CHAPITRE DIX-SEPTIÈME
— Pourquoi donc alors osez-vous /monsieur, vous présenter devant moi en culotte?
— Parce que, monseigneur, îl y aura bientôt cinquante-cinq ans que j'ai quitté la France pour ne pas être san&'Cubtte.
— Ma foi, mon cher, vous me Tavez volé, s'écria le grand-duc en lui tendant la main.
— Non pas , monseigneur, répliqua le général , vous me Pavez soufflé en me donnant la réplique.
— Je demande ma revanche , s'écria le prince piqué au vif.
— Accordé , monseigneur.
— Savez-vous quel est l'esprit céleste quî pourrait servir à nn jeu de quilles?
— Ma foi, je l'ignore, répondit le générial après s'être torturé l'esprit pendant cinq minutes.
— Eh! parbleu I... c'est vous, mon cher Vange rond. »
A l'époque oîi l'armée française intervenait pour le compte de la Belgique contre la Hollande , « Savez-vous, Majesté, demanda Michel à l'Empereur, quelle est l'ar* tillerie du monde la plus poétique?
— C'est la mienne , répondit sans hésiter Nicolas.
— Et pourquoi, Sire?
— Parce que les jours anniversaires de la fête de la naissance de mon petit Alexandre elle chante en l'honneur d'un Alexandrin.
— Bravo, Sirel mais ce n'est pas cela.
— C'est l'artillerie française, alors?
— Vous l'avez dit , Sire.
— Et pourquoi , mon frère ?
— Parce qu'elle assiège Anvei*s (en vers). »
Mais c'est dans un des actes les plus importants de sa
TOXK II. i^
t»^ HISTOIHE DE L'fiirPEmilI ^^KOLAS.
vie 4|u'it fâai oherch^r TesprU «t le tfoeur do yratid-doc Michel y dans son (estaïQiMl iigoé le 2A vai 1849^ et portant en forme de ptréanbula cette meotioir :
K Sa M^sié Uetupôreof Niooift» PavLMritodi a bien voulu prendre lecture de mon présent acte leiUunailaHns à Tsairs^Qé-Séle y Un 19 mai 1&43 ^ ei m'asIOEiier i y apposer ma signature '. »
La âHuaiion que FWpftpef eur Nieok» avait laile a la Russie dans le ceaflU earepéesa MNrtt deii'baiTicadaa républicaipee de féfirier^ le «ooiFe^pQids de aa» épft jetée dans la balance de la démocratie faisant échec d'un calé à la nouvelle révolution franfaiae» et d'autae paH au patreoageqae la Orattde-Sreta^e^ cdaduite^per «aaiîiiiaire brouillon, accordait à Tesprit de diéaoïdre^ qpaMîMit chaque ym^- davantage le ppriocipe ceesemaleuir et le principe de l'autoriti. La Riisâîe gag:pai4 à cette aliîlttëe nfie valew diplomatique plva graade que celle qu'auraient pu lui donner de nouvelles conquêtes territorjalei^ La vtetx. de Nioohs diaanl au fldt de U 4éflBideratie çeeiaJe ; Tu n'irmpaspb^ hml seuiMail; «Q éche provîdeiatiel dî» la vcda dc' Dieu, i$m$is* sa puiasaJice ae s'était manirestée avee piua d'édaf ftde^apleiidetir. C'est à sea ^ooiB^ik. qà» la Pree^s eé l'Alkmegue dweat l'avantage d'échapper à une guerre ^ipAnenoe qei n'eût pi'ofité qu'aux passiôBS de la déma^fogie. G'eal oicore à M peissante wlerveution morale que le DaeeNiark dut la conservation de son intégrité. La Gnalide^etague elle* même, dans loi qtteatîod d^ véfa|pés hen^oîa ef polonais, dut prêter J'orédlep à n» langage à Péeergie duquel son orgueil n'était poioA fiCcoiiluiiié» Ea fice de Nicolas prenant sous sa ttiteHrle droit et k jiisMce, les taquinerie» immoraies de ktd PaboerëfoU toom^eat à
^ Voyflxk^DiKattenls li»!oriqr0s, «^aS«
CHAPinB ]HEIX.-&£FnBMC4. lli
éB lapriiiMpc mfftaimL.EviêGtàeiitj,en Tù&gdHe, à Niplesy «df Skib:^ parfecwi'rà le minisU^e anglais atiî/saÉ lefes i&hL'iiaùQBiBy la lUplMMtia imaae. protestai! aiveune ibn»imaGÎbIédfenMOÉiH!meiit coalve reaporit d'enetiiÉi qoi /raaÉinfrniaît à r«idfg jUaggr^ux fov^ t«D8 lès goMfiriKdicDto la préaaaae; d'«a «éaîdfial J»dH
