‹ Histoire de l'éloquence (volume 2)Chapitre 52 sur 89 · ÉLOQUENCE ASIATIQUE · texte numérisé non relu

ÉLOQUENCE ASIATIQUE

rendit plus propre à flatter les oreilles qu'à porter la conviction dans les cœurs.

On rapporte de Dcmctrius de Phalère plusieurs sentences qui annoncent la trempe philosophique de son caractère. Quand il eut appris que les Athéniens avaient détruit les nombreuses statues qu'ils lui avaient dressées , il répartit : « Ils ne peuvent anéantir la vertu qui me les a fait élever. — Plutus, disait-il encore, n'est pas le seul aveugle , la fortune qui le conduit ne l'est pas moins. — Ce que le feu produit dans les batailles , l'éloquence le fait dans les républiques. y> Il disait des riches orgueilleux : « Otez-leur la fortune, et laissez-leur la bonne opinion qu'ils ont d'eux-mêmes. » Il avertissait les jeunes gens de respecter à la maison leurs parents, les passants dans les rues et eux-mêmes dans la solitude.

Page 1