‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 82 sur 331 · CHAPITRE SfiPTI«IIK · texte numérisé non relu

CHAPITRE SfiPTI«IIK

ne douta pas un inslant que la victoire ne se rangeât celte fois encore du côté des gros bataillons. En effet, le général Paskevitch n'avait ptt mettre en ligne que 6,000 bomoies d'infanterie , 3,000 cavaliers et quelques pièces de canon, tandis que le prince royal comptait sous ses drapeaux 24,000 faulassins réguliers , 8,000 hooMMs de troupes diverses, 12,000 cavaliers et une nombreuse artillerie.

Les Persans attaquèrent les premiers avec assez de résolution, mais l'action fut de courte durée : les carrés d'inlanterie persai^e , foudroyés par le feu de rartillerie russe , forent mis en dérouie. La victoire de PaskeviAch fut complète^ 1,120 prisonniers, 2 khans, 3 drapeaax, 3 boucbes à feu, 1 falconet et 80 caissons, tomberait en sou pouvoir. Âiasi battus, dispersés et mis em faite, les Persans se hâièrent de repasser l'Arase.

Le schah de Perse se trouvait à Amar, petite ville de rAdzerbaîdjaa, lorsqu'il apprit de son fils lui-mcHie les échecs successifs que venaient d'éprouver ses armes. A cette nouvelle, le monarque, qui avait toujours incliné pour la paix, adressa de violents reproches à son fils, et le menaça de lui faire crever les yeux et de le déclarer déchu de ses droits à la couronne; mais cédant bienlàt à ses prières, et se ralliant à l'espérance que le prince conservait de rétablir ses affaires, il consentit à lui Cournir de nouvelles troupes. Sur ces entrefaites, le but que s'élaieot proposé les armées russes se trouvait atteiol; le général Paskevitch jugeant inutile de poursuivre rennemi dans un pays dévasté et par une saison dé£i-* vorable aux mouvements militaires, reprit ses aociemses positions sur la rivière de Tcherakene.

Ce fut la dernière phase importante de cette campagne, à la fin de laquelle Abbas-Mirxa, vaiactt mais non décou-

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ragé, campait avec une nouvelle armée à cinq kiloroë dn pont Kboudapesin, à deux portées dn canon ru On voit y d'après le caractère de cette guerre, que parties belligérantes avaient également envie de la miner, et Ton peut croire que TAngleterre usait toute son influence pour obtenir ce résultat d'ace avec ses intérêts.

En effet, elle ne pouvait favoriser la puissance ru dans ses projets d'agrandissement aux dépens de Perse , avec laquelle elle était liée par un traité qui d moment à Tautre pouvait Tentrainer dans une gue contraire à sa politique* Par ce traité, signé le 25 vembre à Téhéran , la Grande-Bretagne garantissait i Perse, en cas d'invasion par la Russie, non-seulem un secours de troupes, mais encore un subside 200,000 livres sterling par an et pendant toute ia duj de la guerre.

L'empereur Nicolas, au milieu des graves intéi dont son gouvernement était occupé à l'extérieur, négligeait rien de ce qui pouvait améliorer la condit des peuples, favoriser les progrès de la civilisatioi fertiliser les desseins généreux que lui avait légués frère Alexandre. Tous ses actes sont marqués au coin la justice, de la sagesse et de la raison. Désireux d' lever aux lois, aux mœurs, aux usages, tout ce pouvait rappeler l'ancienne barbarie, il tranchait, p< ainsi dire, dans les chairs vives de la Russie pour ai ver à la source du mal et cicatriser les plaies mon inhérentes à la nature humaine. Rien n'échappait à i regard embrassant dans un même rayon les rouages plus opposés de la machine gouvernementale... et \\ était son intelligence qu'il apercevait au premier ce d'œil la manière dont ils fonctionnaient.

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