CHAPITRE DIX-SEPTIKME. )i
dégoiséy et ouvrant la porte aux agente de la force pu-» bliqne qui s'apprêtaient à la briser à <:oops de crosse de fusil, il leur désigna lui-même les coupables.
Vingt"* trois eoospirateurs furent arrêtés et conduits immédiatement à la forteresse. Pas un mougik n'intervint en leur faveur; tous, au lieu de les défendre, prêtèrent main forte à l'autorité. Leur, bon sens s'était révolté à la pensée d'un affiranchîssement qui se basait sur le sacrilège.
Il résulta des rapports d'une commission d'enquête instituée par l'Empereur qu'un certain nombre déjeunes sens, les uns réelleikient pervertis de cœur et les antres rictimes de perfides insinuations, avaient formé une société secrète ayant pour but de subtituer à l'organisation politique de la Russie une forme de gouvernement basée sur le socialisme le plus avancé. Avant de mettre en œuvre leurs sinistres projets, les conjurés, mis hors de la raison en attardant qu'ils fussent mis hors de la loi, s'excitaient les uns les autres par des blasphèmes contre la religion et des propos homicides contre l'Empereur. Uais en Russie, on une foi vive, où l'ardent amour du inonarque et le dévouement au trône se sont conservés ioébranlables dans tous les cœurs, l'action de ces conspirateurs ne pouvait prendre de dangereux développeinents que dans le cas où la vigilance du gouvernement aurait été prise en défaut.
U commission d'enquéTte ayant fait son rapport, le ^r accorda une amnistie pleine et entière à tous les ^ividus qui avaient été entraînés dans ce complot crio^ûiel par légèreté d'esprit ; mais il livra ks chefs à une <^omaiission militaire pour être jugés conformément aux '^Is- Cette commission, 'après un sérieux examen, déclara vingt et un accusés coupables du crime de complot
ffi HISTOlklB DE UEimSRBUB KICOLAS.
tendant au remtfrsetBierst ées M» en^liBleBeCde IMke politique^ de F«oiipîi«^ «1 iès caodmnla kéàm iCosittés '. Dans les tin^quati^ tiemregiqiii smmB&aiiB^rOùOÊoé du jugement) les conémuiés fibreat oMdoîie a« «dieu Aes troupes ée la gamisoci Ssnoén «sbalaîiley «tfhBés ciiaciin devant im pkfiiet de gPêBadierfi chargis id^eiéculer la terrible seofenoe ; ik asshéèrenit TésaiiaeBt aoK apprêts de leur siipplioe, et amstrèrenÉ en eel iastant suprême le mépris de la mort qui forme le eanrtère dietinctif <de la «aiioii rosse, ilsi éMijtôtenI aan pâlir la eonfirmation de la sentence qoi i« condaBaiit à Hiéarîr, et présèntèneat ^vement toar 'pmftriDeaax.fasîIb eliargés el prêts à fiaire'fen. L'dffider chargé èe piè* Bîder ^ î'exécnire», dd^oot à son poste, étadt peèt à detmer le «{«gnal , ierrsqne «ont à coup m mttkier ^iméak^ arriranf aa galop 'de mm cbentày pMrhna au nan de l'finipereur la commuMion àe la peine 4e mort en cendamnaéonfi pnorportionDéies nni éivers degrés de etilpabllilé. D'après rordteinipénal^ les aonsfintears forent déclarés déefaus de to«s iewi dvo&s oifiiset ooa* damnés les ons aux traMux éOFoés éans ies mises , ks antres anx trairanx fordés dans le» ^orleresses y pmur êtic -de là incorporés damt différente corps dknDée après -avoir •subi une déteniio» plus on moins longue. As n^me ^^flsa^ient accepté Kmori sans terrenc, les coiqafés reçurent grâce de la vie sans jreesiniaîssafliae. ' Malgré les dépenses eonsidiraUeS'Occaaîamées par la Ifserte de flongrîe, etiamise de ws anvéas nsn^ile pied île guêtre^ la «Kuation Bnameièi^ jdke la Rnaaie Ala in de 1849 était florissante'^ les aeoimes esifouics dm b fot4ere«9e de 'Safcft^Pétersboarg ^s'éievâioit à pins de ^âOOrffiittioAs de francs. Les «sUeMK'dniCMDoaenBi eslâ-
•< . Voyez les Doctimeirts KstariqDCS , b*» W.
