‹ Histoire de l'Église réformée de NîmesChapitre 86 sur 227 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

5i9 Dès-lors , se trouvant dans Tbeureuse impuissance de s'appauvrir par le luxe et par l'oisiveté , ils tournèrent leurs efforts vers le commerce et les arts , qu'ils firent fleurir d'une manière si remarquable , jusqu'à l'époque de leur exil sur la terre étrangère.

630 Le roi n'eut pas plus tôt publié cet acte de pacification , qu'il tomba malade à Lyon , lorsqu'il allait , au mois de septembre 1630 , diriger en personne la nouvelle guerre qu'il avait déclarée au Piémont. Cette nouvelle arriva à Nimes , et aussitôt un jeûne public y fut célébré pour demander au Seigneur € qu'il daignât prendre Sa Majesté sous sa protection, fortifier son sceptre entre ses mains, et l'établir dans sa maison d'une manière si durable, qu'il pût être honoré dans les siècles à venir du titre glorieux de père des rois , comme il l'était déjà de père de son peuple. »

^l Ces vœux avaient d^autant plus besoin d'être exaucés , « que les pauvres enfants qui vivaient sous les ailes de cet oint de Dieu b allaient entrer dans une série d'épreuves qui , par leur enchaînement et leur complication , devaient entraîner leur ruine. Richelieu , évêque de Luçon , qui était devenu cardinal et ministre du roi , après la mort du connétable de Luynes , commença , en effet , en 1631 , à porter une main hardie sur l'édit de Nantes , pour en éluder , si ce n'est pour en détruire encore les dispositions les plus salutaires. Comme dans sa jeunesse il avait écrit une méthode de contraverses y lorsqu'il fut arrivé au pouvoir il tint à honneur de la mettre à exécution. Dans ce but, avec le concours de son confident, le père

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de ces magisti'ats consulaires ( et Nîmes était de ce 1W nombre ) , le premier et le troisième seraient catholiques, à moins qu'il n'y eut capitulation contraire, D'après cette injonction les quatre consuls nommés en décembre furent Jean Teste , seigneur de La Motte , et François Hères, marchand, catholiques, avec Jean Boschier, bourgeois, et Paul Bourguet, laboureur, protestants.

L'accord ne put régner entre ces quatre magis- 46î trats de croyances religieuses si opposées , et leur mésintelligence faillit occasionner la ruine de la province , lors de la révolte de Gaston , duc d'Orléans, qui éclata contre le roi son frère dans le mois de février 1632. Ce prince, mécontent du ministère de Richelieu , ne renonça pas du lieu de son exil à l'espoir d'exciter des soulèvements en France ; après avoir, en effet, levé, dans lé pays de Trêves, une armée de déserteurs et de bandits , il rentra dans le royaume par la Bourgogne, et s'avança en toute hâte vers le Languedoc, que le duc de Montmorency, qui en était le gouverneur, avait essayé de soulever en sa faveur , de concert avec l'évêque de Nîmes, Claude de Saint-Bonnet de Thoiras.

A cette nouvelle le consistoire prit des mesures actives pour s'opposer aux factieux. Il envoya aussitôt une députation à Sigeol , exempt des gardes , pour le prier d'user de toute son influence dans le but de conserver la ville sous l'obéissance du roi ,

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^^ et lui offrit, en cas de besoin, son assistance pour se porter en corps , partout où cela serait nécessaire, remettant, au reste, à sa prudence les moyens et l'exécution de cette bonne œuvre. Sigeol répondit qu'avant toutes choses, il fallait que les consuls

. parussent pour donner du courage aux habitants et leur prouver par leur présence que tout se passait d'après des ordres réguliers et légitimes.

D'après cet avis, que le consistoire reconnut prudent et sage, il envoya aussitôt l'un de ses membres à la maison de ville pour engager les consuls à faire cette démarche officielle ; mais, à cause des divisions qui régnaient entre eux , ils ne purent s'entendre et répondirent à cette proposition par un refus positif. Les pasteurs et les anciens , ayant à leur tête Boschier , le second consul , se mirent alors à l'œuvre et obtinrent par leurs sollicitations pressantes que leurs coreligionnaires se préparassent à repousser les factieux. Ils renouvelèrent toutefois leurs instances auprès des magistrats consulaires , qui alléguèrent qu'ils ne pouvaient rien entreprendre sans avoir consulté le conseil de direction.

