‹ Histoire de l'empereur NapoléonChapitre 39 sur 51 · ii^-:-\fc Vv · texte numérisé non relu

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nage. PoniatovNski lance son cheval dans la rivière, tombe dans uîj

gouffre et ne reparait plus. Reynicr et Lauriston disparaissent aussi; On les croit tués ou noyés. Douze mille hommes ont péri ou sont tombés au pouvoir de l'ennemi , dans ce funeste événement.

Les alliés sont maîtres de Leipsick. Le roi de Saxe est conduit à Berlin , pour y expier, dans la disgrâce des grandes puissances de l'Europe, son inviolable fidélité à la France; et Bernadotte, partageant dans Leipsick le triomphe et l'ivresse des ennemis du nom français, s'assied familièrement à la table des superbes potentats qui poursuivent, contre Napoléon, la restauration du droit divin!

Les rois légitimes ont encore besoin de faire taire leurs répugnances, de cacher leurs arrière-pensées. Ils dissimulent avec le prince d'origine plébéienne , comme avec le libéralisme allemand , dont ils ont aussi accepté les secours. La vieille Europe saura bien se redresser fièrement devant ses imprudents auxiliaires et leur dénier ses plus solennelles promesses, quand elle aura bien combattu l'ennemi commun.

Napoléon a dû reconnaître, au nouveau coup qui vient de l'atteindre, l'inexorable et invisible puissance qui déjoue tous ses calculs, trompe toutes ses prévisions, et semble le mener fatalement à l'abîme, à travers une série de victoires que suivent et annulent aussitôt des incidents inouïs et d'épouvantables catastrophes.

Après avoir payé un juste tribut de regrets aux victimes de ce grand désastre, l'empereur fait traduire devant un conseil de guerre le colonel fliontfort et le sapeur qui a fait sauter prématurément le pont de l'Elster ; puis il continue sa retraite sur Erfurth , où le quartier-général s'établit le 25 , et où « l'armée française victorieuse arrive, dit le bulletin adressé à l'impératrice, comme arriverait une armée battue.

Napoléon quitte Erfurth, le 23 , et poursuit sa marche vers le Rhin. Les Austro-Bavarois se portent à sa rencontre , et essaient de lui barrer le passage à Ilanau. Mais les malheurs de Leipsick n'ont pas tellement affaibli l'armée française qu'elle ne puisse faire repentir encore de leur audace les alliés infidèles qui osent tenter de lui fermer sa retraite. L'empereur passera sur le ventre de soixante mille Autrichiens et Bavarois, commandés par de Wrède et protégés par quatre-vingts bouches à feu. En vain l'artillerie française paraîtra un instant compromise par les charges répétées d'une cavalerie nombreuse. Au moment où l'ennemi l'enveloppera de toutes parts et se flattera de l'enlever, les canonniers s'armeront de la carabine et défendront opiniâtrement leurs

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pièces dorriôro leurs .iffùts. Le brave Droiiol leur doiiuern l'exemple,

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il mettra Tépée à la main , et son altitude héroïque contiendra assez longtemps l'ennemi pour que Nansouty puisse ai-river avec la cavalerie de la garde et dégager les intrépides artilleurs.

Les Bavarois perdirent dix mille hommes au combat de Hanau. Six de leurs généraux furent tués ou blessés , et ils laissèrent au pouvoir du vainqueur des canons et des drapeaux. Napoléon signala deux escadrons de gardes d'honneur comme ayant partagé les périls et la gloire des cuirassiers , des grenadiers à cheval et des dragons , dans cette brillante a f faire.

Le ^" novembre, l'empereur arriva à Francfort. Il écri\it, de là, à Marie-Louise , pour lui annoncer l'envoi de vingt drapeaux pris à Vachau , à Leipsick et à Hanau . C'étaient des trophées chèrement payés. Le lendemain , Napoléon entra à Mayence à cinq heures du matin. Il s'y occupa , pendant quelques jours , de la réorganisation de l'année

HISIOIKK DR ^iAroLEON.

qui allait s'établir sur la ligne du Rhin , et partit , le 8 dans la nuil pour rentrer en France. Le 1), à oinfi heures du soir, il était à Saint- Cloud.

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.ouii la seconde fois, dans l'espace d'une année, Napoléon, (pii avait si longtemps -^^ habitué les Parisiens aux chants de victoire et aux rentrées triomphales, était revenu dans sa capitale , trahi par ses alUés et par la fortune, poursui\i par les armées de toute l'Europe , et n'ayant plus à opposer que les débi'is de la sienne , tombée glorieusement au champ d'honneur sous les coups de la félonie et de la fatalité.

