‹ Histoire de l'empereur NapoléonChapitre 18 sur 51 · SI · texte numérisé non relu

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I) Vous jurez de sacrilici- voliv \ io pour les (lélciidiv, et de h's niaintcuir constamment par v«>tre nmragesiir le chemin do rhonnenr cl de la

victoire. »

Les soldats répondirent par d'uiianimrs acclamations : Nous \v

jurons ! »

Le sénat et la ville de Paris voulurent ensuite consacrer Tcpoque du couronnement par des fêtes qu'ils donnèrent à Tempereur et à l'impératrice. Le conseil municipal de la capitale présenta môme à cette occasion une adresse de félicitations à l'empereur, qui lui fit la réponse suivante :

« Messieurs du corps municipal, je suis venu au milieu de vous pour donner à ma bonne ville de Paris l'assurance de ma protection spéciale. Dans toutes les circonstances je me ferai un plaisir et un devoir de lui donner des preuves particulières de ma bienveillance : car je veux que vous sachiez que dans les batailles, dans les plus grands périls, sur les

HISTOIRK DE NAPOLEON.

mers, au milieu des déserts même, j'ai eu toujours en vue l'opinion de cette grande capitale de l'Europe , après toutefois le suffrage , tout-puissant sur mon cœur, de la postérité. »

Pie VII était resté à Paris pendant toutes ces fêtes. Il n'était venu en France que dans l'espoir de faire servir sa condescendance , non seulement aux intérêts de la religion, mais encore à ceux de sa souveraineté temporelle. Il était donc naturel qu'il prolongeât son séjour auprès de Napoléon aussi longtemps qu'il le jugerait nécessaire à la réalisation des espérances qu'il avait conçues. Nous verrons plus tard si ces espérances étaient fondées , et si l'empereur , tout en prodiguant au pontife romain les marques de respect et les témoignages de gratitude pour l'onction saintequ'ilen avaitreçue, eut jamais l'idée de sacrifier à sa reconnaissance les principes et les intérêts de la politique française en Italie.

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