CHAPITRE DIX-HUITIKUE
que désormais la juste attente de son angosté maître ne sera pas trompée , et que, mettant de côté tonte hésitation et toute méfiance dont sa dignité et ses sentiments généreux auraient à soufirir,- la Sublime Porte ne tardera pas à transmettre à l'ambassadeur impérial les décisions souveraines du Grand Seigneur. C'est dans cette espérance que l'ambassadeur prie Son Excellence Rifaat- Pacha de vouloir bien lui faire parvenir cette réponse avant le 10 mai; il ne pourrait considérer un plus long délai que comme un manque de procédés envers son gouvernement, ce qui lui imposerait les plus pénibles obligations. »
Le cabinet turc répondit le 10 mai à cet ultimatum, que la Sublime Porte, persistant dans son désir immuable de conserver les relations d'amitié qui l'unissaient au très-illustre empereur de toutes les Russies, ne se refusait pas à confirmer les décisions qui seraient prises à la suite de conférences ad hoc sur les demandes relatives aux moines et pèlerins russes , ainsi qu'à l'église et à l'hôpital réclamés par le gouvernement russe, pourvu toutefois que ses droits souverains fussent sauvegardés. Quant aux immunités de l'Eglise grecque, qui formaient le point important de la question , la Sublime Porte prouvait par la sollicitude constante dont elle était animée envers ses sujets chrétiens son intention formelle de ne jamais porter atteinte à ces privilèges.... « Mais quels que soient les sentiments d'amitié réciproque, ajoutait le Divan, qui existent entre la Porte et la Russie, il est constant pour tout le monde que si un gouvernement , pour une question aussi grave que celleci, qui annulerait et détruirait les bases de son indépendance, signait un engagement avec un autre gouvernement, il ferait un acte complètement contraire aux droits
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des oatioQs entre elle», et il effoeertit totaleraeirt le principe de >s<Hi indépendance. Les dangers iramoMet et les difficultéa réeUes de ce point seront admis fntf font le floonde et par Sa Majesté l'Emperenr, doni la loyavté est nntverseUement reconnue* La Sublime Porte a sn maintenir fidèlement, depuis les temps les pins reodés de son Ustoire jusqu'à ce jour, tous les privilèges religieux qu'eUe a aeeordés et octroyés ée son libre wbîlre à ses sujets chrétiens , et surtout à la nation greccfse et à ses religieux. Elle s'appliquera dans l'exerdee de ses droite souverains à les maintenir et à les conserver enoare comme il convient dans l'avenir. En proclamant une fois de plus, et d'une manière toute spéciale, devant le moàde entier sa résolution sincère et ses intenlione inaltérabkes, le gouvernement de la Porte vent constater fonneHement les sentiments de haute sollicitude qui l'animent pour ses sn}ets, et il ne restera à personne le moindre doute sur la pureté et sur la sincérité de ses intentions. »
Le prince Menschikoff, contÎDfnaBt les négociations quoique le délai fixé par Tuiiima$mmtiLt expiré, répondit aux objections du cabinet tnre qu'il acœptail avee ooe vive satisfaction l'expression des seniinmnis qm ani-' UMÛent le Sultan pour l'Empereur, son auguste allié, mais qu'il voyait avec peine la méfiance avee laqDdle ii accueillait les démarches franches et loyales qn'U avait faites au nom de l'Easperenr. U ajonin ipi'il maiolemiît dans toute son intégrité l'esprit de sa note dte 5 n«y ^n déclarant qne si, par une opposition sjstématiqoe, la Porte persistait a rejeter les pi'incffpes q&i en femsient la base principale, il serait dans la douloureuse néeee^ site de considérer sa mission comme achevée. Il tennis» par la menace de rompre ses relations avec le cabinet de Sa Hantasse. Dans ce cas , il rendait les ministres otta-