‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 100 sur 331 · CHAPITRE KEUVIÂMG. iti · texte numérisé non relu

CHAPITRE KEUVIÂMG. iti

et rarmée rmse arrivaient à marches forcées sur le tliéèCre de ia goerre.

Cependant le f^éménl MenschikofT et l'amiral Greigb , renfereés blenléC par quelques trocpes, redoublèrent d'efforts pour s'emparer ée Varna. Us parvinrent à élever a« pied des hauteurs qu'ils venaient d'enlever six redoBies qui devaient former la ligne de blocus entre la mer et la plaine qui aboutit au golfe du côté nord ; elles {«reut achevées eu «îx jours , malgré les sorties des assié- ^Qts. Le prince de Meuschikoff poussait avec succès les^avaax du siège, lorsque, dans la journée du 21 août, cherchaat à repousser une vigoureuse sortie, il fut grièveoient blessé par un boulet, et il dut céder le cooimaodefneot à son chef d'état-mi^(M- Perowsky. Le 29aoâf, cet habile officier avait poussé la sape jusqu'à 80 toises de la place , de manière à y établir une nouvelle batterie de mortiers.

L*aide ée camp général Woronzoff , arrivé ce jourJk fliénie pour prendre le commandement en chef laissé vacant par la blessure de Menschikoff, ne tarda pas a être témoin de l'opiniâtre intrépidité de Tennemi qu'il dlaît combattre. En effet , les assiégeants opérèrent dans la nuit du 31 trois sorties simultanées. Repoussés sur deux points, ils étaient parvenus à s'établir dans uue ibrte redoute qui défendait la droite des lignes russes; mais ffa en furent délogés la nuit suivante.

Pendant ce temps, l'empereur Nicolas, dont l'activité enbrassait toutes les affaires de ses vastes Etats, imprisait une impulsion rapide aux travaux militaires et ma» ritines de'NicoIaîeff. Il pressait la levée des réserves et la marche des renforts destinés à l'armée active de Nicolaïeff ; il partît le 3 septembre pour se rendre sous le» murs de Varna. Dès son arrivée, il voulut voir le gêné-

rai Menschikoff pour lui témoigner, avec les regr que lui faisait éprouver sa blessure, sa satisfaction fi sa courageuse conduite sous le feu de Tennemi. La p sence du Czar donna une nouvelle activité aux travs du siège. Sous ses yeux , la flotte , rivalisant de zèle a^ les troupes de terre, faisait des prodiges. Nicolas i blit son quartier général à bord du vaisseau la Ville Paris j pour être à portée de se porter plus rapideoM sur les points de Tattaque et de la défense. L'armée siège, cernant presque entièrement la place du C( nord , ne tarda pas à être renforcée par 20,000 homn d'élite; mais Omer-Vrione, parti de Choumla a^ 8,000 combattants, venait d'arriver sur le théâtre ai guerre, où le grand vizir lui-même était attendu a^ 20,000 hommes ; son avant-garde se montrait déjà d^ les environs d'Aidos.

L'Empereur, comprenant alors l'importance de Y vestissement de la place, détacha une colonne de garde pour occuper la côte méridionale du golfe Dewno. Ce mouvement s'opéra avec un plein suce Le lendemain, tandis que l'ennemi lançait une fc division de cavalerie accueillie par une nombreuse ar lerie, les assiégeants tentaient une plus sérieuse atta^ sur la droite des Russes pour détruire leurs trav2 arrives jusqu'aux fossés de la forteresse. Le comb engagé de part et d'autre avec un grand acharnemei fut sanglant. Les retranchements pris et repris trois l étaient jonchés de morts; le major général Perows fut blessé aux côtés de l'Empereur, qui ne cessa de montrer au plus fort du danger. A la fin les Tun repoussés de toutes parts, se virent forcés d'abandoni une position qu'ils conservaient encore devant le fn d'attaque de la forteresse. En tout et partout, le soi

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