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i94 HISTOIRE DE LEMPEREUR NICOLAS.
meot décidée à ne point 80u£Grir que l'équilibre politique et t^ritorial, 8'ii venait à être modifié ^ puisse l'être k son préjudice.
yi Jusque-là, elle se maintiendra dai» une stricte neutralité spectatrice des événements; inoffensive, mais vigilante. En un uMt, elle n'attaquera point, si elJenième n'est pas attaquée ; elle respectera scrupuleusement l'indépendance et l'intégrité de ses v(Msins, si ses voisins ont le bon esprit de respecter son indépendance et son Intégrité. »
Heureusement pour la paix du monde que la France démocratique, suivant à la lettre l'esprit du manifeste du citoyen Lamartine, se borna à une guerre de paroles , d'encouragements inavoués et d'exemples. La république de Ledru-RoUin, soufflée par madame Georges Sand, fit de la rodomontade en circolaire, et continua pins mollement, avec moins de sérieuse énergie, la poUiiqoe potaurfeu de M. GuisoL
Sous le gouvernement de Louis-Philippe, la France, il £sLut l'avouer, plus soucieuse de ses intérêts et de son honneur de grande nation , avait fait à l'infinence russe dans les provinces danubiennes une jalouse opposition,. , et les baïonnettes impériales n'avaient pu s'établir ài Bucharest ou à Jassy; la république établie sous la raison sociale Lamartine^ Ledru-RoiUn et compagnie, abdiqna complètement en Orient. Elle était trop occupéaj de ses périls intérieurs, et trop privée de sa liberléij d'action par les excès de la démocratie, pour songer prendre part aux événements qui se passaient en dehoi d'elle dans le monde européen ; constamment tenue eaj échec par les prétentions des ouvriers, par les ateliers nationaux, par les questions brûlantes des qnarante^cini centimes et du droit au travail, parla réaction qui mel