‹ Histoire de l'église. Tome douzièmeChapitre 24 sur 64 · DE I.' E G 1. 1 S;B · texte numérisé non relu

DE I.' E G 1. 1 S;B

peine fie niiîlîlé ; d'obtenir atxwnedignilé , lienéîice ou office ePTle'sîastîqiie, ni, aiiqiine rharge.çéci,ilière. Enfin i] oraonne à Tei^èHiie 3é VcAiseeti^ tout le clergé tant séç^ilier que' regtili.er, sp!'pia.le^ menl aux relifçieux mçhdîans ^ (('en SQvUr tlàns le* dix premiei-s jours après (e mçtis expire depuis la sentence , etde n'y laisser que les pr^tr,çs nécessaire? jîout; adrainistrcj- 1^ baptême aux enfâns,et.la pé;itr tence aux inortb'pnds. ,

L'obstination est punie beauçoûn. p^us ^rlgpiirensemcnt encore que la preinîèrç.<lesoMéisj'aî\ce; jSi l«'s Vcriitiensv persistent Hilsçcôjndmtjis, d.és-1pt:slé ]>ape dépose le doge d^ sa disnitç , tonile^,6(îîcïeH de leurs cbargcs, et les rend inhqbn,ès^"eh iwsseder aucune autre j il contisqueleiïrs biens tan), meu bl çs rjn'inimeublés ,et les abandonne , ayec toiite'Ja nation , à ceux des (îdéles qui ypudronl enlrepréndi-e sur leur liberté. Que si leur insistance se prolonge au del<à de trois mois , tous les ctatsqui feront avec eus quelque alliance ou conféilératiou , encourront les mêmes |>ei,nes4'éxcommuuiçatioii ei diiilei'dit; Et dès-lors on les menace de susciier contre eus IjËS souverains , lés seigneurs , les fidèles dé tout rang ,afirid'e''craser leur orgueil et leur arrogance,!

Comme cette menacé ne soumît pas lesVéniLÏçn's, elle fut mise a exécution. Clément écrivit aux rois de France > d'Angleterre , d'Espagne et de Sicile j <lé confi,squer les biens el de'saisir les personijés'dè ceux qui se trouveraient sur leiiis leriP'^ ; ce qui fut exécuté en quelques einfroits. Ces liées républicains tenant toujours ferme , le pape fil piècaéc la croisade contre eux; et omibsaiït la' force à'iij forcé, enyoj'à le cardinal «ïéPelégruesoti'pai^ebt', avec titre de légat', pour coinma'nder' ï^armee. Le

firélat capitaine fit parle fer etlèfea ce que touïés es armes spirituelles n'avaient pu ob'érêr.' ïl^gâgnâ sur les rives du'Pô une baVa'ille sangtànié'i qai tiit suivie de la prise dé Férraré(i). '' " " "'' ' '

(ij Raîu. n'. 7*e"tB^

Cependant on préparait en Espagne une croîsacïe moins abusive. Le flambeau de ia discorde se trouvant vivementalluméparmi les Arabes, les deux rois Ferdinand IV de Castille et Jacques II d'Aragon formèrent des projets de concert sur le royaume de Grenade, et envoyèrent à ce sujet des ambassadeurs au pape. Le souverain ponlife accorda , selon la coutume, l'indulgence comme pour la Terre-Sainte, et permit pour trois ans des im-

Sositions sur les revenus ecclésiastiques. Il donna e plus à tout clerc qui marcherait à cette expédition, la faculté de vendre et d'aliéner le produit de ses bénéfices , même à charge d'ames ; toutefois , ajouta-t-il, sans préjudice du service divin : clause de peud'elFet dans la pratique , et qui n'est bonne qu'à constater le droit contre lequel on ouvrait la porte aux abus. Il y eut grand nombre d'ecclésiastiques et plusieurs prélats des plus distingués des deux royaumes qui suivirent leurs souverains contre les infidèles , enlr'autres l'archevêque de Tarragone et l'évêque de Valence pour l' Aragon, et pour la Castille les archevêques de Tolède et de Séville. Les deux rois réunirent leurs forces qui étaient considérables , et n'eurent cependant que des avantages médiocres. Après bien des sièges , la seule place qu'ils prirent, ou du moins qui leur demeura , fut la ville de Ceuta sur la côte d'Afrique. L'affaire des templiers au contraire, après de faibles cômmencemens , eut les plus terribles suites. Voici quelle en fut le plus vraisemblablement l'origine , qu'on raconte en deux manières. On ne

Îeut sagement prendre confiance à la version de ean Villani(j), qui l'allribue au mécontentement de deux chevaliers dissolus, condamnés par le grand maître à une prison perpétuelle : la haine déclarée que cet historien affiche en toute rencontre contre Clément V et Philippe le Bel , rend son témoignage infiniment suspecL en cette matière.

(1) ViUan. 1. 8, c. gi.

DE l' Eglise. i^^

On lui préfère avec raison le récit d'Auger de Beziers , qui influe peu lui-même dans le jugement qu'on peut sensément porter sur le fond des chos^. Selon le rapport.de ce second auteur (i), contemporain et compatriote de Squin de Florian, ce Squin étant détenu pour crime avec un templier apostat dans un château royal du territoire de Toulouse , les deux criminels , qui n'attendaient que le moment d'être conduits au supplice , suivant une dévotion usitée alors,, se confessèrentTun à l'autre. Dès le lendemain , Squin fit appeler un oflicier supérieur qui commandait dans le voisinage , et lui. dit qu'il avait à révéler a,u roi un secret qui ne lui importait pas moins que l'acquisition d'un nouveau royaume; mais qne, quoi qu'on pût lui représenter et lui faire souffrir , il ne le déclarerait qu'au roi en personne.

Sur le ton décidé du prisonnier j. qui rejeta toutes les promesses et toutes les menaces qu'on mit en œuvre pour lui arracher son secret , l'oflicier l'envoya sous bonne garde à Paris, après avoir pris les ordres du monarque. Sitôt qu'il fut arrivé , le roi le prit à part, et lui pronàit la vie, la liberté, et même des gratifications, s'il disait la vérité. Squin lui rapporta la confession du templier, dont les horreurs contre la pudeur et la foi né pouvaient trouver créance dans l'esprit de Philippe. Ayant néanmoins fait arrêter quelques confrères de l'accusé , ils confirmèrent dans l'interrogatoire la dénonciation de Squin. Le roi, comme on l'a vu, en conféra secrètement avec le pape , qui avait encore lus de peine à croire ces abominations. Le premier il en ce genre d'affaires est toujours le plus diilicile à saisir , et manque rarement de conduire à un, développement quelconque. Malgré toutes les précautions employées pour le secret , une sourde rumeur se repandit dans le ptiblic : chacun se mit

à raisonner sur divers indices , on examina plus

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(i) Baluz. pap. Aven. p. 99.

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