‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 250 sur 331 · CHAPITRE 1>!X.HriTIKMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1>!X.HriTIKMB

manft responsables des conséquences qni ponraient résulter de cette mesore. Eiién, h cette npimHe communîc^ion il demandaH une réponse sans foinË-fir|afnt poor le 14 mai â« pins lard.

Ces propositions^ impératif ementïormolées par Menschikoffy déterminèrent le rappel de Rescbid-Pacha ao ministère des affaires étrangères; maiSy contrairement à l'espoir de l'ambassadenr rosse, qui avait favorisé le retour de ce minisire an pouvoir, Rescfaid-Paclia ne fit qu'affermir le Sultan dans ses intentions de résistance. Un nouveau délai de quelques jours fot demandé à l'ann bassadeur, qui ne le refusa point; mats comme ces pourparlers n'aboutissaient à aucun résultat, MenscUlieff déclara, le IS mai, qu'il rompait définilivement ses relations avec la Sublime Porte.

ce L^nsemble àeê conmiunicatîom d«i Divan, disait l'ambassadeur, l'ayant convaincu de l'ÎDtitilfté de ses efforts po«ir amener sur l'objet de ses réclamations une entente conforme à la dignité de son auguste maître , il se voit dans l'eUigation de déclarer : qn'il considère sa missioo èomme terminée, que la cour impériale ne sau-* rait, sans déroger à sa dignité et sans s'exposer h de nouvefles offenses, continuer d'avoir une légation à Constantinople et d'entretenir sur l'ancien pied des rela>tiiHis politiques avec le gouvernement ottoman; qu'en eoaséqoence, et en vertu des pleins pouvoirs dont il est tnnni,. il quittera Constantinople en emosenant avec lui tout le personnel de la légation impériale, à l'esception du directeor de la chancellerie commerciale, qui , avec les emi^oyés qui lui sont adjoints , continuera à gérer les Maires de navigation et de commerce, et à protéger les Intérêts des sujets russes et l'expédition de leurs bâti- «neuts; qn'il regrette profondément de devoir prendre

cette détermination , mais qu'après avoir rempli fidèlement les ordres de l'Empereur en soumettant à la délibération de la Sublime Porte les propositions les plus conciliantes, les plus équitables , les plus conformes aux véritables intérêts «de l'empire ottoman, après avoir acquis la pénible certitude que le cabinet de Sa Majesté le Sultan n'était point disposé à y faire droit, il s'acquitte d'un dernier devoir en rejetant toute la respontebilité des conséquences qui pourraient surgir sur le cabinet ottoman , qui semble avoir pris à tâche de faire naîfre une grave mésintelligence entre les deux empires; que le refus d'une garantie pour le culte orthodoxe grécorusse devra désormais imposer au gouvernement impérial la nécessité de la chercher dans sa propre puissance; qu'ainsi toute atteinte portée au statu quo de l'Église d'Orient et à son intégrité sera considérée par l'Empereur comme l'équivalent d'une infraction à l'esprit et à la lettre des stipulations existantes et comme un acte hostile envers la Russie , qui imposerait à Sa Majesté l'obligation de recourir à des moyens que , dans sa constante sollicitude pour la stabilité de l'empire ottoman et dans son amitié sincère pour Sa Majesté le Sultan et celle qu'il a professée pour son auguste père , l'Empereur a toujours eu à cœur d'écarter, n

Le même jour, exécutant ses menaces , MenschikoCf se retira à Buyukdéré à bord du navire qui devait le conduire à Odessa; mais sans quitter immédiatement Constantinople , il consentit à rester en rapports offi* cieux avec le ministre des affaires étrangères, afin de tenter un dernier effort. Modifiant la forme de ses prétentions, sans toutefois se départir des principes qu'il avait si nettement posés, il se bornait en ce momeots adresser ou Divan un projet de note maintenant les

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