‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 148 sur 331 · CHAPITRE DOUZIÈME. kir · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME. kir

âfoîr. Roubles.

Solde 000

Recette 000

érances 000

Reste du 4,000

La preuve?

Qoi payera cette somme?

Le sommeil interrompant sans doute la recherche de ce problème, Tofficier de service s'était endormi tenant encore sa plume à la main.

L'Empereur, reconnaissant en lui Tun des meilleurs officiers de sa garde, plus riche de cœur que de fortooe, écrivit au crayon sous la phrase interrogative Qui jmyera cette somme ? Nicolas.

Une ou deux heures après, Tofficier se réveillant et cherchant la solution du problème interrompu , jeta un si grand cri de joie à la vue de la signature de l'Empe* reur que le poste entier accourut à sa voix. En homme d'esprit et de cœur, l'officier fit présenter les armes à la signature impériale. Le lendemain , une ordonnance du palais lui apporta les 4,000 roubles avec un billet de Nicolas lui recommandant de choisir mieux à l'avenir le iemps et le lieu pour dormir, mais de continuer comme par le passé à servir son empereur et à prendre soin de sa mère.

Malgré son abord sévère et imposant, l'empereur Xicolas n'était pas l'ennemi des observations, surtout lorsqu'elles étaient dictées par l'esprit à une pensée juste. Quelque temps après avoir donné l'ordre aux officiers de certains régiments de porter la moustache, que

des règlements antérieurs prohibaient y Nicolas confia le commandement général des Cosaques au grand-dac héritier, trop jeune encore pour se conformer à la naoveUe ordonnance. A deux ou trois mois dMntervalle , TEmpereur rencontrant sur la Perspective un très -jeune officier de Cosaques dont la lèvre supérieure était vierge encore du duvet ordonnancé , s'approcha et lui dit :

tt Tu ignores donc l'oukase que j'ai rendu au sujet des moustaches ?

— Je m'en suis réjoui l'un des premiers, Sire.

— Comment alors te trouves-tu en conlravenkion?

— Par esprit d'imitation, Sire.

— Comment cela?

— Je ne peux suivre un meilleur exemple qne celui de mon général : il ne porte pas de moustaches, je n'en porte point; mais je promets à Votre Majesté dé m'en offrir une bonne paire lorsque celles de mon général auront poussé.

— Ce jour-là, répliqua l'Empereur, je veux que tu m'en apportes les étrennes.

— Je vous le promets, Sire. »

Le 13-25 octobre 1832, le canon de la fort^esse apprit à Saint-Pétersbourg que la Providence venait de donner un nouveau fils à son empereur. Ce prince recul le nom de Michel.

Pierre le Grand avait dit dans son fameux plan tracé pour l'agrandissement de son empire ^ : a Mon snecesseur devrait maintenir la Russie dans un état de guerre perpétuelle. » Sans le désirer, peut-être , Nicolas avait accepté ce legs. Les plaies de la guerre de Pologne saignaient encore , que la Russie eut à combattre de nouvelles insurrections. A l'autre extrémité de son empire ,

< Voir Ici Docomente historiques, n* 20.

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