Allait-on lui demander compte des caprices du sort et des trahisons qu'il avait subies? La France, oubliant qu'il n'avait point provoqué la guerre et (|u'il ne l'avait soutenue que pour elle avec tint de cxHistance

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et de vigueur, se pr(>i)arait-elle à lui dire, comme autrelbis le maître de Rome à Yarus : « Kends-moi mes légions. »

Non , le grand peuple ne ternira pas sa gloire par cette injustice et cette ingratitude envers le grand homme. 11 ne sera ni courtisan obstiné , comme le sénat , ni frondeur intempestif comme le corps législatif; il déplorera les fautes politiques commises dans la prospérité , mais il se gardera d'en faire un sujet de récrimination ou de reproches , dans l'adversité. Son instinct infaillible percera le masque royal dont le génie de la révolution s'est malencontreusement couvert, et il persistera à soutenir de ses vœux et de son sang le héros qui , sous la toge consulaire et paré des lauriers de l'Egypte et de l'Italie, célébrait en 1800, au Champ-de-Mars , l'anniversaire du 14 juillet, et saluait avec enthousiasme le peuple français comme son souverain. Si les grands corps de l'état n'expriment pas sa pensée , il ira chercher dans la solitude un illustre patriote pour en faire son organe ; et le tribun courageux qui résista seul au rétablissement de la monarchie , viendra accuser, par l'offre de son bras à l'empereur, ces législateurs si longtemps muets qui auront attendu pour manifester quelques velléités d'opiiosition , d'être encouragés par le biuit du canon étranger et soutenus par l'imminence des dangers de l'empire. Carnot, qui s'exila des affaires publiques , et dont la voix resta pure de toute flatterie quand Napoléon voyait à ses pieds les mandataires officiels de la France et les rois les plus orgueilleux de l'Europe , Carnot écrira à l'empereur pour se mettre à sa disposition , parce que , malgré certains actes peu compatibles avec les tendances du siècle, il reconnaîtra toujours en lui le représentant de la nationalité française ; et l'empereur lui répoudra en le chargeant de la défense d'Anvers.

Le sénat s'est empressé de venir répéter à l'empereur ses éternelles flagorneries; l'empereur lui a dit dans sa réponse : « Toute l'Europe marchait avec nous il y a un an ; toute l'Europe marche aujourd'hui contre nous : c'est que l'opinion du monde est faite par la France ou par l'Angleterre. Nous aurions donc tout à redouler sans l'énergie et la puissance de la nation.

») La postérité dira que si de grandes et critiques circonstances se sont présentées, elles n'étaient pas au-dessus de la France et de moi. »

Le lendemain, 15 novembre, une levée de trois cent mille conscrits fut demandée par le gouvernement et votée par le sénat.

DE NAPOLÉON. <i(3l

Le corps législatif était convoqué, depuis le 25 octobre, pai- un décret daté de Golta. .V son ai-rivée h Paris , Tenipereur avait été averli que des iniluences hostiles clieicliaient à s'emparer de la direction de cette assemblée. Faisant aussitôt usage du pouvoir dictatorial qu'il savait si bien s'arroger quand les circonstances l'exigeaient, il décréta que le président du corps législatif serait nommé par lui , et son choix s'arrêta sur le duc de Massa, alors grand-juge, qui fut remplacé au ministère de la justice par le conseiller d'état Mole.

La défense du territoire était l'objet des préoccupations les plus vives do Napoléon. Par un décret du 10 décembie , il ordonna la formation de trente cohortes de la garde nationale , qu'il destina à la défense des places fortes.

Le -19 du môme mois, eut lieu l'ouverture de la session du corps législatif.

L'empereur fit communiquer aux députés et au sénat les pièces diplomatiques qui contenaient le secret des négociations , pendant la dernière campagne , et qui pouvaient donner la mesure des dispositions actuelles des grandes puissances. Ces deux corps nommèrent chacun une commission pour procéder à l'examen de ces documents. M. de Fontanes fut le rapporteur de la commission sénatoriale; M, Laine , député de la Gironde, parla au nom de la commission législative.

M. de Fontanes soutint son rôle de partisan inébranlable de la monarchie et de serviteur zélé de l'empire. 11 s'étonna de la déclaration des souverains coalisés, qui, dans leurs plus récents manifestes , affectaient de dire qu'ils n'en voulaient qu'à l'empereur et non point à la nation française. « Cette déclaration , dit l'orateur du sénat , est d'un caractère inusité dans la diplomatie des rois : ce n'est plus aux rois comme eux qu'ils développent leurs griefs , et qu'ils envoient leurs manifestes ; c'est aux peuples qu'ils les adressent. Cet exemple ne peut-il pas être funeste? Faut-il le donner surtout à cette époque où les esprits , travaillés de toutes les maladies de l'orgueil , ont tant de peine à fléchir sous l'autorité qui les protège en réprimant leur audace? Et contre qui cette attaque est-elle dirigée? Contre un grand homme qui mérita la reconnaissance de tous les rois; car en rétablissant le trône de France, il a fermé le foyer du volcan qui les menaçait tous. »

