‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 87 sur 331 · CHAPITRE HilTIÉUE. SM · texte numérisé non relu

CHAPITRE HilTIÉUE. SM

beys, les anciens, et la popolaiion toui entière semant de fleurs, suivant l'usage du pays, le chemin que devait parcourir le généra] en chef, se rendirent à sa rencontre. Cinq jours après, Paskevilch fil chanter en Thonneur du Dieu des armées un TeDeum accompagné d'une salve de cent un coups de canon.

Dès le 29 octobre, Feth-Ali-Khan , gouverneur militaire de Tauris, reconnaissant l'incontestable supériorité des armes russes, était venu faire de la part du schah de Perse des ouvertures de paix au général Paskevitch^ qui l'avait chargé de porter à la connaissance de son souverain et d'Abbas-Mirza les conditions aoxqueUes l'empereur Nicolas accorderait la pail sollicitée par la cour de Téhéran. Abbas-Mirza envoya immédiatement un général en' chef, son caîmacan, avec de pleins pouvoirs pour ouvrir les conférences. De son côté, Paskevilch désigna le conseiller d'État d'Obreskofil Les conférences s'ouvrirent aussitôt dans un petit village situé à deux lieues de Tauris, et se terminèrent le lendemain par des préliminaires de paix tout en faveur de la Russie ^

Paskevifch, dont l'intelligente activité n'abandonnait jamais rien aux éventualités d'une réflexion dont il suspectait, non sans raison, la loyauté, n'accorda au prince royal qu'un délai de six jours pour y donner son adhésion. La réponse de ce prince parvint à Paskevitch dans le délai fixé ; elle contenait son acquiescement à toutes les conditions. On décida ensuite que pour s'entendre sur la rédaction d'un traité définitif, le prince Abbas-Mirza , muoi des pleins pouvoirs du Schah, se rendrait à Dei- Khargon, à quinze lieues de Tauris, sur la route de Maragha; que le 2 novembre ce prince, accompagné

' Voyez Ict Docunumis historiques, ifi 9.

^ Ml HISTOIRE DE L*ElfPERE«R NICOLAS.

senkinenf de sa Boite, composée de cent cinquante { , sonnes, arriverait à Tsebefisfer, où Ton enverrait à

: rencMitre une escorte de dragons, de nliians, avec d<

; ^ pièces d'artillerie cosaqae; que toutes les troupes d^

! i bas-Mirza, formant environ deux mille hommes, serai

renvoyées au delà du lac d'Ouroumia, dans rinférii de la Perse , tandis que les troupes russes occuperan I ht province de rAdzerbaidjan.

I L'arrivée d'Abbas*Mtrza, l'héritier du trône de Per

av camp russe, considérée comme un hommage reu à la supériorité des aigles impériales, est un des é sodés les plus remarquables de celte guerre imparfei ■Sent connue. Le*général Benkendorff, chargé de re voir le prince royal , se rendit à sa rencontre dans i vaste plaine située près du lac Urmio. Abbas-Min informé du mouvement du général russe, s'avança son côté, accompagné seulement de Feth-Ali-Khan , deux officiers étrangers qui étaient veikus de Téhéran rejoindre, et de deux grooms à cheval à ses câtés. Un ( détachemeot de dragons sous les ordres du comte Tos lui servit aussitôt de garde d'honneur. Abbas-Mirza p ôburut le front des troupes rangées en bataille, et les huL en langue russe. Lorsque le général russe s'apprm de Jui, rhéritier du trône persan lui tendit la main disant : « Je suis charmé , général , de voir au nomi de concinro la paix celui qui cette année a si vailla ment tiré l'épée contre moi. » Puis il ajouta avec t imposante dignité : « Il faut beaucoup de temps p< Corraer une nation à la guerre. Comme nous, qui ne 1 sons que commencer, vous avex eu vos jours d'éprei avant d'arriver au degré d^expérience et d'habileté Mus êtes aujourd'hui parvenus; vous avez été pour m de nobles adversaires, vous nous serez désormais

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