Mais comme ce n'était là qu'un prétexte pour gagner du temps et que le mal était tellement pressant qu'il allait devenir irrémédiable, le consistoire envoya les pasteurs Chauve et Codur, accompagnés de six habitants notables, à la maison de ville, pour protester publiquement , en son nom , contre ce délai que demandaient les consuls et les rendre personnellement responsables de toutes les conséquences funestes que leur tergiversation pouvait

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entraîner. En même temps il députa vers le roi <' les pasteurs Rosselet et Davin pour lui faire verbalement connaître l'opposition qu'il avait faite contre ceux qui cherchaient à troubler l'Etat ainsi que le repos de la cité, et lui renouveler l'assurance que tous les membres qui le composaient voulaient vivre et mourir dans son obéissance , comme dans la fidélité due à sa personne et à sa dynastie.

Cependant Richelieu, d'un autre côté , sut prendre des mesures plus efficaces pour étouffer la ré-, vol te. Par son ordre , les maréchaux de La Force et de Schomberg entrèrent en Languedoc, à la tête de deux armées royales , au moment où Gaston d'Orléans opérait sa jonction avec Montmorency. La bataille qu'ils livrèrent fut décisive. Ce dernier fut enveloppé, pris et amené captif à Toulouse , où le parlement l'ayant condamné à la peine capitale , il mourut en chrétien repentant et résigné. Si Tévêque de Nîmes ne partagea pas le supplice du gouverneur de la province, ce fut uniquement en considération de Jean Tboiras de Saint-Bonnet , son frère, maréchal de France, qui s'était distingué par sa valeur en devenant un des plus grands capitaines de son siècle ; mais il fut obligé de se retirer de son siège épiscopal , sur lequel il fut remplacé par Denis Cohon , prévôt de Mésange dans l'Eglise de Chartres (1).

Après la conclusion de cette grave affaire, Louis XIII , pour donner aux protestants de Nîmes des témoignages de sa satisfaction, non-seulement leur

(1) MAard, t V, p. 631.

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M écrivit une lettre datée de Troyes , mais encore il vint lui-même sur les lieux pour les assurer verbalement de sa reconnaissance. Il y arriva le dimanche 49. septembre , et n'en repartit , ainsi que la reine qui l'accompagnait , que le mardi 24 , pour se rendre à Lunel.

^^ Cette reconnaissance ne consista malheureusement qu'en paroles , car les actes la démentirent bientôt. Celui du 23 juillet 4633 fut particulièrement hostile aux protestants nimois , en ce qu'il ordonna que leur collège des Arts , qui avait été créé et entretenu par eux depuis sa fondation, appartiendrait à l'avenir par moitié aux catholiques , et que les maîtres seraient choisis dans les deux cultes, avec cette condition, cependant, que ces derniers ne traiteraient dans leurs leçons aucune matière controversée , pour ne pas détruire l'harmonie et la bonne intelligence qui devaient régner parmi leurs écoliers (4).

34 Le consistoire envoya aussitôt Samuel Petit à la cour, pour lui présenter de justes réclamations ; elles furent sans résultat , puisque les jésuites prirent possession de la moitié des chaires et du local, le 20 janvier 4634 ; ils furent installés par deux commissaires envoyés par le parlement , et le dimanche suivant la messe fut dite pour la première fois dans le collège par l'évéque lui-même , à la suite de laquelle le père Fichet, général des jésuites , prêcha un sermon dans lequel il compara Louis XIII à Judas Macchabée , ce premier prince

(1) llënard, t. V, preuve 69, p. 339.

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des Juifs , qui , après avoir vaincu Lysias , près de IWl Belhsura, purifia la ville et le temple de Jérusalem dont le sanctuaire avait été souillé par le culte des idoles.

Ce premier succès enhardit les pères de la foi ; 46a ils se livrèrent à la controverse publique en élevant des traiteaux dans les carrefours, du haut desquels ils lançaient des défis aux plus savants docteurs de la Réforme , parce que , sans doute , ils n'étaient pas là pour leur répondre ; mais comme ils soulevaient la populace par leurs vociférations , le consistoire jugea nécessaire d'appeler à la place de Davin, qui était rentré dans sod église de Barjac, un homme dont l'éloquence égalât le zèle, et son choix tomba sur Josué Darvieu , qui fut confirmé par le synode tenu à Lunel.

Cette année se passa un fait qui , quoique sans importance par lui-même , mérite cependant d'être conservé dans la mémoire des protestants de nos jours, parce qu'il constate l'époque de la fondation de l'édifice qui leur sert maintenant à la célébration du culte public, sous le nom de Grand- Temple. Dans le mois d'août , en effet , le roi rendit un édit à Chantilly (1), par lequel il fit don aux frères prêcheurs ou dominicains (2) de la place et

(1) Méoard , t. V, preuve 62 , p. 351.

(2) Les fondements du Grand-Temple ont donc été jetés , il y a eu , en 1856, deux cent vingt et im ans ; mais il n*y a que soixante-quatre ans que le culte réformé^s*y célèbre, c'est-à-dire depuis le 10 mai 1792.