Ce langage, pour faire ressortir l'imprévoyance ou l'ingratitude des rois, mettait précisément en relief ce que, dans les circonstances pré-

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sentes, reinpeicur iuiiail eu besoin d'eltacer de ki mémoire des peu- [)les. C'élail par la toiile-piiissance de la démocratie disciplinée, et avec la fore<' irrésistible du mouvement révolutionnaire dont il s'était fait le suprême régulateur, (pie Napoléon avait tant de l'ois triomphé des ennemis de la France, et qu'il avait été réputé si longtemps invincible. En s'attachant à ne plus montrer en lui (pie le restaurateur des anciennes institutions et le libéiateur de la vieille Europe, on lui enlevait son caractère primitif, sa nature populaire, le talisman qui l'avait aidé à opérer tous les miracles de sa vie. Ce n'était plus le génie du siècle, enchaînant la victoire au drapeau de la révolution française. L'Hercule plébéien, (jui , pendant tant d'années, courba sous sa main redoutable le génie du passé, avait hni par en subir riniluence , et il s'était fait le protecteur de la royauté et de l'aristocratie; ses llatteui's rappelaient maintenant cx^tle déviation ei l'en félicitaient hautement. Mais, en le signalant ainsi à la reconnaissance de l'Europe monarchique, ne justiliait-on pas le soulèvement de l'Europe libérale qui déployait alors ses bannières d'un bout à l'autre de l'Allemagne , et qui faisait promettre des constitutions h Berlin , tandis qu'elle en faisait à Cadix? IN'était-ce pas aussi favoriser, à l'intérieur, le réveil et les menées de l'esprit de parti, que de s'attaquer aux tendances démocrali(pies de l'époque, et de présenter Napoléon comme l'ennemi de ces tendances? Cela était d'autant plus à craindre (jue les souvenirs auxquels en appelait M . de Fontanes ne manquaient pas de vérité. Il était incontestable , en effet, et nous avons eu plus d'une fois occasion de le reconnaître, que Napoléon , selon son propre aven , avait cherché à s'identifiei- avec l'ancien ordre de choses.

Sans cette prétention fatale , la puissance indestructible , attachée à l'ordre nouveau, ne l'eût pas abandonné; la fortune eût été plus constante , la trahison moins active , et il n'eût pas étonné le monde , dans la même campagne, par le nombre de ses tri(miphes et par la rapidité de sa décadence.

Mais M. de Fontanes ne montrait que l'un des côtés de la vie politique de Napoléon , et c'était encore le côté le plus capable d'augmenter la tiédeur des uns et de servir la malveillance des autres. L'empereur ne se plaignait pas néanmoins de la manière dont ses actes et sa position , à l'égard des peuples et des rois , étaient envisagés et caractérisés. Le chef de la quatrième dynastie retrouvait sa propre pensée dans le discours du vieux royaliste que le sénat avait pris pour OT'gane. Il re-

mercia la (U'-piitalion i\o co corps des sentiments (jirelle lui avait expiimés, et il peignit ensuite , en termes peu rassurants, la situation de la France.

H \ous avez vu, dit-il, pai' les pièces ([ue je vous ai fait communi(iuer, ce que je lais pour la paix. Les sacrifices (pie comportent les bases préliminaires (pie m'ont proposées les ennemis, et (pie j'ai acceptées , je les ferais sans regret ; ma vie n'a qu'un but , le bonli<Mir des Français.

» Cependant le Béarn, l'Alsace, la Francbe-Comté , le IJrabant, sont entamés. Les cris de cette partie de ma famille me décliirent l'âme! j'appelle les Français au secours des Français! "

Il n'était que trop vrai que la France était entamée. Les armées d'Espagne, forcées d'évacuer la Péninsule, repassaient les Pyrénées, poursuivies par les Anglo-Espagnols qui campaient déjà sur notre territoire. Au nord , le Rhin était franchi sur plusieurs points; et le vice-roi ne se soutenait plus qu'avec peine au delà des Alpes, tandis (jue les places fortes de l'Elbe et de l'Oder se rendaieiit et que Dantzick même capitulait. Le moment devait paraître favorable au pai'ti contie-révolutionnaire qui n'avait jamais désespéré, cl dont les principes, défendus awc obstination par le torysme anglais, avaient été la cause plus ou moins avouée de toute coalition contre la France. Les Bourbons, dont le m\u semblait oublié et qui étaient complét(Mnent étrangers aux généi-ations nouvelles, reparurent sur les frontières d'Espagne et inondèrent les départements méridionaux de leurs proclamations. Imitant leurs puissants alliés d'oulre-P.hin , (pii avaient accepté le concours du Tuf/eiut binui, ils cherchèrent aussi à embaucher le libéralisme renaissant, et ne craignirent pas de se présenter comme les restaurateurs des libert(''S publiques, pendant que d'autres, par un contraste remarquable, r(commandaient Napoléon comme le restaurateur de l'autel et du tiône. Ainsi les ennemis les plus acharnés de la révolution se trouvaient réduits à lui rendre hommage, et à proclamer qu'elle n'était plus avec l'empereur, pour (pie I empereur cessât d'être invincible.

