‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 248 sur 331 · CHAPITRE DIX-HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HUITIÈME

il appareilla poar GonstaotÎBople. H y arriva le 28 février et donna le 2 mars coaimtiDi^tion à la Porte de son arrivée et des pouvoir» extraordinaires dont il était invesU.

La présence du prince russe dans la capitale de Tempire ottoman fut accueillie avec une joie bruyante par les Grecs de Gonetaatînopie) saloani en lui le digne pré* enrseof de l'affranchisseasent de la foi orthodoxe. L'ap<* pareil impesanl dont il s'entonrah, les manifestations de ses eoreligionnaires produisirent dans toutes les couches de la populatiott tnrqne et greoqoe ime ayîlation inquiétante pour le Iftvan« L'ainbassadeor fit au grand vizir la vittte d'osage non point en paletot , comme l'ont affirmé qaelqnes écrivakis, mais en surtout ntiHtaire; son refus de le remfa-e eoiuite chea le ministre des affaires étran» jètes Fuad-^Effendi sévs le prééeite que ce ministre , Vm des adversaires tes pins constants de l'influence russe eoTarquie, â'étaît montré hostile dans la question des réfugié», créa de prime d^iori nae coa}oïicture des plus iachenses.

Devant cette attitude hoMile^ Fnad-Effendi, compre^- Bsat la situation qoi kri était ftiite , donna sur-le-champ sadémîsrion, que le Sultan crut devoir accepter pomr éviter de plus graves difficultés. Cette attitude ^ évidemoeait agressive, cachait sous la question secondaire des Lieux saints et celte du Monténégro, résolue par le eomle de LinaUge, une pensée mystérieuse que la Russie n'avouait point. L'apparition de la flotte française, dès le 20 mars, dam les eaux de la Grèce, pronva que le prè^ arier parmi les cabinets européens cehii des Tuilories l'avait devinée. La pactie du cabmet britannique qni représentait les idées conservatrices persista à considérer la mission du prince Metiscbikoff comme exclbsiveuaent

232 HISTOIRE DE L'EUPEREUR XIGOLAS.

relative aux Lieux saints , question compléteoient indiCférente aux intérêts de l'Angleterre. Sur des explications catégoriques données à ce sujet dans la chambre des lords par lord Clarendon en réponse à une interpellation du marquis de Glanricarde, le cabinet de Sainl-James resta sur l'expectative.

La question des Lieux saints ayant été posée d'abord, on remarqua l'intention de Menschikoff de la traiter sans la participation de la France, intéressée comme la Russie dans le débat. La Turquie ne pouvait admettre cette prétention, qui l'aurait placée dans une fausse position vis-à-vis du cabinet de Paris. L'affaire des Lieux saints fut donc examinée en commun entre la France , la Russie et la Turquie. Sur la question de savoir si les concessions faites aux Latins étaient compatibles avec la situation acquise par les Grecs , Menschikoff obtint des explications satisfaisantes à la suite de trois notes adressées au Divan les 16, 22 mars et 19 avril. Les difficultés pendantes semblaient ainsi aplanies, lorsque le secret de la mission de Menschikoff se révéla tout à coup. Le prince russe avait reçu l'ordre d'exiger un engagement formel pour l'avenir; et l'engagement que cet ambassadeur voulait imposer à la Turquie ne tendait à rien moins qu'à concéder à la Russie le protectorat de tous les sujets du Sultan faisant partie de l'Eglise orientale. A cet effet, Menschikoff adressa, en date du 5 mai^ au ministre des affaires étrangères de la Porte, une note lui rappelant qu'il lui avait remis communication qUScielle d'un projet d'acte devant offrir au gouvernement de Sa Majesté l'empereur Nicolas des garanties solides et îavariables pour l'avenir dans l'intérêt de l'Église orthodoxe d'Orient. Cette note était péremptoire; elle se terminait ainsi : « L'ambassadeur de Sa Majesté Impériale se flatte

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