‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 231 sur 331 · CHAPITRE DIX-SEPTIKME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIKME

» Il B'en sera pas ainsi ! A Texemple de dos prédécessears fidèles à la sainte foi orthodoxe, après avoir invoqué le secours du Toat-P»issaot, Nous attendrons Nos eonesiis de pied ferme de quelque côté qu'ils viennent , et, sa&s ménager Notre personne, Noos unissant plus étroitement que jamais à Notre sainte Russie, Nous défendrons l'honneur du nom russe et l'Inviolabilité de Nos frontières*

» Nous sommes persuadé que chaque Russe, que chacun de Nos fidèles sujets répondra avec enthousiasme à l'appel de son souverain. Nous sommes convaincu que notre antique devise : Pour la foi, le Czar eê la pairie 1 nous ouvrira comme toujours le chemin de la victoire. Alors, pénétrés d'un sentiment de pieuse reconnaissance, comme Nous sommes aujourd'hui pleins d'une sainte confiance en Dieu, nous nous écrierons tous ensemble : Dieu est avec nom; écoutez , peuples, Jiûus vaincrons, parce que Dieu est avec nous^ Nobiscuni Deus; audite, populi, vîncimini, quia noUseom Deas*

» Signé Nicolas, w

Rien dans ces paroles, on le voit, ne trahissait de la part du protecteur des droits divins une menace d'agression contre l'Europe révolutionnaire; mais les inlett'lions qu'elles révélaient ne laissaient pas que d'être graves. Retranchée dans une défensive formidable , la Russie pouvait en faire jaillir un million de baïonnettes, le jour on la démocratie l'aurait sérieusement menacée.

Pour que l'on ne se méprit point en Europe sur le véritable sens du manifeste impérial , la presse officielle raccompagna des réflexions suivantes :

u Ce serait se méprendre étrangement que de cher* cher à découvrir dans le manifeste de l'Empereur quel-

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que chose d'inqaiéCant pour la paix. Rien ne serait plus éloigné de la pensée du gonvernement de l'Empereur. Mais en présence d'excitations dirigées du dehors coolre nous*mémes, il était naturel que l'Empereur fit appel au sentiment national. En effet, non-seulement en Fraoee oii l'émigration polonaise trouve appui dans les autorités, mais en Hongrie, en Prusse, en Allemagne, ont retenti partout contre la Russie des clameurs provocatrices,

D Des corporations, des assemblées représentatÎTes, même des feuilles semi*officielles s'en sont coostiluéef les échos. On a fait un crime aux gouvemeiseDls renversés ou modifiés par Fémeute des rapports de bonne intelligence qu'ils entretenaient avec notre cabinet. A la nouvelle des événements qui ont produit la prod&mar tion de la république en France, on nous a supposé gratuitement des vues d'agression. Avant de savoir s il nous conviendrait de verser notre sang pour des intérêts étrangers, on a hautement répudié notre alliance. On s'est efforcé de faire un épouvantai! de notre nom, et, comme pour se prémunir contre toute intervention de notre part, avant d'être sûr que nous menacions on nous a menacés.

n La surprise est le seul sentiment qu'aient pu nous causer ces manifestations; car nous n'avons pas souvenir que la Russie ait de notre temps lésé les droits ou enfreint d'aucune façon l'indépendance de l'Allemagne.

D Les esprits inquiets peuvent donc se calmer. Pas plus en Allemagne qu'en France, la Russie ne veut s'ingérer dans les changements qui ont eu lien ou qui pourraient survenir encore dans la forme des gouvernements. Elle ne médite pas d'agression \ elle veut la paii, elle en a besoin pour travailler sans diversion an développement de sa prospérité intérieure.

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