ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE. — CONTENTION. — DIRECTOIRE
Les assemblées qui suivirent la constituante, c'est-à-dire, la législative , la convention et le directoire , offrirent le spectacle de la révolution triomphante avec toutes ses fureurs. D'abord il y eut encore quelques hommes qui entreprirent d'arrêter ses excès. Vaublanc, Ramond, Beugnot, Qualremère , Pastoret, Becquey, etc., firent entendre plusieurs fois les accents d'une noble indicnation. Mais , outre que leurs discours , resserrés dans des discussions étroites et refroidis par des concessions nécessaires , étaient loin de l'énergie , de la véhémence et des vastes développements des Maury et des Cazalès, bientôt ils ne furent plus écoutés, et la tribune fut envahie parles partisans des opinions les plus extrêmes. Les Jacobins et les députés de la Gironde , qui se disputaient l'empire, cherchèrent à se surpasser les uns les autres dans la destruction. Ils attaquèrent tout ce qui restait des institutions anciennes, portèrent de nouvelles lois de proscription contre les nobles et les prêtres, proclamèrent la république en jurant haine à la royauté , et firent enfin tomber sur l'échafaud la tête du meilleur des rois. Puis ils se déchirèrent entre eux ; le parti le plus audacieux et le plus scélérat triompha de l'autre. Les jacobins, restés maîtres, régnèrent par la terreur et la mort. Mais la révolution , semblable à Saturne , devait dévorer succès-