‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 281 sur 331 · CHAPITRE VINGTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGTIÈME

L'étoile de l'emperenr Nicolas pâlit. — Dernière proclanuaion. — llaUdie de TEa yamnr. — Pragràf du naL -^ Ifoit de mort. — Dcnien MCMmenlt. — ( admiiable et piense rétignation. — Adieux taprémet. — Goaieik. — mandation. — Âimei-Toas les uns les antres. — Kicolas dicte oim dépêche. Dispoeitions pour lat iumén^m, — Seèae s«bIiiB«. — Prient det i Mort de Temperenr Nicolas.

Lorsque la nouvelle de la déGûte de rarmée rosse ii Alaia parvint au palais d'hiver, Temperevr Nicelas ne voulut point y croire. « Tu mens, dit^il an courrier porteur de la dépêche y tu mens.... H est impossible que Menschikitf se soit laissé battre d'ms la position formidable qu'il occupait

— Rien n'est plus vrai, Sire, répondit le sinistre messager.... Votre généralissime a été battu, non par des hommes , mais par des démons qu'on appelle zouaves. » L'Empereur dut enfin se i^ndre à la vérité, à la vérité, qui bientôt pour lui se fit jour de toutes parts , terrible et menaçante , désespérée. Que pouvaient le courage et la valeur des armes russes devant le courage, la valeur, la discipline et la savante organisation des soldats de l'Occident? Tandis que les bateaux à vapeur et les chemins de fer transportaient à vol d'aigle les troupes , les munitions, les approvisionnements , les armes et les drapeaux de la France et de l'Angleterre en Crimée , les guerriers de la Hussie, conduits par des chefs inhabiles, des généraux de parade, s'avançaient lentement dans les steppes dé* serts du vaste empire , épuisant avant l'heure de la bataille des forces et un héroïsme perdus inutilement, sinon sans

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