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fois de suite ,
(ju'îl avait vu en songe lui présenter la couronne, puis il raconta publiquement la vision rju'il avait eue. Il le pria en même temps, ainsi que les autre» pères, de chercher les meilleurs moyens de pacifier l'église , et leur promit de les appuyer de toute. . «on autorité.
On commença par les affaires particulières de. -i C. P. qui les rassemblaient. L'ordinationdeîMasimi»-^ fut e-xaminée et de'clarée nulle : on déclara pa»» reillement de nul effet tout ce qui avait été faiç, . pour lui , ou par lui. C'était une conséquence na-4 turelle que l'institution ou la confirmation de saint Grégoire de Nazîanze en celte place; le prince quî^-^ ne parlait qu'avec admiration de sa vertu comma de son éloquence, témoigna la plus grande ardeui^ à ce sujet. Mais le saint n'aspirait qu'à la retraite jj' jl résista de toutes ses forces , en conjurant aveftj effusion de larmes l'empereur et les pères , déporte" leur choix sur un sujet moins indigne. Plus il s< rabaissa , plus son humilité inspira d'estirae poi des vertus qui avaient une base si solide. On pressa si fort , qu'il se rendit enfin , dans l'espérance de trouver plus de facilité , dans le titre di patriarche , pour la réunion des églises ; en par-« ticulier pour terminer , de concert avec sain^ Mélèce , le long schisme d'Antioche. Il fut donc^* solennellement installé sur la chaire de la ville: impériale , par tout le concile , à la demande da. l'empereur et du peuple.
Ce fut la dernière action de saint Mélèce ; qui mourut immédiatement après , généralement ré-^^ véré , et presque également chéri de tous les partit c|ui divisaient l'église. Entre ses vertus , son admirable douceur faisait sur-tout dans les cœurs une impression dont on ne pouvait se défendre. Il avait été vingt ans patriarche d'Orienl, le plus souvent
Ïiersécuté pour la foi , et conservant dans touh es i-encontres une tranquillité dame inallérabli i)a mort fut semblable a sa vie : il expira
«Jiortant'
lé-
DE l' E G li t S E. îi^3
exIiorUint les fidèles à la charité et à la concorde. On le vit aussitôt honoré par la dévotion du peuple , qui appliqua sur son visage des morceaux de linge , pour les garder comme de précieuses reliques. Tous ceux des pères qui avaient quelque réputation d'éloquence , s'exer* cèlent à faire son éloge. La ^uremihence de ses vertus le fit compter au nombre des saints par les Occidentaux mêmes , nonobstant les fâcheuses lionjonctures de son pontificat y opposé aux prétentions de Paulin , pour qui Féglise romaine s'était déclarée (i).
Après la mort de saint Mélèce ^ le nouvel évêque de C. P. Grégoire de Nazianze présida à la con* tinuation du concile. Il criit que le schisme d'An* tioche était à jamais termine par cette mort , et
au il ne faudrait que proposer aux deux partis ortho* oxes de cette église , de se réunir sous l'obéissancô clu patriarche Paulin. Mais les jeunes évéques s'éle* ▼èrent contre cet avis sage , et réussirent même à gagner les anciens , sans avoir rien à dire contre les
{^rétentions des Occidentaux qui soutenaient Pauîn , sinon que l'Orient devait l'emporter , parce que le Verbe fait chair y avait vécu. Grégoire eut beau leur remontrer que Paulin était fort avance en âge , et qu'en le laissant seul dans le siège pa** triarcal ^ sa mort allait bientôt mettre fin au scandale de la scission , et les rétablir dans tous leurs droits. Les représentations furent reçues de plusieurs évêques , comme elles ont coutume de l'être j>ar des gens animés qui n'ont rien de solide à ré-
Sondre. On réduisit le saint au silence ^ et même 'une manière si impérieuse et si-mortifiante, qu'il commença à se retirer des asset|iblées où son zèle devenait inutile. Enfin il reprit la pensée de quitter le siège de C. P. qu'il n'avait consenti à garder , qu'afin de procurer une union qui ne lui paraissait plus possible.
(i) Martyr. Rom. I2 Feb.