‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 199 sur 331 · CHAPITRE QUINZIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIEME

QmiiM d'Orieol. ~ Gmn dilBcolt^ -^ Irailé da 15 joiilel. — La France ée 1830 ■ouflet^e sar la joae de Loai»-PbiIippe. — Paix avec le kbaa de Khiva.

— tmetèm dea CittaMM—> ~ AcUaB Mroiqae d'âne yarnitoa roMc. ~ La ealdat - Aickiz Oaaipof. -^ Le conioi d'nn paavre enp'of ^. — Sévèie leçon de discipline.

— lecottatrnction merveîHevBe du palais d'hiver. — Le dentiite breveté de la CM» et «n cfcarlatan. — Un Su» maria^. — Panilian leirible. — Mariage de U gnade-dncketae Marie. — Sombrei présages. ^ Double jeu. — Progrès de la peCli^t voiae ea Chine. — Quetiion àe Topinn. ^ AHaqaa do fort d*Abinslty. -< Bêla défense. — Mariage da graod-dnc héritier. — Amaistie. — Voyage de rEmperenr et èe» novveaax mariés à Moscoa. — Continoation des dilicaltés entre* ■aM «t ianl-Pétenbonrjp. -^ âlkcntioA de Giégoiia XVL — SoaaeHes panéentions contre les catholiques. — Bean trait de Nicolas. ^ Question da servage et de la traite des noirs. — Réduction de Tarméa. ~ KleinmicheL — Sauvage

Noos retroovoDS encore au commeneement de l'anoée 1830 la question d'Orient grossie d'orages et pleine de difficultés. La note du 27 juillet, qui faisait de cette qoestioD une question européenne, et substituait an protectorat exclusif de la Russie le protectorat collectif des grandes puissances, avait pu contrarier les vues do cabinet de Saint-Pétersbourg sur * l'empire ottoman. Les conséquences qui paraissaient primitivement devoir découler du traité de Kounkiar-Skelessi étaient retardées dans leur développement, car les points importants que la Russie occupe sur la mer Noire, son ascendant politique en Moldavie, en Valachie, en Servie et en Grèce ^ semblaient lui assurer un agrandissement plus ou moins prochain, même après l'expiration du traité. De son côté, FAngleterre, dont les intérêts si puissants en Oriest devaient s'accroître encore si elle parvenait à établir son influence sur la Syrie ou l'Egypte et à se

ménager un passage vers ses colonies des Indes, soil par l'Euphrate, soit par la mer Rouge, entrevoyait dans ce moment, comme la Russie, de sérieux obstacles a ses projets. Hais la puissance dans les conseils de laquelle avait été élaborée l'idée de ce concert européen, la France se montrait également disposée à résister aux empiétements de T Angleterre et aux prétentions ambitieuses du cabinet de Saint-Pétersbourg sur Teinpire ottoman. Il était évident que de nombreuses difficultés surgiraient au sein des conférences qui aliaient s'ouvrir entre les signataires de la note du 27 juillet , pour régler le différend. Ce fut sous l'empire de ces circonstances qu'un ministre plénipotentiaire fut envoyé de Saint-Pétersbourg à Londres.

La première proposition de ce diplomate, M. de Brunow, Tun des plus fins limiers de la politique, suivant l'expression du prince de Metternich , le lion de la diplomatie, avait pour objet de faire consacrer par la sanction de l'Europe la position exceptionnelle que le traité de Kounkiar-Skelessi avait faite à la Russie visà-vis de la Porte. Il demanda que, dans le cas d'une guerre nécessaire pour imposer au pacba d'Egypte la situation que lui feraient les puissances, la flotte moscovite eut seule le droit d'entrer dans le Bosphore; par compensation il concédait à la France et à l'Angleterre celui de porter leurs armes sur les côtes de la Syrie.

Le cabinet des Tuileries, entraînant dans ses vues celui de Saint-James, repoussa formellement ce plan. Le ministre russe, transigeant alors, consentit à l'admission des flottes française et anglaise dans le Bosphore. Le point le plus difficile restait encore à régler, la délimitation des frontières entre les territoires ottoman et égyptien.

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