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1635 des masures du Château-Royal pour y bâtir un couvent et une église , en dédommagement de l'ancien couvent de leur ordre , situé dans le faubourg des Prêcheurs, qui avait été détruit ou usurpé pendant les guerres civiles (1).

1636 Comme le parlement de Paris, par son arrêt du 6 mars de Tannée précédente, avait étendu la rigueur de la déclaration du 14 avril 1627, relative à la défense de nommer des étrangers aux fonctions du saint ministère en France, en lui imprimant un caractère rétroactif , Rosselet s'attendait d'un jour à l'autre à être interdit ; par suite de cette expectative , il prit la résolution d'accepter une place de professeur de théologie qui lui fut offerte dans l'académie de Lausanne ; mais le consistoire , pour le retenir, lui promit que , dans le cas où il lui serait interdit de prêcher dans le royaume , ses gages lui seraient intégralement payés comme s'il remplissait sa charge, jusqu'à ce qu'il se fût pourvu ailleurs.

4637 En 1637 , une alarme soudaine fit craindre la suppression de l'académie. Les deux commissaires royaux, en eflPet, de Carlincas et de Laget, députés en Languedoc, pour faire le partage des collèges qui étaient de fondation royale, dépassèrent les limites de leur mandat, et voulurent prendre connaissance de l'école de théologie ; et il arriva que de Carlincas , qui était cathoUque , prononça son interdiction par un décret qu'il fit de son chef,

(i) Les dominicains avaient reçu des privilèges spéciaux pour Textirpation de Thérésie.

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tandis que son collègue , qui était protestant , dé- ^637 créta de son côté qu'elle devait être maintenue comme conforme aux édits. Ces deux avis contradictoires furent envoyés au conseil privé, qui confirma le décret d'interdiction.

Il appartenait au synode national seul de demander la révocation de cette ordonnance, comme s'opposant à la liberté d'enseignement garantie par les lois en vigueur ; aussi celui d'Alençon (1) envoya-t-il une députation au roi , qui n'annula pas le décret , mais qui consentit à un sursis à l'égard de son exécution.

Si cette assemblée synodale prit ainsi chaudement en main la cause qui intéressait à un si haut degré tous les protestants de Nîmes, avant de se séparer elle enjoignit à leur Eglise de se conformer et de se soumettre au neuvièjne canon du douzième chapitre de la discipline, qui portait : que les ministres seuls devaient administrer la coupe de la sainte cène ; ce qu'elle n'avait pas fait jusqu'alors, malgré l'ordre que lui en avait donné le synode précédent.

Elle ne le fit pas pourtant encore. En effet, lors- 4638 que, le 25 mars 1638 , il fut question en consistoire de répartir comme à l'ordinaire les charges des anciens pour la communion de • Pâques , les pasteurs représentèrent que , quoique les deux synodes, tenus successivement à Charenton etàAlençon , eussent ordonné que la coupe de l'eucharistie

(1) Ce fut le vingt-septième. Il se tint du 20 mai au 9 juillet 1637, sous la présidence de Benjamin Basnage.

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I63« ne serait plus présentée au peuple par les laïques, cependant on ne pouvait à Nîmes , sans de grandes difficultés, se soumettre à cette mesure disciplinaire , par la raison qu'à chaque fête solennelle il fallait dresser cinq tables, à cause du.grand nombre de communiants, et que dès-lors il devenait impossible que les pasteurs seuls pussent suffire à une telle fatigue , qui se trouvait en particulier au-dessus des forces physiques de Chauve, à cause de son âge et de ses infirmités ; ils demandèrent donc qu'on continuât à distribuer la cène en la forme accoutumée. Malgré l'opposition de quelques membres, la majorité adopta l'avis des pasteurs, qui fiit, il est vrai, soumis à l'autorité compétente , mais qui ne lui donna pas sa sanction ; aussi , à la fête de Pentecôte suivante , la coupe fut-elle donnée aux communiants dans les deux temples par les pasteurs seulement.

