‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 88 sur 331 · CHAPITRE HUITIÉ)fE. Sm · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÉ)fE. Sm

bons ei généreux amis; car^ je Tespère autanrque jç le désire ) nous vivrons en paix à Tavenir. Quoi qu'il en soii, ne vous semble-t-ll pas étrange ^ fit-il en souriant, que ce soit moi qui vienne vous rendre visite en ces contrées? »

Le général russe Ini répmidit que dans la fortune contraire il avait fait preuve d'un courage et d'un talent qoi lui méritaient l'estime de ses adversaires, heureux de le recevoir en anii«

Alors Abbas*Mirza pria Benfcendorff de lui faire voir le gros de ses troupes , rangées en ligne sur le chemin à un demi-kilomètre du lieu du rendez-vous. Il ajouta qu'il serait heureux de lui voir présenter nommément les personnes de sa suite. Les Cosaques formaient la léte de h colonne sous lea ordres de leur chef, le colonel Schemscfaov; AUbas^Mirca le salua, et dit à haute voix an général :

tf Ces cavaliers sont, à mon avis, vos nueilienrea troupes. » L'aspect de TinfaDterie lui causa de l'étonnément^ mais lorsqu'il vit les havresacs, il dit en secouant la tête : « Gomment ces gens peuvent-ils faire de loQg«ies marehes avec un semblable fardeau ?. . . si est presque anasi eonaîdérahie que tout le bagage d'un de mes cavaliers, n

Il admira particulièrement l'artillerie, et il passa à cheval derrière le iront pour examiner les pièces. Un grand nombre de curieux accourus des villages voisins assistèrent silencieusement à cette scène. Trois œnts cavaliers persans étaient rangés de l'antre c6lé de la raule sous le commandement d'un beau jeune homme de seise ans, le fils du prince Abbas-Mirza. Ces guerriers jetaient autour d'eux des regards sombres, et le senti« nent de l'ameur-propre humilié se peignait sur leur visage. Abbas-Mirza, dont l'apparente gaieté faisait con-

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traste avec la farouche attilade de ses compagne d'armes, pria le général de faire défiler en parade devi loi un bataillon russe; il était monté sur un magnifiq cheval blanc richement caparaçonné. Avant de prenc congé du général , il lui témoigna le désir de connai l'empereur Nicolas, dont la gloire, dit-il dans son h gage imagé, semblable à celle d'un soleil levant, dev< répandre un jour ses rayons dans le monde entier, ajouta qu'il espérait une prompte conclusion d'une p^ solide à laquelle il contribuerait de tous ses efforts, termina en disant à Benkendorff qu'il espérait le v< bientôt en Russie.

Un témoin oculaire de la scène que nous venons décrire a tracé le portrait suivant de ce jeune prince. « serait difficile de rendre avec exactitude la noblesse l'aisance de ses formes alliées à cette dignité froide q convient à J'homme habitué au commandement. Rien saurait donner une idée do regard pénétrant, do souri naturel et constant qui animent ses traits légèreme empreints d'une tristesse mélancolique : son visage régulièrement beau comme les types d'élite qu'on adm parfois à Rome et en Asie ; ses grands yeux noirs s( vifs et pénétrants, ses dents superbes, son teint pftie basané, ses cheveux et sa barbe noirs comme de l'ébèi Il est d'une taille svelte et élevée; son costume, à IN ception d'un poignard étincelant de pierres précieuse est des plus simples. Il est à regretter que ce prince s entouré d'hommes incapables par leur esprit de s'élei à sa hauteur et de correspondre à ses pensées. Son pi vif désir est de civiliser son peuple, mais il loi faudr pour cela plus d'énergie , et à sa nation la religion cfai tienne , cor les préjugés religieux de son pays sont obstacle h tous ses' projets, n

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