CHAPITRE \EUVIKMK
son titre de femme, de mère d^empereur, et auxquelles assista le grand-duc Constantin , arrivé de Varsovie pour lui rendre ses derniers et douloureux devoirs.
L'empereur Nicolas supporta avec un courage et une résignation de chrétien ce nouveau deuil de famille. Après avoir offert le pieux hommage de ses larmes à la mémoire de sa mère bien-aimée, il voulut perpétuer celle de ses bienfaits, en mettant les établissements de bienfaisance et d'éducation dont elle avait eu la direction sous la protection spéciale de Tlmpératrice régnante. Ensuite, il institua un ordre de femmes, une décoration qui, sous Je titre de Marque d'honneur de Marie, devait être la récompense des dames qui auraient pendant un certain temps rempli avec une exactitude invariable tous leurs devoirs dans ces établissements.
L'empereur Nicolas signala son retour dans sa capitale par plusieurs actes d'un intérêt spécial pour la Russie , sans perdre de vue toutefois les négociations entamées dès l'ouverture de la campagne pour amener une réconciliation entre les parties belligérantes.
Les eiforts combinés de la diplomatie autrichienne et britannique pour arriver à ces résultats ayant échoué , Nicolas poursuivit avec plus d'ardeur que jamais les préparatifs d'une seconde campagne qu'on devait entreprendre sur d'autres plans, avec d'autres chefs, et par des moyens bien supérieurs à ceux que l'on avait déployés dans la première. Sur ces entrefaites , la victoire avait suivi le drapeau de la France dans le Péloponèse ; dès lors, le bot de l'expédition française se trouvant atteint par l'expulsion entière des Turcs de ces contrées, le cabinet des Tuileries donna des ordres pour faire rentrer une partie des troupes expéditionnaires dans leurs cantonnements primitifs.