‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 40 sur 227 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

"ÏB pension de cent mille écus d'or et le titre de duc d'Ânjoa.

Un édit , publié en exécution de ce traité de paix y dans le but de détruire l'alliance des catholiques politiques avec les réformés , accorda à ces derniers presque toutes les demandes contenues dans la requête que le roi avait reçue Tannée précédente des mains de Dauvet.

Dès ce moment Tordre rentra à Nîmes , Texercice des deux cultes y fut légalement rétabli, et Raymond Cavalési, nommé évêque du diocèse depuis trois ans , put enfin être installé sur son siège épiscopal.

Le consistoire , de son côté , réorganisa TEglise ; Mauget et d'Airebaudouze étaient morts, Tun après un ministère de dix-sept ans, et l'autre de douze. Jacques de Chambrun et Simon Càrapagnan restaient seuls en exercice. Le synode provincial, assemblé à Sommières , leur donna pour collègues de Saint-Ferréol et Claude de FalgueroUes père.

1577 La Ligue s'organisa. Aux états de Blois, Henri III, pour combattre la puissance croissante de Guise, s'en déclara lui-même le chef. La paix , signée en 1577 à Bergerac, fut suivie de Tédit de pacification publié à Poitiers, et mit fin à la sixième guerre de religion , parce que Damville , tout en restant opposé à la Ligue , consentit à se mettre au service du roi.

*W Le 2 février 4578, le neuvième synode national, assemblé à Sainte-Foy , sous la présidence de Pierre Merlin , ayant engagé les Eglises à s'occuper sérieusement de Tinstruction de la jeunesse , le conseil de

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la ville de Nîmes se hâta de réorganiser le collège ** des Arts , qui venait de perdre son principal par la mort de Mauget, et il jeta les yeux, pour le remplacer , sur un homme célèbre dans la république des lettres , nommé Jean de Serres.

Cet auteur de Y Inventaire de l'histoire de France' était né à Villeneuve-de-Berg ^ en Vivarais , et frère cadet d'Olivier de Serres , .qu'on a surnommé , à juste titre, le Columelle (1) français. Il habitait, à cette époque , la ville de Lausanne , où il était entouré d'une famille nombreuse et d'amis dévoués, qui, comme lui, cultivaient les sciences humaines, sans négliger la plus essentielle de toutes, puisque sans elle les autres ne servent qu'à enorgueillir, celle du salut par la foi en Jésus-Christ; car ils étaient les uns et les autres ministres du saint Evangile.

Jean de Serres arriva à Nîmes le 3 septembre; il fut logé au collège, et chargé d'y faire une lecture de grec et de philosophie. Son engagement ne fut, il est vrai, contracté que pour un an.

Au commencement de 4579, il contribua à l'éta- \ blissement de la première imprimerie à Nîmes, pour les livres classiques, que fonda Sébastien Jacqui, avec le concours des consuls. La peste éclata

(1) Le plus savant agronome de Tantiquité, né à Cadix, qui vivait sous l'empereur Claude et qui composa ses ouvrages à Rome.

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