Les jésuites exerçaient déjà à cette époque une grande influence sur le collège et sur les écoliers ; aussi les statuts intérieurs en furent complètement changés, et des actes de prosélytisme insidieux furent mis en lumière ; le premier qui donna l'éveil fut celui dont Jacques Parades, fils d'un docteur en renom de la ville , fut l'objet. La révélation en sortit de sa propre bouche ; il vint , en effet , raconter au consistoire, que , faisant ses études au collège, il y avait environ quatorze mois , les jésuites, se prévalant de son âge et de son ignorance , l'avaient décidé, d'abord parleurs flatteries, ensuite par leurs menaces, à faire abjuration de la religion réformée 'dans laquelle Dieu lui avait fait la grâce

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de naître; qu'après cela , ils Tavaient envoyé dans ^^^ leur couvent d'Aigues-Môrtes , où il avait croupi treize mois , mais qu'au bout de ce temps le Seigneur lui avait, par sa bonté toute miséricordieuse, touché le cœur à repentance et fourni les moyens de sortir du couvent pour retourner chez son père ; et que maintenant qu'il reconnaissait qu'outre la faute qu'il avait commise envers Dieu , il avait grandement scandalisé l'Eglise, il demandait à faire réparation en la forme qui lui serait prescrite, se soumettant d'avance au jugement de la compagnie comme s'il émanait de Dieu. — Le consistoire exigea que Parades mît les genoux en terre en sa présence , et que dans cette posture il demandât pardon à Dieu d'avoir abandonné son service raisonnable , qu'il renonçât à la messe et à ses dépendances , qu'il promît solennellement de vivre et de mourir dans la religion chrétienne réformée, d'en fréquenter les saintes prédications et de ne plus donner aucun scandale; Parades ayant accompli sur l'heure ces prescriptions avec humilité et soumission , il fut admis à la paix de l'ËglisQ.

Louis XIII , après un mariage stérile de vingttrois années, eut un fils, le 46 septembre. Cette naissance inattendue fut l'occasion de grandes réjouissances ; les protestants de Nîmes s'y associèrent par des prières publiques ; le vénérable Chauve qui les prononça ne savait pas, hélas ! qu'il remerciait Dieu d'avoir donné à la France un

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4638 prince qui devait devenir le destructeur de l'Eglise réformée.

Ces manifestations publiques de joie générale furent suivies d'une tristesse particulière qu'occasionna la conduite de Philippe Codur. Si, au jugement de Dupin , ce professeur était « savant dans les langues , bon critique , habile interprète de l'Ecriture-Sainte et écrivain éloquent , » ses actions prouvèrent qu'il avait le caractère léger et insoumis. Déjà des plaintes graves avaient été portées contre sa négligence , soit comme pasteur par provision, soit comme professeur de théologie. Ainsi , dans une circonstance particulière , il avait été censuré par le consistoire , dont il avait récusé la compétence ; d'un autre côté , par suite d'une absence prolongée faite sans autorisation , il avait encouru la menace, de la part du conseil académique, d'être privé de son emploi. Cette insouciance coupable, son esprit d'insubordination, les liaisons qu'il avait formées avec les adversaires de la foi évangélique , ses doctrines théologiques entachées d'erreurs , ses écrits de controverse dans lesquels des concessions incroyables étaient faites aux catholiques, le peu de soin qu'il prenait d'élever chrétiennement ses enfants ; toutes ces causes réunies décidèrent plusieurs diacres à proposer au

4639 consistoire, dans sa séance du 3 mai 4639, sa suspension provisoire, jusqu'à ce que le synode l'eût rendue définitive. Cette proposition fut acceptée, puisque, dix-sept jours après, Codur reçut la sommation officielle de cesser son enseignement dans l'école de théologie.

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Mais dans le temps ou l'on s'occupait ainsi des ^^ moyens d'éloigner un homme qui était devenu un sujet de scandale , an faisait des efforts contraires pour retenir Samuel Petit, que des tentatives, faites de divers côtés, tendaient à arracher à ses travaux de linguistique dans la même école. D'une part ^ le cardinal Bagni voulait l'emmener à Rome pour coordonner les manuscrits de la bibliothèque du Vatican , avec promesse qu'il ne serait jamais inquiété au sujet de sa profession et de sa croyance. D'autre part , les Etats de Frise le nommèrent professeur dans l'université de Franeker , qui était d'une des plus florissantes écoles des Pays-Bas, et lui envoyèrent des lettres très-prpssantes pour le déterminer à accepter cette place. Enfin , le père Petit , général des trinitaires , son cousin , lui écrivit plusieurs fois pour l'attirer à Paris, lui promettant de ne jamais le tourmenter au sujet de sa religion, de mettre à son service la bibliothèque de son ordre qui était l'une des mieux choisies de la capitale , et de le faire rentrer par son crédit dans la possession des biens de sa famille , confisqués à son aïeul François Petit , dont il se trouvait l'unique descendant.

Tous ces faits étant venus à la connaissance du président La Gallinière , son ami, il en avertit le consistoire qui , par ses démarches , parvint à le retenir à Nîmes (1), où était toute sa famflle, et où sa présence était indispensable pour s'opposer

(1) Petit avait épousé Madeleine Cheiron , et il ne loi restait qu*one iillc unique , nommée Antoinette , qui avait épousé Pierre Formy, médecin.

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