‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 81 sur 331 · CHAPITRE SEPTIË&IB. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIË&IB. S

il se porla rapidement sur Elisabetbpol afin d'y opérer sa jonction avec le sardar d'Ërivan , et de manœuvrer ensuite de manière à s'emparer de Tiflis. Sur son passage, dans le khanat de Karabagb, était la forteresse de Cboucba, que le prince royal ne pouvait pas laisser sur ses derrières. Il espérait d'autant plus l'emporter sans coup férir, qae ses émissaires l'avaient renseigné sur la position de cette place , défendue seulement par six compagnies du 42* des chasseurs à pied et quatre bouches à feu; mais le courage de son commandant, le colonel RéoQt, décidé à s'ensevelir sous les ruines de la forteresse plutôt que de l'abandonner à l'ennemi , la rendait presque inexpugnable. Abbas-Mirsa somma ce brave officier de livrer la place confiée à sa valeur, a Viens la prendre! » répondit Réout; et le prince royal, espérant l'écraser par le nombre, l'attaqua aussitôt avec la plus grande partie de son armée. En même temps il détacha l'autre partie sous les ordres de son fils aine Mahmed* Mirza pour occuper Elisabetbpol; cette place ayant été prise, Mahmed-Mirza opéra sa jonction avec le sardar d'Érivan, et marcha sans perdre de temps sur la rivière du Kour pour envahir la Kakhétie. Mais la forteresse de Choncha continuait à résister avec l'énergie du désespoir à toutes les attaques de l'ennemi. Ni les fatigues de la garnison combattant nuit et jour sur les remparts, ni le manque de vivres et de munitions, ne purent ébranler le courage du colonel Réout. Cette héroïque résistance, reiesant pendant plus de six semaines le principal corps de l'armée persane sous les murs de la place, donna le temps à quelques bataillons de ligne des frontières du Caucase de rejoindre le général en chef à Tiflis.

Le gouverneur général Ermoloff ayant réuni ses troopes disponibles, les dirigea sur les points occupés par

l'emieini en plusieurs divistons. La prenûère, mus I eomnaDdement du lieutenaut géséral de cavalerie princ Madaioff, le trouva le 14 septembre en bce de Pavaoi garde des Persans retranchés sur la rive droite de 1 rivière de Charahora au n<Mnbre de 10,000 hommes dont 2,000 d'infianterie régulière, 7 à 8,000 cavalien 4 boudiea à feu et 20 ialeonets montés aur des eba meaux. Ces troupes étaient ooousiandéet par Mafamed Mirza et le sardar Amir-Kban; elles ae mirent aussiti en bataille et ouvrirent un feu assez vif d'artillerie; mai quelques pièces de «anon mises en batterie par k Russes ne tardèrent pas à l'éteindre. Alors les eavaliei persans se débandèrent, et Tinfanterie, vigoureuaemei chargée par la cavalerie ruaae, opéra sa retraite ave une grande perte.

Après cette affaire, qui coûta aux Persans denx kbant 2,000 hommes restés sor le champ de bataille, un pièce d'artillerie et onze falconets , le prince Madatoff s porta sur la ville d'ElisabetfapoI, qu'il occupa sai résistance. Ces premiers avantages obtenus , le gouvei neur Erraoloff ordonna à l'aide de camp général Paski vitch, qoi se trouvait à la tète d'une antre division, < se joindre au général prince Hadato£ Ce monvemei fut opéré dans la nuit du 21 aux environs d'Ëlisabelhpc Abbos*Mhrsa, informé de celte manœuvre, se faàia < lever le siège de Choucha , passa le Terter et s'avam sur ce point dans le dessein de livrer bataille et de rel ver par un coup décisif le moral de 9e% troupes, déoon ragées par Téchec du 14.

Les deux armées se rencontrèrent à boit kilomètr environ d'Elisabelhpol , sur les bords de la petite rivièj de Djéham. Abbas -Mirza voyant devant lui une poiga< d'hommes comparativement aux forces dont il disposait

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