CHAPITRE QUATORZIÈME
dactimi imrportanle rar la delte qn'e}lé avait contractée envers la Russie, à titre d'indemnité de gnerre , s'était ^S^S^ ^ l^î P^y^ <l3ns les einq mois suivants la somme de 80 millions de piastres turques; que la Russie s'était également engagée, lorsque celte somme aurait été istégralemeul payée, à évacuer la forteresse de Silislrie, mise entre ses mains par le traité d'Andrinople comme un gage, jusqu'à l'enlière extinction de la dette ottomane. C'est sur l'article 4 de ce traité que la Russie établissait ses drmts à la possession du pays des Circassiens; mais ceux-ci, ne reconnaissant point cette nouvelle domination , avaient pria les arme» pour la combattre. Une guerre m^e de succès et de revers, guerre de surprises, d'escarmouches sans résultais décisifs, avait éclaté entre les deux partis et s'était signalée du cdté des peuplades belliqueuses de la Circas^e par une tactique militaire qui rappelait la régalarîté des troupes européennes.
Quoi qu'il en soit , les Russes parvinrent à remporter ?ers le milieu de l'année une victoire importante. Au nombre de quinze mille hommes, ils attaquèrent simuK tanément par terre et par mer Soudfouk-Kalé , place forte de la côCe, située entre Anapa et Gbefendjeck. Les pertes qu'ils éprouvèrent en s'emparant de la forteresse furent amplement compensées par les avantages de la position conquise, qui les rendant maîtres de ce point de la côte , leur permettait de couper à l'ennemi les convois qui le ravitaillaient par mer.
La nouvelle d'un voyage que l'empereur Nicolas prch jetait sur ces entrefaites dans la Bessarabie et en Crimée, vint corroborer les conjectures qu'une levée extraordi^ naire de cinq hommes sur mille, ordonnée par un oukase dn 31 juillet-12 août, autorisait à former sur les intentions
du cabinet russe pour la soumissioa complète des Circassiens. Mais un accident imprévu empêcha rexécution complèle de ce voyage. Le Czar se rendait en calèche couverte de Penza à Camboff, lorsqu'à cinq kilomètres de la ville de Tchembar la calèche versa , et TEmpereur tombant sur le coté gauche se cassa la clavicule. Malgré la gravité de cet accident, arrivé dans la nuit du 26 août- 5 septembre y Nicolas eut le courage de se rendre à pied jusqu'à la ville pour se faire poser le premier appareil et expédier un courrier à l'Impératrice. Après avoir pris quelque repos , il fit partir un second courrier porteur comme le premier de lettres dans lesquelles il traça de sa main tous les détails de l'accident qui lui était arrivé.
Cette fracture y quoique simple et sans complication , et tout en faisant espérer une prompte et complèle guérison, n'en força pas moins l'Empereur à renoncer à ses projets de tournée, de revue, et à séjourner plu* sieurs semaines dans la ville de Tchembar. Malgré ce repos imposé à son activité , il n'en surveilla pas moins attentivement le cours des affaires de l'État.
Six ans s'étaient écoulés depuis la révolution de juillet sans que les répugnances de l'autocrate de Russie contre Vusurpation de fanUUe se fussent modifiées. A toutes les avances de Louis -Philippe, il répondait par la froideur, sinon le mépris. Aux idées qui avaient préparé le chemin du trône des Tuileries au duc d'Orléans, Nicolas attribuait toutes les agitations qui avaient bouleversé une partie de ses États, et les commotions dont l'Espagne, le Portugal et l'Italie ressentaient encore le contre-coup. Les droits légitimes de dom Miguel et de Charles V mis en question et repoussés, les guerres civiles, les émeutes, les attentais