‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 246 sur 331 · CHAPITRE BIX-HUITmilE. fSi · texte numérisé non relu

CHAPITRE BIX-HUITmilE. fSi

gmnde éfenteaiité, anient laissé le ckamp li^ aux eoDJeciupes ttoo n«ios ittcfiriétantes que réveîHaieivt en lai les aoovenin de Teflopife. C'est dans la prévision de cet événeraent et pour être à méane de le domiser ea cas de besoia, ip'il eoireprit au mma de aaai le voyage de rAUemagae.

Le IS de oe mois, aa momeat oséane ev Taméede Paris défilait demat le prittce Leaîs'-Nap^rféo» aa Champ de Mars, Nicolas passait eo revue sur les glacis de Vifune one^ partie de l'amiée avtrichieariie forte de seîxante^ioc mille heoMies. Cette fiarade militaire était sinon une menace , du moins< une protestation coatre la prodbmaiîas de Tempire, qui probablement à celte époque eàt é*é non peiat h, paia, mais la guerre \ Le Caar, povtani Taniforoie de colonel des cuirassiers au* trkhxeas^ fut accueilli avec entlieusîasBe par les tronpes du jemie ei clievaleresqoe empereur d'Autriehe. Ce jeuplà, le suCBcesseur d'Mexaudve crut avoir renoué avec son épée.ks fittsceanx vieillis, de la sainte alliance.

Tao<& que^ les cakiuets de^ Saiut^Pétersbeurg, de Vienne et de Berfia cewveoaîent des démarelies à fmre

en nium dans le eus préau , le* prince Lo«»-Napeléon,

suachaDi à son but mee persévéraawe , parcourait tes différeulas pvoaiums de la France pour cuns«rfler les vseux dis peuple qm^ de sa voix tovgoors puissante, Vnarl— nil partoul des avis de Vive Napoléon KL

Quelipea mois plus taré, lorsque l'événement prévu se fuÉ^aecorapIr^ les puissaoces signataires du traité de Vienne, rassurées pas les protestutioas pacifiques de

' Uantaw da ta Uvea écrinit don à Vknao ÏMiOabre derrévolultalu d'Autriche. Il a assisté à cette revue ,. dont il a pu étudier ai apprécier ]e caraetère. Tons le» yeux étaient ixés sur le télégraphe qui devait, disait- ^y appvHup la aoufeltê^de la rettaôralioii impériale en France.

m HISTOIRE DE LEMPERELR \ICOLAS.

Tempereur des Français ^ refusèrent pour la plupart de s'associer aux projets de l'autocrate. Les cabinets de Vienne et de Berlin eux-mêmes ne voulurent point suivre la Russie sur le terrain où elle désirait les conduire. La seule concession que Nicolas put obtenir d'eux, ce fut rajournemeot de \% remise des lettres de créance de leurs envoyés jusqu'au jour où le ministre russe à Paris aurait été officiellement reçu par l'empereur Napoléon 111. Ces lettres 9 conçues dans un esprit différent de celui adopté et conseillé par le cabinet de Saint-PétersbouVj, contenant implicitement des réserves y étaient conformes aux règles ordinaires des protocoles.

La position à part que la Russie prit dans cette question devait se compliquer par un isolement plus grand encore le jour où , en face de la France et de l'Angleterre en armes, elle cbercherait en vain à ses cdtés la Prusse et l'Autriche. La question des Lieux saints, succédant â celle des réfugiés, apportait de nouveaux et menaçants ombrages dans la politique européenne et répondait par des bruits de guerre aux désirs de paix caressés par les vœux et les besoins généraux des nations.

D'un autre côté, un ùil non moins grave se manifestait parmi les populations chrétiennes de l'empire ottoman tendant à se soustraire à l'influence russe qui jusqu'alors les avait protégées. Se défiant du protectorat moscovite, les Hellènes , les Slaves et les Ifoldo-Valaqnes commençaient à se demander si , dans l'état d'affaiblissement où elle se trouvait , la Porte pouvait encore au moyen du joug opposer des entraves sérieuses au développement progressif de leur autonomie. En même temps ils se demandaient si , soumis à la centralisation rigoureuse du protectorat moscovite, ils ne perdraient pas, à un jour donné, les institutions , les coutumes, la langue, I^

Page 1