‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 232 sur 331 · CHAPITRE DIX-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

V Que les peuples de TOccident se lancent, s'ils le veulent , à travers les révolutions à la poursuite du bonheur social; que chacun d'eux se choisisse librement le système de gouvernenaent qu'il se croira propre. La Russie assistera 9 sans s'y associer ou s'y opposer, aux expériences qu'ils vont tenter. Elle ne portera pas envie à ]eur destin, s'il s'est enfin amélioré du sein de l'anarchie et des désordres : elle le désire , mais elle ne l'espère pas.

» Quant à elle, c'est du temps et de la sollicitude éclairée de ses souverains qu'elle attend les progrès ultérieurs de sa condition sociale. Mais comme en dépit des imperfections et des misères inséparables de tout état de société, de toute forme de gouvernement si parfaite qu'elle soit, la stabilité est à ses yeux le besoin le plus indispensable; comme sans cette stabilité il n'y a ni puissance politique au dehors, ni crédit, ni commerce, ni industrie, ni richesse nationale au dedans; la Russie ne se laissera pas enlever cette stabilité si précieuse. Elle ne souffrira pas que la propagande révolutionnaire vienne soufiQer chez elle le feu de la. sédition, que, sous prétexte de reconstituer des nationalités éteintes, on prétende détacher aucune fraction des meoibres divers dont se compose l'unité de son empire.

n Mais si la guerre éclatait enfin , si des hostilités sortaieBi du chaos de tant de bouleversements, de tant de droits remis en question, de tant de prétentions rivales, la Russie examinerait dans son intérêt national jusqu'à quel point il lui conviendrait d'entrer dans les querelles d'État à État, de peuple à peuple.

r> Seulement, dans aucun cas, elle ne perdra de vue les circonscriptions de territoire et l'état des possessions auxquelles elle a donné sa garantie; et elle est ferme-

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