TOME H. Si
p(H]r se ranger sous les drapeaax des puissances occidentales. Tout ce que l'iiéroïsme et Tamour de la patrie peuvent enfanter de prodiges, illustrait les efforts désespérés de la défense bravant avec une froide intrépidité la pluie de fer qui inondait Sébastopol ; mais l'attaque , n<m moins héroïque , se rapprochait à chaque instant du cœur de la place, et le jour était proche oii les aigles de la France devaient déployer leurs ailes victorieuses sur la tourMalakof, que les soldats français, dans leur langage imagé, appelaient la iourmal à prendre.
Une fois encore , l'Empereur, qui à défaut de la victoire désirait la mort, fit entendre sa voix à ces braves et fidèles guerriers; voici l'ordre du jour qu'il leur adressa dans les premiers jours de décembre :
« Les causes de la guerre, qui dore encore, sont pleinement connues de Notre bien-aimée Russie. Elle sait que ni vues ambitieuses, ni désir d'obtenir de nouveaux avantages, auxquels Nous n'avions pas droit, ne Nous ont servi de mobile dans les actes et circonstances qui ont eu pour résultat inattendu la lutte actuelle. Nous avons uniquement eu en vue de sauvegarder les inunu-» nités solennellement reconnues de TEglise orthodoxe et de Nos coreligionnaires d'Orient ; mais quelques gouvernements Nous attribuant des intentions intéressées et secrètes, qui étaient loin de Notre pensée, ont entravé la solution de cette question et ont fini par former une alliance hostile à la Russie. Après avoir proclamé qu'ils avaient pour but le salut de l'empire ottoman, ils agissent contre Nous à main armée, non en Turquie, mais dans les limites de Nos propres Etats , dirigeant leurs coups sur les points qui leur sont plus ou moins accessibles : dans la Baltique, dans la mer filandie, dams la mer Noire , en Tauride et jusque sur les côtes les ]dus