‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 49 sur 331 · CHAPITRE QUATRIÈME. Idf · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. Idf

ses ramificatioDS un mal dont le germe remonte à piasiears années, et y j'en ai la confiance, ils le détruiroal jusque dans sa racine , ils purgeront de cette coniagion étrangère le sol sacré de la Russie^ ils feront disparaître cet odieux mélange de tristes vérités et de soupçons gratuits qui répugne aox âmes nobles ; ils tireront à jamais une ligne de démarcation tranchante et ineffih çaUe entre Tamour de la patrie et les passions révolutioDuaires, entre le désir du mieux et la fureur des bouleversements; ils montreront an monde que la nation rosse, loi^ours fidèle à son souverain et aui lois, repousse les secrets efforts de l'anarchie comme elle a repoussé les attaques ouvertes de ses ennemis déclarés ; ils montreront comment on se délivre d'un pareil fléau, et ils prouveront que ce n'est point partout qu'il esi indes* tructibie.

» Nous avons droit d'espérer et d'attendre ces résultats salutaires de l'attachement que toutes les classes de Kos sujets témoignent à Notre perscmne et à Notre trône. Au milieu des événements du 14-26, Nous avons trouvé avec joie, avec reconnaissance, dans les habitants de la capitale autant d'affection que de zèle , dans les troupes, le plus impatient désir de châtier la révolte au premier signal du monarque; dans leurs chefs, le plus sincère dévouement inspiré par un sentiment profond d'hooneur et d'amour pour Nous. Parmi eux s'est dis* tûigué le comte Miloradoviritsch, soldat intrépide, habile capitaine, chef constamment aimé,- terrible dans la goenre, doux dans la paix, adminisirateur plein de jastice, ardent à remplir les ordres de son souverain, fils dévoué de l'Église et de la patrie ; il est tombé sous I^ coups d'une main lâche et perfide, loin des champs de iKUaiile, mais il est tombé victime du sèle dont il brûlait

toujours; il est lombé fidèle à son devoir, et désormais y dans les annales de la Russie , sa mémoire sera

impérissable.

» Signé Nicolas, i»

La pensée qui devait présider aux destinées de la Russie pendant le règne du nouvel empereur, se trouve moulée tout entière en caraclères de bronze à chaque phrase de ce documenL Elle se révélait déjà en ces trois mots : Justice, fermeté, expiation, c'esl-à-dire haine implacable aux hommes et aux choses de la révolution.

Les premiers soins de l'empereur Nicolas en acceptant le trône furent de notiGer son avènement aux puis* sances étrangères, et d'expédier dans toutes les provinces de la Russie, ainsi qu'en Pologne, l'ordre de reconnaître son autorité impériale et royale.

Dans la notification adressée aux ministres des puissances étrangères, Nicolas déclarait qu'il marcherait de tout son pouvoir sur les traces du souverain dont il pleurait la perte , qu'il professerait la même fidélité aux engagements contractés par la Russie , le même respect pour tous les droits que consacraient les traités existants , le même attachement aux principes et conventions de la paix générale, et qu'il ne négligerait rien pour resserrer plus encore les liens qui subsistaient entre toutes les puissances.

Dans sa proclamation aux Polonais, le nouveau roi déclarait que son désir invariable était de continuer en Pologne l'œuvre d'Alexandre, et de maintenir dans toute leur intégrité les institutions qu'il leur avait données. A cet effet, Nicolas prometlait et jurait devant Dieu d'observer l'acte constitutionnel, et d'apporter tous ses soins à en maintenir l'observation.

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