‹ Histoire de l'éloquence (volume 2)Chapitre 5 sur 89 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

xNOUVEAUX PROGRÈS DE L'ÉLOQUENCE GRECQUE.

L'école athénienne ramène l'éloquence à son véritable but. — Périclès ouvre avec gloire celte nouvelle période. — Lysias et Isocrate contribuent à épurer le goût et préparent l'âge d'or de l'éloquence grecque.

Périclès {494 — 429).

Tandis que les sophistes éblouissaient la multitude et divertissaient les hommes sensés par leurs tours de force , un disciple de l'ancienne école de Solon , préparé à l'étude de l'éloquence par la philosophie d'Anaxagore , formé aux grâces et à la délicatesse du langage par Aspasie , Périclès , fils de Xantippe , ramenait l'art oratoire vers son véritable but, c'est-à-dire vers l'utilité publique. Déjà illustré par plusieurs victoires , aimé du peuple , qui voyait renaître en lui un nouveau Thémistocle , à peine il parut à la tribune qu'il porta tout à coup l'art à un très-haut degré de perfection. Durant près de quarante ans, il gouverna souverainement Athènes par le seul talent de la parole , et l'enrichit des plus beaux monuments. Il aima , cultiva , favorisa les lettres et les artistes. Heureux si l'on ne pouvait lui reprocher d'avoir allumé , par une complaisance criminelle pour sa maîtresse , la guerre qui ravagea l'Attique et flétrit tous les lauriers des vainqueurs de la Perse.

Ce fut principalempnt pour déterminer les Athéniens à entreprendre la guerre contre Mégarc et Lacédémone, que Périclès déploya toutes les ressources du génie oratoire. La force et la chaleur des traits de son éloquence, la Grent comparer à lu

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