rieur accufliaient égBtlemëiH ttû pré^tè^ sensible ^M les années f^étédetu^ ; mois l'évétiemeni iMportaat àsim Vhitioijrè éeetiomiqiie dé cette eniiiée, ce foi l'^t^kase du IS-25 oetefcre, <jfai «iipprima ia fîg&è dé âotumes eiHt^ la Rtfdrie cC la IVyle^. Cette niesure préparée éepm^ longtemps était décisive pour Passimitafien des -deux pays : par l'applicalioa d^un tarif coinman an conmierce de la PofoijM et de la Rassie, elle procurait à Tune et à Tattlre de^ déboucAiés prafitaMes à leur <x>iiit}ierce , ft leur ftidiis#ie et i leur agi^i^Aiifare. Le nouveau tarif devutét^e mift éu ^ueor le 1'"' janvier 1851.
Depuis quelques mois les répuguauces de Nicolas pMf Ift réputdique française «lorte avant d'arvoir vécu s'étaîeut BiuguliireiDeirt lUodiAées; la fuite à l'étrâugei^ des luètttaf^fmrds du gMvernemeut prdifisoirf , lei carao^ tère to|Hl et chevaleresque du géttéréd CàVàiguac, la seule glanda égare qui soit sortie du cataclysme de fi§vrier; là ré^MStance énergique du parti de Tordre contre la démagogie , la France tout entière se lêVant oomair «n seul honaie dnaa les fouoées de jolfi. pour défendre la société neaâcée dans Paris ^ies sanglants sacrifices de l'armée, le martyre de rarcbeve^e de Paris y tous ces actes d'héroïsme l'avaient franchement réconcilié avM la Fniooe « qu'U «e plut an jour à appe-* 1er la terre classique de rtroaneur et du courage. L'arrivée du général Lamoricière succédant au général Leflô, dootla présciiiee en Butisie âtvait déjà opéré une itafltietice heureuse sur l'esprit du Czar, acheva ce rapprochetfieué de la Russie avec la FV*ance sur un terrain commuti d'égards ^t de syimpalfafes. Là fi*aucbise mOitàire du général afrieiâhi convenaflt il la fi^ncfae loyauté' de Pémpereur mMéovite, et'faiSRsut di^er^dn au se^vllisfÀè dé ses courtisans. Plus 4'urieïoîs tbétùé il acceptât etf 'étM^
Si« HISTOIRE D£ L'EMPEREUR NICOLAS.
riant une vérité qui dans une autre bouche eut été de la brutalité. Un jour^ à la suite d'une grande revue des troupes de la garnison de Saint-Pétersbourg, il lui demanda oomment il trouvait son armée : a Sire, répondit sans hésiter le guerrier africain, vous avez des soldats magnifiques, mais de f..... ofiBciers. «
Cependant il y avait des noms républicains auxquels il ne pouvait encore habituer son oreille, naalgré Tharmonie qui en faisait une lyre comme celui de M. de Lamartine ; et dans cette cacophonie politique, il portait Texagération à ce point qu'il repoussait avec une égale répugnance ceux qui d'une manière directe ou indirecte lui rappelaient un membre du gouvernement provisoire. Nous avons remarqué nous-méme l'empreinte aristocratique de la botte du Czar sur la magnifique reliure d'un volume intitulé Souvenirs d'un aveugk, Voyages autour du monde, par Jacques Arago. L'auteur le lui avait fait parvenir avec cette inscription en lettres d'or :
A Sa Majesté l'oipsueur Nicolas P% autocrate de toutis LEsRussiES, roi j>e Polognb, etc.
et il avait accompagné l'inscription de ce quatrain :
J'ai parcouru trois fois cette machine ronde ,
J*ai touché des deux mains les deux pôles du monde ,
Et je n'ai visite nul archipel connu
Où votre illustre nom ne soit point parvenu.
a Ce livre ne parviendra pas jusqu'à moi, » dit Nicolas confondant le nom de l'écrivain avec celui de François Arago, le membre du gouvernement républicaio, ^^ d'un violent coup de pied il l'avait repoussé loin de loi.
Tout en suivant avec attention le mouvement da progrès intellectuel et moral qui se faisait sentir en Russie» remise des agitations qu'avait fait naître son immi^f^^^