CHAPITRE SRIZIÈMË
seule diose digne d'être vne et adnirée : la figure menumenlftle de l'Empeveor.
Ainsi que nous J'avons dît, NîcoIm se laîasaii j^tter a des emporiemenlfi «d'une v'nÀeÊkoe «sirème. « Oans ces inometfts-*]à, noms a dit «n ide ses aides 4e 'eamp, j'aurais mieux aimé ne trouver en face de vim^i bouches à feu tirant à mitraille, que debout demut ces terribles cch 1ères du lerriUe autocrate. » .Mais il jetait rare que .ces colères durassest longtemps, leur violenoe màne t'aurait tué; un omot, xtne irc^partie heureuse, suffisaient souvent pour apaiser les tempêtes de aan cœur; alors, il était le premier à mcomiaitre ses torts , et au besoin à iaire amende honorable à ceux «qu'il avait offensés.
Le frère de la grande-duchesse héritière se trouvant en visite à la cour impériale, tomba rsërieusement malade de la rougeoie, et fut truHporéé à Tsarsàoé^lo, où son auguste sœur, malgré les prières de TEmpereur et une grossesse avancée, le suivit pour lui donner des soins. Elle ne tarda pas elle-même à éprouver les sjfmptômes de cette nstaladie. Le médecin qui soignait le prince s'en aperçut à la rougeur de la peau , a l'éclat de l'oail., à l'agitation ^du pouls. Il l'engagea à«e mettre aussitôt au lit, mais la graude-ducfaesse noulantr^oîadre son mari à Péterhoff, domia l'ordre i|u'ion attelai, et partit en poste pour cette résidence. 'La^chaieur et la fatigue du uoyage développèrent les germes du mal à ce point qu'à son arrluée à Péteidioff Ha rougeole s'était complètement déclarée. Vu courrier lut aussitôt expédié à. Nicolas, qui dans ce moment était à fiiânt-iPélersbourg. L'Empereur, inquiet pour ses autres enfants., se mit dans une fureur extrême en entrant dans Jaidiarahce de l'ttuguste malade. Frappant du pied, foudroyant du regard le docteur impassible en apparence : « Vous
172 HISTOIRE DE UEMPERËIR XIGOLAS.
prenez donc ma maison pour un hôpital?» lui dit-il; puis 9 s'adressant à la grande-duchesse, il ajouta : a Si Madame avait daigné écouter mes conseils, elle n'exposerait pas dans ce moment ma famille à la contagion de cette maladie. » Plus tard, lorsque sa colère fut calmée , il s'installa au chevet du Ht de la malade et lai prodigua les soins les plus constants jusqu'à son entière guérison. « Convenez, mon cher docteur, dit-il alors au médecin qu'il avait si vertement réprimandé, que vous avez eu terriblement peur le jour où je vous ai reproché d'avoir fait de ma maison un hôpital?
— Cela dépend , Sire , répliqua le docteur.
— Comment, tu n'as pas eu peur?
— Pour moi? non. Sire.
— Pour qui donc ?
— Pour la grande-duchesse. Dans l'état de complication où elle se trouvait en ce moment, le moindre saisissement pouvait lui être fatal.
— A sa vie?
— Non , mais à celle de l'enfant qu'elle porte dans son sein.
— C'est juste, je n'y ai pas songé, j'ai eu tort, pardonnez-moi. » Et il tendit au docteur une main que, plein de reconnaissance pour cette généreuse réparation, celui-ci porta à ses lèvres.
Dans les affaires difficiles soumises en dernier ressort ou de prime abord à son jugement, il montrait souvent le caractère de sagesse qui inspirait Salomon. L'enfant d'un garde-chasse attaché à la personne d'un seigneur dur et cruel, véritable Néron de ses terres et de ses esclaves, aimait avec passion un jeune chien faisant partie de la meute seigneuriale. Un jour qu'il jouait avec lui, il eut le malheur de lui casser une patte; le seigneur ^