Nousavonsdeluid'e
cellens traités sur les dc^ voira de la plup.irt des états de vie ; des ei.hurtations et des sernions fort touchans; des commentaires sur 1'^ vangile de S. Luc , sur le»
épltrcs de S. Paul , et sur plusieurs pseaumes ; quel,^ ques oraisons funèbres , -*^™ beaucoup de lettres qui :
sont pus les moindres prc^ ductions de son éloquence'.
Elle paraît se surpasser elle-même, et prendre une force plus
dans ces discours comme inspirés par des événement, si capables d'émouvoir uoj amr sensible , et dans lt>t quelles il s'est trouvé ^la-
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JBÎenrâ fois j. telles que les persécutions de Timpéra-
• trice Justine , et la mort împrëvue du jeune Valentinien. La douceur de ses expressions lui a fait donner le surnom latin de doctor Mellijluus : à quoi peut avoir contribue ce que son historien rapporte , qu'un essaim d'abeules rint se reposer sur la bouche d' Ambroise au berceau. '
Évagre du Pont , archidiacre de Constantinople , Sgg.
Il a laisse diffërens ouvra-
Ses , dont la plupart sont es mstructipns sur la vie monastique;
S. Épiphane , 4*^3. Son principal ouvrage est un traité contre les hérésies , intitulé Panarion^ c'est-à-dire , An-
" tidote universel. Ce père avait beaucoupd' érudition, mais aussi beaucoup de crédulité , et peu d'exactitude dans le récit des faits.
On dit que j de tous les pères grecs , c'est celui qui fi'est le plus négligé dans la manière d'écrire. Nous lui sommes néanmoins redevables de plusieurs fragmens d'auteurs, ecclésiastiques et profanes , dont sans lui nous
' n'aurions aucune connaissance.
S. Jean Chrysostome , 407- On peut le regarder comme le Cicéron chrétien , non-seulement pour le nom-
. bré et pour la beauté de la diction , mais pour les pensées et les mouvemens de .. l'éloquence. C'est la même facilité , la même clarté, la même abondance , la même noblesse dans les
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'figures ,1a même force dans les raisonnemens. Le Cicéron chrétien l'emporte même sur le profane , en ce qu'ayant à traiter des objets infiniment plus élevés audessus de la sphère ordinaire de nos conceptions , il les manie atec une capacité et une aisance , qui rend sensibles à tout le monde les choses même les plus inaccessibles à nos sens. Ses ouvrages les plus éloquens sont les homélies au peuple d'Antioche , les homélies sur l'évangile de S .Matthieu et sur les premières épîtres de S. Paul , la plupart de ses sermon^ détachés , et plusieurs de ses lettres. Il n'est pas moins admirable dans ses traités , composés ,
5oùr la plupart , à la âeur e son âge , et finis avec une attention que la charce de l'épiscopat lui rendit- beaucoup moins praticable dans la suite. Ses commentaires sur une grande partie des saintes écritures , le font regarder comme le meilleur des interprètes grecs,et ses interprétations de S.
Paul en particulier, le font préférer à tous les commentateurs de cet apôtre , soit grecs , soit latins.
Kufin , 4'^* 1^ ^ traduit du grec en latin les œuvres de Joseph , l'histoire ecclésiastique d'Eusèbe à laquelle il a ajouté deux livres , et plusieurs ouvrages d'Origène 'y ce qui lui attira les censures du saint siège. En comparant ses traductions avec l'original , on voit qu'il s'y donnait une extrè-
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me liberté. H fil encore des commenta ires sur queltfucs prophètes , plusieurs vies des pères du désert oii il montre peu de critique, des apologies qui sont ëioquentes, et une explication du symbole qui a toujours été estimée.
5. Jéràme , ^10. Il fut suscité de Dieu, poureK.pliqaer les dirines écritures , qu'il interprète d'une manière littérale et la plus solide. Sa Tersion a été adoptée par l'église , sous le nomde f^ulgate, excepté les pseaumes , pour loquels on a retenu , presque en entier , l'ancienne' version , la plus respectable par son antiquité , mais non pas la plus claire. Ses traités contre plusieurs hérétiques sont éloquens et d'une grande véhémence. , On retrouve l'orateur jusque dans ses lettres , qui iout une partie des plus intéressantcsde ses œuvres. Son traité de la vie et des écrits des auteurs ecclésiastiques , a été d'un grand secoui's à tous les bibliographcs plus récens. Ce père avait une érudition immense , une grande pénétration , le sens droit et le jugement trèa-sulide. Son stjle est vif, pleinde feu et souvent de noblesse j mai quelquefois un peu dur
surchargé d'ornemens , et ressentant lu déclania.tioa.
PaUade , vers 4^0. Son bbtotre , appelée Lausiaqne > parce quelle fut dédiée à Laiise , gouverneur de Cappaduce , est fort estimée.
Elle contient la vie de plusieurs solitaires illusti-cs. ■ On lui attribue encore uue vie de S. Jean Clirj'sostome j mais elle est plus vraisemblablement d'un autre Pafr* lade, ami, cuuimc celui-ci, du saint patriarchedeC. F.
S. Sulpice-Sévère,4^3. Oas de cet illustre prêtre aa abrégé de l'histoire sacrée , ■ xlcpuislacréaliondumonAt jusqu'à l'an 4oo de Jcsui*- Cbrjsi ; la vie de S, MartÎQ de Tours ; un dialogue , el
SSelques autres opiisculea, n trouve dans son histoire' quelques sentiinens particuliers , tant sur les fail»
que sur la chronologie ; ce qui n'cmpôohc pas de le regarder coniine l'abréviateur le plus parfait Am l'histoire sainte. Il égala Lactance , et surpasse tons les autres auteurs latins dç l'antiquité ecclésiastiqua »
pour ce qui est de la pureté el de l'élégance du sl^le.
Pourlenerietla précision il s'était proposé d'imitea Salluste ; et il y a asseï biei réussi , pour mériter le non de Salluste chrétien.
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