‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 251 sur 331 · CHAPITRE DIX-HIITIKMB · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-HIITIKMB

demandes fiormulée» par le projet de Sened y savoir : Que le calte orthodoxe d'Orient, son clergé , ^es églises et ses possessions , ainsi que ses établissements religieux, jouiraient dans l'avenir sans aucune atteinte, sous Tégide de Sa Majesté le Sultan, des privilèges et immunités qui lear étaient assurés ab anliquo, ou qui leur avaient été accordés à différentes reprises.

La Porte repoussa cette note comme elle avait repoussé le traité ainsi que les projets de Sened , et Menschikoff , emmenant avec lui le personnel de la légation russe, quitta Constantinople le 21 mai.

Les armements que la Russie poursuivait depuis les premiers jours de 1853 prirent dès lors des proportions plus menaçantes. De son côté , le gouvernement turc continua ostensiblement ceux qu'il avait commencés dans l'ombre et le silence. Reschid-Pacba notifia officiel* lement, mais en des termes très-modérés, ces préparatifs aux représentants des grandes puissances, qui commençaient à s'inquiéter sérieusement de ces dispositions belliqueuses. Cependant la Russie, ne voulant point elie-méme recourir ex abrupto à des mesures extrêmes dont elle prévoyait les conséquences, résolut de tenter aoe nouvelle démarche à Constantinople avant d'en appeler à la raison du plus fort. M. de Nesselrode expé-» dia par un courrier au grand vixir une dépêche déclarant qoe dans le cas d'un nouveau refus, les armées russes entreraient immédiatement dans les principautés danubiennes, pour le& occuper jusqu'au jour où la Porte donnerait son adhésion formelle aux demandes posées par le prince Menschikoff.

Tout en repoussant une intention de conquête, le langage du chancelier était clair et catégorique. « L'Empereur, disait-il , approuve pleinement la conduite ténue

2S8 HISTOIRE D£ L'ËllPËRElB XICOLAS.

par Heoaobikoff ; » il iotMlait forteOMut pour que dns l'iolérét de la pau le Soiten tigaàt sans tmHèmie interne la dernière note de Tankaasadeur, et il i« aeeordait huit joura pour 4|o'il k fil parvenir à oe prinee, qui devait ae Ivoouer etteore à Odessa.

A ees menaeca de guerre le gnud unir ré|Miidit par un nouveau refus. Repoussant aveo une grande fiBrsDelé de langage la reàponaabilité q«e la Rnsaie finsail plaser aur le cabinet eUoman y û retoomail avec «as eeriaioe habileté de logique Targuaieat dont e» se servait contre lui. N'était-il pas en droit de reprocher dans nse sénie mesure an gouverneoient russe le manqne de oenfiance envers le Gnud Seigneur doiat on raccosait de &ire preuve envers rautocrate? Lequel des denx gennene^ menAs nenlrait le plus de défiance, lasliii qui oflkaift les assurances les plus tormelles, on celui qni^ n'en tenant aucun compte, exigeak un engageoMnt contraire à Ja dignité d'nn penpk? « gi les intenlisns dn eahÎMt de Saint*Pétersbemrg aant aussi lejnles que les nètres, disait en terminant Reschid-Pacha, il n'hésileni pas à charger un ambassadeur entvaordimaire de venir immser à Constanlinopls des négoeiatinns pmsr y eondure un aecomoiodeaiént sur des bases telles qsw h Fort» pourrait raoeepter sans porter atteinie à son indépendance et à l'antorité souveraînn du Grand Seâgnenr. »

Bien que roecupalion des principantésdamibisanef, manlfeslemenl contraire aux traités qui règlent fasfrsntlàres de Tempire ettoman et de la Rnssie, anierisàt la France et l'Angleterre à enfimndre de kiir eôlé les stipulations du traité de 1841, qai isement les déirsifti aux, nasirea de gnerre de tontes les pmssasioes, elles résolurent de tout taire poor détourner les chnnces d'no conflit» eCde prendre «ne atlilnde d'observation armés

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