensis). Ce qui donna à François I^r ridée d'attribuer à la ville ce symbole pour armoiries , à la place du taureau qu'il lui avait accordé deux mois auparavant.

C'était l'époque de la renaissance des lettres, résultat de l'invention de l'imprimerie , qui servit à la publication de la première traduction française de la Bible par Robert Oliviétan , que les Vaudois , habitant les vallées du Piémont , firent imprimer à leurs frais par Pierre de Wingle , de Neufchâtel en Suisse ; sa lecture poussa les esprits vers l'étude des sciences et le perfectionnement des arts. Le conseil de la ville de Nîmes n'y demeura pas étranger ; il fit demander par Antoine Arlier l'étabHssement d'un collège semblable à celui qui venait d'être créé à Paris , sous le nom de collège des Arts , et il l'obtint en 4537 par suite de la protection qu'accordèrent simultanément à ce projet Montmorency, le sénéchal de Grussol et Marguerite de Navarre.

Quand il fallut en nommer le recteur, le choix 15 des membres de la maison consulaire tomba sur Imbert Pacolet , que ses connaissances littéraires et son érudition profonde rendaient digne de cette honorable distinction. Mais un obstacle invincible s'opposa à son installation ; Pacolet, à l'exemple de Gérard Roussel, Gourault et Berthault, à qui les chaires de l'université de Paris avaient été

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