TOME I. J
«H HISTOIRfi »E L'EMPEREUR XIGOLAS.
l|«ie celle de Dieu , devait-elle idipôMr «le seconde fim à la moti un saerifi^e <ju*elle semblait refaaer? L'Empefmv seul pMVait résoudre cette question ; et rEmpêftxiTf retiré d«ins ce moment dans la chapelle de son palais de Tsarskoé-Sélo , priait avec Tlmpératrice pour les DKiilieureint que les inexorables rigueurs de k politique avaient soustraits k sa clémence. En son absence , personne n'osa prendre Plnitiatife et la responsd>îlilé d^un sursis qui aurait abouti sans doute à une comoitH lation de peine. La justice humaine ^ interrompue quelques instants , reprit son cours. Remontés sur la platefenne de Téchafevid rétabli , les patients durent assister une seconde fois aux préparatifs de leur supplice. Ryleietf, d'abord étourdi par «a chute , marcha d'un pas ferme vers la potence qui lui était destinée ; il ne put cependant retenir cette ironique exclamation : « Maihenfeux le pays oii l'on ne sait pas même pendre un iiomme I y^ Serge MouraviefT Apostol fit observer que la haute cour ne l'avait point condamné à subir une double mort. <t D'ailleurs, ajouta-t-il, si j'ai mérité la mort, le mode dVxéeution est illégal, puisque, militaire, je devais être fusillé et non pendu I y> Bestoujeff-Rumine, plus maltraité que ses complices , n'eut pas la force de se soutenir sur ses jambes , on dut le porter sous le gibet. Une seconde fois le nœud fatal se noua autour de leur cou , et au bout de quelques secondes , le roulement des tambours se diargea de prononcer l'oraison funèbre des isuppliciés. C'est ainsi que, commencé dans le sang, se termina, ?sept mois après, le drame du 26 décembre.
Le lendemain une cérémonie funèbre et religievrse eut lieu sur la place du Sénat, où le général Milorade- U'itsch et plusieurs soldats fidèles avaient fait à leur devoir le sacrifice de leur vie. En présence de toutes les troupes