AUX CANTIQUES
Ant. — Præcelsus martyr... Le vaillant martyr, tandis qu’on le menait en prison, s’écria : Comtes et tribuns, fils bien-aimés, écoutez-moi, croyez en Jésus-Christ notre rédempteur; il est l’espérance et le salut de ceux qui croient en lui.
Les trois cantiques, formés de sentences des Livres de l’Ecclésiastique et du prophète Jérémie, ne sont pas connus comme les psaumes ; nous en donnons la traduction. Ils sont tirés de l’office du commun d’un martyr.
1er cant. — Beatus vir qui in sapientia.
Bienheureux l’homme qui se fixe dans la sagesse et vit selon Injustice; * qui dans sa pensée considère toujours Dieu et sa providence.
La sagesse le nourrira de son pain substantiel, * et lui . donnera à boire une eau salutaire.
Elle s’affermira en lui, et il n’inclinera point vers le mal ; elle le contiendra dans la vertu, et il n’essuiera aucune confusion : * elle l’élèvera parmi ses proches.
Et il aura l’héritage d’un nom éternel, * que lui donnera le Seigneur notre Dieu.
2e cant. — Benedictus vir qui confidit.
Béni l’homme qui se confie en Dieu, * et dont le Seigneur est l’unique espérance.
Il sera comme l’arbre planté au bord des eaux, qui plonge ses racines dans un sol humide, * et n’a rien à craindre quand la chaleur est venue.
Et son feuillage sera toujours verdoyant, la sécheresse ne lui nuira point, * et jamais il ne cessera de donner des fruits.
3e cant. — Beatus vir qui inventas est.
Bienheureux l’homme qui a été trouvé sans tache, pour qui l’or n’est point un appât, * et qui ne met pas son espoir dans l’argent et les trésors.
Quel est-il ? et nous publierons ses louanges; * car sa conduite est digne d’admiration.
Il a été scruté sur l’amour de l’argent, et il a été trouvé sans reproche ; * aussi sa gloire est éternelle.
Il aurait pu abuser des richesses, et il n’en a point abusé ;
* il aurait pu s’en servir pour commettre le mal, et il ne l’a pas commis.
C’est pourquoi Dieu lui-même assurera sa prospérité, *et l’Eglise entière publiera les aumônes qu’il a faites.
y. — Justus ut palma... (au commun d’un martyr).
Les quatre leçons étaient formées du commencement de l’évangile de la messe de saint Bénigne : In illo tempore, circuibcit Jésus, et de l’homélie de saint Jérôme : Cernis quocl œqualiter, qui se lit encore à la fête de l’Invention du corps de saint Bénigne.
9e répons. — Sanctus Benignus cum fuisset cæsus... Lorsque saint Bénigne, après avoir été flagellé, fut jeté en prison, un ange vint lui rendre ses forces et le guérir, * Et l’on ne voyait plus aucune trace de ses blessures. — y. Le lendemain Aurelianus, l’ayant fait comparaître devant lui, le trouva absolument intact, Et l’on ne voyait plus aucune trace de ses blessures.
10e répons. — Gloriosus sacerdos... Le glorieux prêtre, rempli de joie, s’écria: Je vous rends grâces, Seigneur Jésus,
* Parce que vous n’avez point permis que je fusse souillé par les sacrifices offerts aux démons. — y. A vous louange, à vous honneur, à vous actions de grâces, Parce que vous n’avez point permis que je fusse souillé par les sacrifices offerts aux démons.
11e répons. — Insignis confessor... Illustre confesseur et martyr intrépide, saint Bénigne fut percé de lances et mis à mort par ordre de l’empereur; alors parut une colombe blanche comme la neige, qui sortit de la prison, * Et s’envola au ciel. — ÿ. O quel suave parfum remplit le lieu du martyre, lorsque la sainte âme quitta son corps, Et s’envola au ciel.
12e répons. - Sanctus Benignus Christi martyr inclytus... Lorsque saint Bénigne, glorieux martyr de Jésus- Christ, fut mis à mort dans la prison par les licteurs, sa sainte âme * Fut aperçue des chrétiens, sous la forme d’une colombe qui pénétra dans le ciel, environnée d’une troupe d’anges. — y. La sainte âme, délivrée des liens de son 'corps, sans fiel ni ressentiment pour ses bourreaux, Fut aperçue des chrétiens, sous la forme d’une colombe qui pénétra dans le ciel environnée d’une troupe d’anges. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Lorsque saint Bénigne, etc.
Te Deum laudamus, etc.
Pendant le chant du Te Deum, un prêtre allait prendre les ornements sacerdotaux, puis, reve-
nant avec le livre, et étant accompagné de servants, il se rendait au pupitre, et y lisait solennellement l’évangile entier, comme à la grand’messe.
Oraison. — Omnipotens sempiterne Deus, qui hune diem.