‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 241 sur 331 · CHAPITRE mX«SEPTIEME. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE mX«SEPTIEME. S

dans les affaires extérieures, Tempereup Nicolas , le regard cofislaininent tourné vers l'Ckcideni, ne perdait de vae ni le différend qui venait d'éeiater entre Télément représentatif et le pouvoir esécatif en France , ni Fattiiode du parti démocratique remettant à 1852 Ts^oume-^ ment de ses sinistres projets. Si d'une part l'audace des idées socialistes y se traduisant chaque jour hautement par des espérances que semblait devoir couronner le succès, l'ipquiétait pour l'avenir du monde, il se rassurait en pensant à la. sagesse et à l'habileté politique que le successeur du général Cavaignac à l'héritage de la république avait constamment montrées depuis qu'il avait été appelé à la présidence. Le nom de Napoléon, auquel se rattachait tant de souvenirs maaaçants pour le repos du monde, l'avait d'abord effrayé; mais la modération du prince président dans le pouv^r, là midn qu'il avait tendue aux chefs de tous les partis honnêtes afin de pouvoir, aj^yé sur la leur, retenir la France et l'empé* cher de se précipiter dans labime entr'mivert sous ses pieds; les services que par son initiative, après avoir accepté sur ce terrain le legs de son prédécesseur, il avait permis k la fiUp aînée de l'Église de rendreà Rome, la res-* tauration du. saint^siége et celle de l'armée, la réhabilita* Uon du prêtre et celle du soldat; toutes ces considérations le rassuraient 3ur l'avenir plein d'ombre et de mystère.

tt C'est de la France qu'est parti le coup de tonnerre qui a remué le monde, disait-'il quelquefois à ses intimes; je suis sur que c'est de la France que rayonnera l'arc-en-ciel de l'espérance et du salut. Elle a donné l'exemple du mal, elle donnera celui du bien. J'ai foi dans la sagesse de Louis«^Napoléon. »

Chaque jour il se faisait rradre compte de la situation politique^e l'Europe au moyen des extraits empruntés

î|8 HISTOIRE DE I/ESFElIBVIt XICOLAS.

aux joiiraaux arrivés le matm, et marqué» aved de k craie ronge pour être mis so«s «es yeui. Celle sitatttion était celle du ciel ooe hewre aoaut une tempête. A Feuwilussonentëémoralisaleor de.fo philosophie allemande ^t agbsaît péaiblemèttt nr sa.natvre émiuemmeiit retigieuse^ ii opposait le retour de la sociélé française anx idées de piété pratique sans làqueHe la théorie n'était seloA liri qu'un manteau tnllé par l'bypociMe. Celait eoeore à la. France qu'il s'arrêtait p&êr y troofer va contre^idsauK progrès de la démocratie irréligiense el sDciâiiste en Suisse; ii aurait eonaidéré comme une insuite £BÛIe à toute l'Europe , s^il ne Teût rejetée sar le compte d^uné fiDUeréoolntiomiaire,, la pensée du ministre de l'instructiiMi publique, M. Julien SchaMer, wulant interdire dans les écoles fat prière sovs le pi*ét€^te guetté étéU abneiîssanie. Selon faii, cet homme, au lieu d'avoir entre les mains un pQrtefeuitte de méoislre, é&iait être traqué comme au loup enragé ou eufetité dsne un cabamm comnae un Sen furleot^

En sene inverse de. la hatoe et 4o méptfs qtl'it ma^ nifestait.pomr les hommes et k» cbe^êa de la rén^ion, il professait hairtement et'^nhUqvement les SfmpUthies les plus anleotes pour les liommes qui défenAaieot la eausB de l'ordre. Radetiski, dans les plaSnés de JcLouh bardie^ conservant Milan à l'Autriehd; OudinM, dec de Beggio^ sur les bords du Tibre, relevïi&t dMs Rome le drapeau pontifical, oiitenaient dans son esprit tmevsleor d'estime qui se traduisait |>our ces personnages par de flatteuses marques de distinction. Mais le noss qui caressait le pins barmonieuséinent sétif oreille et son cœur était celui de Ferdinand If , rcs ^s Denx-Sic36s- La comlnite de ee aM>nartq«e protégemït avec sen épée lea droits imprescriptibles du sâtet-^sSége, comrbaut s<m

