‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 193 sur 331 · CHAPITRE QUATORZIÈMK · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈMK

derez à son enfant.... » En parlant ainsi , elle leur présenta son enfant. Us tombèrent une seconde fois à genoux pour implorer Dieu , et une pieuse résignation succéda à un violent désespoir.

Le lendemain matin , au moment où le soleil se levait à Thorizon , un cri de joie retentît sur le rivage : la silhouette d'un navire se dessinait au loin dans les teintes dorées du soleil, a Nous sommes sauvés ! y> s'écrièrent les naufragés avec l'expression d'une joie qui semblait du délire. Le bâtiment en vue faisait force de voiles pour arriver à eux ; vingt minutes après , ils étaient à bord d'un navire de Corfou , commandé par lé capitaine Dendovia. Ils lui présentèrent la jeune mère comme étant leur libératrice première après Dieu : ils lui devaient non-seulement la vie peut-être, mais encore leur dignité d'hommes et de chrétiens.

Informé de cet événement , l'empereur Nicolas , saisi d'admiration pour le beau caractère de cette femme, ordonna une enquête à son sujet. Plus tard, il lui accorda la décoration du Mérite civil, une pension pour elle et son enfant, et la cita publiquement comme un modèle de courage et de vertu. Cette héroïne s'appelait Feodora Laringsky.

Plus heureuse que la fin de l'année précédente, la fin de cette année vit célébrer les fiançailles de la grande duchesse Marie Nicolaïevna avec le duc Maximilien de Uuchtenberg. Cette cérémonie, qui devait précéder de six mois celle du mariage , se fit avec une grande pompe «n présence de l'Empereur, de l'Impératrice et des membres de la famille impériale. La grande-duchesse Uarie se trouvait alors dans toute la fleur de sa beauté. Elle n'aurait pas trouvé son berceau sur les marches du frône, qu'on aurait deviné sur son charmant visage

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