‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 31 sur 227 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

565 eux-mêmes et de gré à gré les sommes nécessaires pour le paiement de ces locaux et pour la construction de rédifice.

Les fondements en furent jetés le 17 juin avec beaucoup de pompe ; les officiers du présidial y assistèrent. La première pierre fut posée par le président de Calvière , la seconde par Denis de Bruéis, seigneur de Saint-Chaptes , lieutenant criminel , et ainsi des autres par chaque conseiller. On travailla à cette maison de prières avec tant d'activité et d'enthousiasme , que le grand arceau du milieu fut achevé le 47 octobre, et que la dédicace en fut faîte le 27 janvier 4566. Le pasteur de Chambrun fit le premier service; Simon Campagnan , nouvellement appelé à desservir l'Eglise (4) , fonctionna au second , et d'Airebaudouze au troisième. La chaire n'était pourtant pas en place , et ce ne fut que le dernier dimanche de mars que Hauget put s'en servir.

566 Aussitôt que le temple de la Calade fut fini , le consistoire régularisa l'administration de l'Eglise en divisant la ville en neuf surveillances, à chacune desquelles il attacha spécialement un ancien.

roi , le second à Tristan Ghabaud. L^achat de ces deux locaux a fuit supposer qu*oo bâtit deux temples ; c*est une erreur , car ils étaient coDtigus , et la maison de la rue de la Madeleine devait servir et servit en efki de passage latéral : il y en avait un second dans la me de la Colomie La porte de la rue de la Madeleine existe encore intacte ; elle a au-dessus une pierre triangulaire sur laquelle était gravée une inscription qui a été effacée. Le couloir de la rue de la Colonne appartient encore à la ville.

(1* Le même que Viret avait consacré, le 23 décembre 1561.

Son personnel se composait à celte époque de qua- ^^ tre pasteurs : Mauget, d'Airebaudouze, deChambrun et Campagnan ; de neuf surveillants et de cinq diacres , auxquels furent adjoints un greffier , un receveur des legs, des deniers du ministère et du colloque ; un receveur des deniers des pauvres; un avertisseur et un chantre. — Il adopta un règlement en vingt-cinq articles, qui se trouve écrit dans le registre , de la main de Théodore de Bèze. Ses séances avaient lieu tous les mercredis à midi; chaque pasteur à son tour modérait son action. Les objets à Tordre du jour étaient compris sous les cinq dénominations suivantes : assistance, — abjurations, — censures, — réception à la paix de TEglise , — charges diverses.

L'assistance comprenait la distribution des secours aux pauvres , qui consistaient : en dons en argent ,

— en pain , — en vêtements — et en remèdes ;

— en assignation de dots pour marier des filles sans fortune ; — en apprentissage de pauvres en^ fants; — en logement de familles indigentes; — en placement, dans les hôpitaux, des malades et des infirmes ; — en secours aux Eglises persécutées ou ravagées par la peste ; — enfin , en libéralités envers les prisonniers , les captifs , les étrangers et les convertis. — Les ressources qui alimentaient celte caisse de secours provenaient des dons déposés dans les bassins que les diacres tenaient aux portes du temple, des collectes à domicile, de la location des bancs, des boites placées chez les marchands, dans lesquelles les chalands déposaient, comme droits des pauvres , une somme déterminée par la quo-

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