(nmt defwt U Mjtfflté iu cb^r ^ VÉ^U9e t^fttlicfti^iie , offnuit à ,iw eiâi k plu3 .géo^r^Ofie: hl>s{if)toUté ^ prop€^ 4|QaÂt fiwr )e^ là«r«$ da Gw: pi daas :0<*l endpr Jes élaw d'une sincère admirâlkiMi. « U n'y a que àen% seiùttemfk$ «n Europe dignes de pontev la ^soiuroone) dîai$it*U, c'est JPeidiiiaiidilî xai de$ De^ix-^Sieîles, et Nicolas V% emp^r reur des Rwisiefl. La ifiaé d'Apgtelerce ^1 une machïie à eiifSuits; fejmi dePnissis^ mQQ cher beaiFfrèce, <eBt w disliUateur d'esprit; ie vieil empereqr d'Aulriche a le cœnr tcop bon et les flMV trop* iaiJUea pottc céodoif e 1^ chaos de son: foipiDe ; le S^Uaa isat un zéro polîtu||ip devant une multitude de zéros; Charles -Albert est le Don Quichotte de l'indépendance italienne.; quant aux autres petits souverains dé TATlemagne eï de ritalie, ce mai àe^y>nnbijfituks. n ; .

Ahmi tf}!H «oit. préiru les témliMmt de 1880 4)t de 184B^ il eul ia pmetieoee du emp d'£té( iêâ â ddcedbre 1851^ « Sur le front de L0ui»^Napeiéoo , 4Um uujour iîuBdefl€MilsumUef^.y le bewifet^de U r^fidUique se chui^m wis ^u'mi g'y attende e* i]ife>ûeftipm«e impédale. » imni la scviveUe ddi événenieBtÉ do 2 d6œmbi» M kiJÉiurprît |»(Mt, îl y étaji pré^& Seule, l'impuémyaute MBfianoe des honMMi ImliileyB ^deirés naAinmeatàibrmûle^'fiBe soiirée iiffieiielioà J'Élyfée- Bourbon l'étonna. Représentant du principe couaefsatear dtttis J'ftnolen tneode; il Jvit ame jj^ajair, «w cuon MIS (pielqoe défiatide ëvcâllée p«r les sonveàirs MHquflia deî'enipiM^ Ja vestanuration do priiKâpa 4'â«to- 1^6 im J^ranee. Mm d'une, fois ii ^ tôoio^a m <&(i^bctÎQ» a» igénétal ^asielbi^^ jreppâmitent aJ^ra «n qualité d'envoyî eatMorditiSB^inB le gosmf odndtatirMçais ^âtiolf-Péteuboing.

fom ipfmBT «w digie h f inOMO^e peraâeiejriBe de

la philosophie alleraatnde , le'Czar abolit à la fin de celte année la faealté de philosophie y et confia exclusivement aux eéclésiastiqiies renseignement de cette science réduite à la logique et à la psychologie.

il y avait vingt-cinq ans que le successeur d'Alexandre avait été couronné et sacré empereur et autocrate k Moscou dans la cathédrale de l'Assomption; afin de célébrer cet anniversaire, le clergé de cette ville résolut d'élever dans la cathédrale on monument digne de sa piété et de son dévouement. A cet effet, le métropolitain Philarète écrivit la lettre suivante au Czar :

tt Très-pieux souverain,

» Le clergé fidèlement dévoué de l'Église de Moscou reconnaissant avec tous vos fidèles sujets les bienfaits de la divine Providence dispensés par Vôtre Majesté Impériale pendant les vingt-cinq années écoulées de Son règne, mettant par ses prières l'hommage de sa gratitude aux pieds de la Majesté divine, a conçu le désir de manifester ce sentiment en apportant une offrande au temple dû couronnement et de la sainte onction impériale , et que cette offrande ftt en même temps pour la postérité un monument de ses sentiments de fidèles sujets.

» Dans ces pensées, le clergé de Moscou offre à la cathédrale de l'Assomption de la Sainte Vierge un tabernacle en or ayant la forme d'une colombe (semblable a celui qu'elle possédait autrefois et qu'elle a perde dans une époque néfaste), pour être placé au-dessas de Tautei en signe de la présence du Saiât*Esprit.

» Le caractère monumental sera donné à ce vase sacré par la couronne impériale et le sceptre dont il sera sur-

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