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CHAPITRE DIXIÈME

BeprUe dei hoslilU^i. — Succès in gëaëral Langeron. — MaiMcre de la l^ittoa HMM à TAëraa -> Le géftëral Didbiladi MKBië ^onmiJMit «■ ckcf A h phM da gënëral WUlgensteia. ^ Ordrei do jour. — Brillaat combat da bfifk U Uercwre. — Bataille de Pravady. — Cooronnemenf de Nicolas à Vanowie comme roi do Polofae. — Dëceptions. — Voyage de k {asaine iapénalo à icriiL — Fêtes splendides. — Conlinnalion de la gaerre. — Prise de Silistrie. — Opëntkms mithaires en Asie. — BrilUats saccès es Tarqnie. -^ Passage do Biftaa. — Proclaaialioa et Te Deum. — Ci^itoJatioa d'Aodriaopfe. — FrëliosioaiRs de paix. — Traite d^Andrinople. — Consëquences de ce traite. — Rëparation de h Perse poor le oiassaeie 4e Tëhérao. — Pregrèe et idiarmoa. — Mdadie de rBmpereor.

On a vu qu'il restait encore aux Russes sur le ibéalre de la guerre environ 80,000 hommes, dont une quaran- Uine de mille , aux ordres du général Roth, étaient retranchés depuis Hirsova jusqu'à Pravady, entre Varna, Choumla et Silistrie; 15,000 dans la petite Valadiie; le reste répandu dans les Prineipaulés et en observalioii sur la rive gauche du Danube, devant les piaoes encore occupées par les Turcs. Ceux-ci, plus nombreux alors sor cette ligne et récemment renforcés par 12,000 cavaliers asiatiques amenés par un de leurs beys les plas puissants, Tschapan-Oglou, ne prétenikient rien moins qu'à refouler les Russes au delà du Pruth; mais dans le véritable état des choses, les dangers qui menaçaient la Porte Ottomane n'étaient qu'ajournés. Les cabinets étrangers, ainsi que nous l'avons dit à la fin du chapitre précédent, et nous ne saurions trop le constater, les cabinets de l'Occident, qui regardaient l'intégrité et la conservation de l'empire ottoman comme ittdispensaUe à l'équilibre européen, avaient épuisé toutes les res-

MQVC6» ^ la dipIoflMtie pour ikire MtM4r« raiaw à fe Parle; mais celle*ci, fidèle à aa polUique dilatom^ ^ompteot pIo8 eno^^ sur k» rêve» de »a fégépératiMi miUlaîre et l'eulUlioa fanatique dea bordes amUque^ iraoute à aon aecourg que aur )ea aympatbies intéresaéea des poîseanees ocoideetalea) se eroyait k la vaille de ce^ porter Tétendard de Mahemet aux rives du Boryaibène. Falale erreur! vaines bravades! auxquelles le géuiral co«ale de I^augeron ne tarda point à mettre un terne m prouvant la aupérkurité du labarum sur le oreisaant. Ce général russe , mais Français d'origine, ayant réuni tmj^ régiments d'infanterie et quelques batteries d'artillerie 9 attaqua en même temps les positions de Tumov et de Kalé, létes de pont de Nioppoli, que les Turcs avaient for^ tîfides de manière à inquiéter les quartiers russes et toute la province, La position de Kalé, emportée après une beore de combat, livre au pouvoir du général de I^angeron trente boncbes à feu , cinq drapeaux et des munitions en abondance. Les faubourgs de Turno^ furent enlevés le même jour; la garnison s'était réfugiée dans la citadelle; mais ses communications se trouvant eour pées par la prise de Kalé, son commandant, Acbmefr SéJim, réduit à capituler, en remit les clefs au comte de Langeron, le 11 lévrier 1829» ^ 98 pièces de canon, 8 drapeaox, 3,500 Turcs tués ou faits prisonniers, tebs furent le$ résultats de cette expédition , couronnée par un brillant fait dVmes ; un faible détaobement de 200 Russes parvint i détruire devant Nicopoli une flottille de trente cbaloupea caoonoièrea. A ces succès obtenue au ceeur de Tbiver, Tscbapao-Oglou reconnut la vanité de ses menaces impuissantes contre les quartiers russes, st les Principautés désormais à Tabri de ses inoursions. D« côté de Varna, les Turcs charchèjrent k isouper Isa

communicalioDS du général Roth avec le quartier général» Halil-Pacha, sorti de Choumla avec un gros de cavalerie, était parvenu y dans la nuit du 20 janvier, à surprendre un avant-poste de Cosaques russes à Koostoudji; mais le général Ragowski le refoula bientôt dans la place après lui avoir tué beaucoup de monde.

Tandis que les généraux russes, maîtres partout de leurs mouvements , se fortifiaient dans leyrs positions et attendaient le retour de la bonne saison pour se remettre en campagne, une horrible catastrophe, arrivée dans ces temps-là même , faillit leur donner un ennemi de plus à combattre.

Le traité de Tourkmantchaï avait laissé dans le cœur des Persans des ressentiments profonds que les rigueurs employées par les Russes pour la perception des indemnités stipulées en leur faveur aigrirent encore.

M. de Griboiëdoff, ministre russe, envoyé à Téhéran pour réclamer et surveiller Texécution du traité, surtout en ce qui concernait l'extradition des sujets arméniens et géorgiens nés sur le territoire des provinces cédées à la Russie, avait assumé sur sa personne toutes les haines des Persans. Il était devenu le point de mire de leurs menaces et le but de leurs colères, attendant avec impatience la première occasion de se produire. Elle se présenta bientôt Le ministre plénipotentiaire Griboiëdoff regardant comme sujets russes deux femmes arméniennes, esclaves turques, les retenait de force à l'hôtel de la légation. Le 12 février, ces deux femmes, trompant la surveillance de leurs gardes, parvinrent à s'échapper; et soit qu'elles eussent à se plaindre des procédés que la légation avait eus à leur égard, soit qu'elles craignissent de retomber de l'esclavage dans une liberté qu'elles ne désiraient point, elles parcoururent les rues de Téhéran

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