‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 31 sur 331 · CHAPITRE mOISlftlIK. f · texte numérisé non relu

CHAPITRE mOISlftlIK. f

définitiieib Eo même temps, le grand-duc Michel reçvf Tordre d'accooB|nigiier en personne fecoorrier, pour

hâter la réponse du Césarowilscb

C'éiail le 17 décembre : an moment de son départ^ rioq)ératrice mère loi adressa ces mémorables paroles : ff JMs que tous verrei votre frère le grand -dac Constantin, dites-lui et répétez-lui qu'il ne perde pas One mÎDute à bous répondre, <;ar le sang pourrait couler....

— Il vlz. pas encore coulé, lépoodit Michel en proie à un sinistre fressentimeiit , mais il coulera, soyez-en sftre^ mamère....

— Parlez donc, mon fils, et que Dieu vous acoomv pagseN

Dms le cas prévu oh Michel aurait rencontré sur la route un courrier venant de Varsovie, il devait, eoofer** mènent a ses dernières instructions, ouvrir ses dépêches et revenir immédiatement à Saint-Pétersbourg. Sehm tontes les probabilités, il devait se croiser avec ce courrier an relai d'Upsal, sitoé i 300 verstes sur la route de Varsovie. Ce fut ià qn^tl se décida a l'attendre, dévorant do regard, ainsi qu'il le raconta plus tard à l'Emperenr, Je chemin oè il ne voyait rien venir, et de la pen<> sée les heures qui lui semblaient longues comme des siècles.

De son oMé, le grand^duc Nicolas attendait avec une ftbrile impatience les dépèches qui devaient lui permettre de prendre en&i mie attitude accentuée en Cacn de la ntoation qni s'aggravait à chaque instant davantage.

Dans les premières heures ^e la matinée du 24 dé* cembre, il venait de se jeter tout babillé sur son lit, hmqu'on vint ]ui atanoncer l'arrivée du baron Fridériks, peitair é^an paqnet expédié de Tagaoïrog par le chef

<08 HISTOIRE DK L'EMPERKUt NICOLAS.

d'état-major le général Diebitsch, avec œtte suscription : A Sa Majesté (mpériale.... {en prepres maiH$)y eamu très-^rave....

tt Qu'on Fiatroduise immédiatement! s'écria le graadduc en sautant à bas de son lit ; et marchant à sa rencontre il lui dit : Quelles nouvelles sont contenues dans ce paquet?

— Je l'ignore, répondit le baron ; je puis vous dire cependant qu'un paquet semblable a été envoyé à Varsovie au Césarowitsch...»

— Ce paquet ne m'est donc pas destiné? demanda Xicôlas tourmentant dans ses doigts la mystérieuse dépêche.

— Mes instructions portent que je dois le remettre à Votre Altesse Impériale , si l'Empereur ne se trouve point à Saint-Pétersbourg... »

Le grand-duc rompit aussitôt le cachet et parcourut, sans trahir la moindre émotion, une dépêche dont la gravité aurait dû foudroyer un moins m&le courage. Le général Diebitsch lui mandait de la manière la plus positive la nouvelle d'un vaste complot qui devait éclater bientôt . au sein de la capitale , si même les conspirateurs n'avaient déjà donné le signal de le mettre à exécution.

Cette nouvelle n'était que trop bien fondée.

Il existait depuis 1816, en Russie, parmi les intelligences pensantes et surtout au sein de l'armée, qui sur les champs de bataille, dans les débris de cartouches d'un simple soldat français , avait trouvé un fragment de la civilisation occidentale ; il existait, disons-noiis, des associations secrètes, modelées sur celles de la rêveuse et lymphatique Allemagne. Un grand nombre d'officiers dont plusieurs appartenaient aux premières familles de

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