A LAUDES
Les psaumes étaient ceux du bréviaire romain pour les laudes de toutes les fêtes.
Ant. — Inter clioruscos Christi tyrones... Parmi les glorieux athlètes de Jésus-Christbrille saint Bénigne, célèbre martyr, à qui nous témoignons notre amour en offrant au roi du ciel des hymnes et des prières.
Ant. — Athleta fortis Bénigne... O saint Bénigne, vaillant athlète, nous vous en prions, portez nos prières jusqu’au ciel, afin que, par votre intercession, nous méritions d’obtenir les dons de Dieu dans la gloire éternelle.
Ant. — Nostri memor quæsumus esto... Nous vous en supplions, souvenez-vous de nous, ô saint qui êtes plein de bonté, vous qui par une lutte héroïque avez vaincu la rage d’un cruel ennemi et, après avoir achevé triomphalement votre course, jouissez maintenant de la récompense, dans la cité céleste.
Ant. — Hymnum dicamus Domino... Chantons une hymne au Seigneur qui a magnifiquement couronné son glorieux athlète. O Dieu, permettez que, par son intercession, nous réclamions le pardon de nos péchés.
Ant. — Laudet coneentus omnis... Que le ciel et la terre s’unissent pour louer Jésus-Christ, notre Seigneur et notre roi; car il a placé sur un trône, au sein d’une gloire éclatante, saint Bénigne, vraiment digne de son nom, et vainqueur de redoutables ennemis.
Le capitule était l’un de ceux du commun d’un martyr ; le répons, probablement un des répons propres des matines de l’office de saint Bénigne; Y hymne et le verset, du commun d’un martyr.
Ant. — O Benigne sancte... O saint Bénigne, digne à jamais du nom que vous portez, vous qui, véritablement bon par le nom et par des œuvres saintes, avez mérité d’être martyr pour Jésus- Christ, de ce lieu sanctifié nous vous adressons nos supplications, afin que vous priiez Dieu pour nous, et que nous ressentions partout et toujours les effets de votre protection.
Cant. — Benedictus.
Oraison. — Omnipotens sempiterne Deus qui hune diem.
Après la triple répétition de l’antienne de Benedictus, le chant de l’oraison et du Beneclicamus, on entonnait le répons Sanctus Benignus cum fuisset cœsus, et l’on descendait à la crypte, pour faire une station à l’autel du corps saint, avec les cérémonies accoutumées.