C'était surtout dans l'ouest et dans le midi que l«>s partisans des Bourbons s'agitaient. En quelques endroits, des rassemblements de conscrits réfracta i res , encouragés par des conspirateurs, commençaient à prendre une attitude menaçante. A Paris, un comité supérieur, dans lequel siégeaient des hommes qui ont marqué depuis parmi les constitutionnels

les plus célèbres , servaient de lien et de guide aux machinateurs du dedans et du dehors.

Eh bien! la commission du corps législatif choisit ce moment pour insinuer que le despotisme avait remplacé le règne des lois , et que la prolongation de la guerre ne devait être attribuée qu'à l'empereur; ses idées d'agrandissement et de domination étant les seuls obstacles à la pacification générale! Enhardie par les malheurs et les dangers publics, elle eut l'air de mettre des conditions au concours et aux sacrifices que Napoléon demandait aux députés de la nation pour préserver le pays de l'invasion étrangère. L'empereur s'indigna d'une hardiesse aussi tardive et aussi intempestive. L'impression et la distribution du rapport de M. Laine avaient été votées parles quatre cinquièmes de l'assemblée : ce vote fut annulé par la volonté du maître. Le 50 décembre, l'impression arrêtée et les épreuves saisies, Napoléon vint s'épancher dans le sein du conseil d'état.

« Messieurs, dit-il, vous connaissez la situation des choses et les dangers de la patrie; j'ai cru, sans y être obhgé, devoir en donner une communication intime aux députés du corps législatif... mais ils ont fait de cet acte de ma confiance une arme contre moi , c'est-à-dire contre la patrie. Le corps législatif, au lieu d'aider à sauver la France, concourt à précipiter sa ruine; il trahit ses devoirs, je remplis les miens, je le dissous. «

Malgré la mesure de l'éprobation que l'empereur venait de pieudre contre eux, les membres du corps législatif se présentèrent à son audience , le ^^"^ janvier, aux Tuileries, pour lui adresser leurs félicitations à l'occasion de la solennité du jour de l'an. Dès qu'ils parurent devant lui , il sentit revenir toute l'irritation dont il avait été saisi à la première nouvelle de leur résolution , et il les apostropha de la manière la plus vive , en ces termes ;

« J'ai supprimé l'impression de votre adresse : elle était incendiaire.

» Les onze douzièmes du corps législatif sont composés de bons citoyens, je les reconnais et j'aurai des égards pour eux; mais l'autre douzième ne renferme que des factieux , et votre commission est de ce nombre. (Cette commission était composée de MM. Laine, Raynouard, Maine de Biran et Flaugergue.) M. Laine est un traître qui correspond avec le prince régent par l'intermédiaire de Desèze ; je le sais , j'en ai la preuve; les autres sont des factieux.

DE XAPOLKO.N.

Cg:

» Vous chorehez, dans votre adresse, à séparer le souverain delà nation. Moi seul je suis le représentant du peuple. Kt (pii de vous poui'-

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rait se charger d'un tel fardeau? Le trône n'est que du bois recouvert de velours. Si je voulais vous croire, je céderais à l'ennemi plus qu'il ne me demande : vous aurez la paix dans trois mois ou je périrai. »

)> C'est contre mol que les ennemis s'acharnent plus encore que contre les Français; mais pour cela seul faut-il qu'il me soit permis de démembrer l'étut?

» Est-ce que je ne sacrifie pas mon orgueil et ma fierté pour obtenir la paix? Oui , je suis fier parce que je suis courageux ; je suis fier parce que j'ai fait de grandes choses pour la F'rance. L'adresse était iudigne de moi et du corps législatif; un jour je la ferai imprimer, mais ce sera pour faire honte au corps législatif. Vous avez voulu me couvrir de boue , mais je suis de ces honmes que Ton tue et que Ton ne déshonore pas.

» Retournez dans vos foyers... En supposant même que j'eusse des torts , vous ne devriez pas me faire des reproches pubhcs ; c'est en famille qu'il faut laver son linge sale. Au reste, la France a plus besoin de moi que je n'ai besoin de la France. »>

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