Cette forte: siÉsÉftisB: eUht'fiyynB peu coiQiaooa que doBBè à«iEfB«¥eriMBaeBil'aiitoii(é.d'uApoiftiii#ii: absa}» pomirent à la; Basse de^ loaMner eans Aang^c pouir K9 JiiiliiiiliiM» rire dea.rétohitioDS aouveUes. Gepca-* dan^€omBeaî1aBice.((Ki'a«iit ptétiii Vea^penear Nieelaa k joffT o« lea^okes.loiottiiie ^ la.ilfor^^'JjflMi» avaient iroabte •on^ aonmuàl ^ dcrail «iiiéalii^err^iM^oea j^aaes 9ea8y«i(iaîaés[>daH le caonnmt; Htyohifliiiniai»e par d^ pcvfidef «éduoÉioQ»^ résolmmii.d'éxdHùiéiîle liaeeul des npplîeiéadb 1^26 dëoembsè poor eo. faire» im drapeau tti idées nenaclin. Depuis phnîear» jours>^ les Usaters de la police étaient aiiK'leiirsrlrSceSiy sana piewolr n^aof màn déstMtrir karpAloi de iMHMisatrglioii^ lorsqu'un MÎT rbv élèm^f à kiBeaiieéol&paelaele^ étonné d'eoteadie imieatlleffHiBUMgik vé|Kkadae te eaoelleot fraiifaîs à son mmitkey ka saisit daMi hi.dfitecfioii <|ii'ila pritadt jisqn'àjla porSatd'sD somptisyr bolel C^était. là qu.'éa eiet Iflsi esBSpcnBleiir» teiiai«ot leârs eoiioiliabolea. |1 ne fiit ptt difikilaièia poUba dJy intredjûre un faux frère; La suit qaî )»sèa6dft la jpnr eo Je conuplot devait, éclater , cet agent dégvisé assista k^ne seèbe étitasgç. VingMroJa eooyaréa, m* psaââ ài use gnuide «sraxoMatio^y étaient vétmiS) étt. séatioe: aotawri d'une tabla couverte de proela* mations incendiaires, d'armes offensives et de besiteiUss de ehituftàfp^^. d»»t.te «odleim^ cemiwft leair prfl^t^ devait se nédwtte à. dé. la faaiée: BatacbeiBilsiebrPeirc'-
%i% HISTOIRE DE L'EIIPEHBUR NICOLAS.
schewsky, conseiller titulaire au ministère des aSùres étrangères, était à la tête de cette consincation de bon* doir, sans base et sans portée. Après avoir invoqué les mânes de Pestel et de Mouravieff, les apôires de la jeune Russie, il fit ouvrir les portes du sakm à npe trentaine de mougiks et les proclama libres en leur donnant Taceo- "lade fraternelle, ce Tout à Theure, leur dit-il, vous étiez nos esclaves; dans ce moment vous êtes nos éganx devant les bommes. Des fers que nous venons de briser vous ferez des armes pour combattre avec nous, et assurer notre indépendance et la liberté. Les jours du despotisme n'existent plus, une ère nouvelle commence pour la Russie. . . A la place des devoirs que la tyrannie vous avait imposés , la liberté vous donne des droits. A la place des églises où Terreur divinisée et la soperstition vous courbaient à genoux, nous vous convoqoons sous la voûte du ciel dans le temple de la nature et de la raison. Frères, de même que la puissance des empe*
reurs, la puissance de Dieu est brisée
» Le véritable évangile des bommes libres, c'est le poignard. (A ce smots, l'orateur tira un poignard de sa ceinture et le porta à ses lèvres). Le Christ est le spnbole de l'esclavage et du despotisme, et comme tel je le foule aux pieds. » Disant ainsi , il jeta devant lui un crucifix et le brisa sous sa botte. A la vue de cette sacrilège impiété, un frisson d'efiroi auquel succéda bientôt un murmare d'indignation circula dans le cœur et glissa sur les lèvres des mougiks, qui songèrent à se retirer. Mais au même instant un bruit de pas et de baïonnettes se fit entendre dans les escaliers, a Nous sommes trahis f s'écria Butachewitsch.
— Nous sommes perdus I répétèrent ses complices.
— Vous êtes des infâmes I » s'écria l'agent de police