CHAPITRE QUATORZIÈME
Turent échangées entre le saint-siége et le cabinet de Saint-Péterfibourg ; mais celui-ci répondit qu'il considérait comme un acte spontané et alors Irès-louable la conversion des évéques russes et celle de leurs troupeaux à la communion grecque. D'ailleurs, cette affaire étant un fait accompli , ne pouvait plus, selon lai, donner matière à une négociation. Quant aux représentations relatives à la situation douloureuse du catholicisme en Pologne, le gouvernement russe se montrait peu disposé à en tenir compte. Ainsi s'élevait entre la Pologne catholique et la Russie uue barrière insurmontable.
Les évéques parjures et rebelles à la voix du souverain pontife, s'enfonçant chaque jour davantage dans les voies de leur apostasie, et outre-passant les volontés de l'empereur Nicolas, se mirent eux-mêmes à la tête d'une persécution violente qui fit ressortir dans toute sa splendeur l'héroïsme des croyants restés fidèles à la foi de TEglise catholique. L'évêque Joseph se signalant entre tous ar une impiété brutale et féroce, vouait son nom à l'exécration des siècles.
La persécution religieuse ne s'arrêta point seulement à l'Eglise catholique, elle enveloppa dans un déplorable système la religion réformée existante dans les provinces protestantes de l'Empire. Là, comme en Pologne, des actes odieux firent reculer d'un siècle l'humanité en Russie.
Cependant, la politique du gouvernement prouvait une certaine tendance vers des idées de progrès et d'émancipation. Tandis que les Eglises catholique et protestante étaient mises en dehors du droit commun, le pouvoir se relâchait du système de rigueurs qui jusqu'à ce jour avait pesé sur les Israélites. Dans aucun cas , le titre de