CHAPITRE HUITIÈME. MV
de leors représmlaDots à Londres ^ tontes les mesures olfiffieares qui Beraient indiqnées par l'urgence de la sitoalMi , si) ooBtre tonte attente , la Porte Ottomane on les fines TepoossaieBt les conditions stipulées dans I'in<» léfM féctproqae des droits communs.
£fe osnidémtioii de l'attitude des Grecs, décidés à s*enaevelir sous ks raines de leur patrie plutôt que de retomiMsr sons le joug d'un esclavage insuppcniable, le Sultan aurait dû accepter, sinon avec reconnaissance, du moins avec «n empressemeirt intéressé, les ouvertures des cabiDets européens, offrant de remettre sous sa suzeraiflelé m peuple qui combattait en soldat let mourait en nailyr. Maïs HÉaimoud , mal conseillé par Forgueil ottoman, repoussa toute offre de médiation, et déclara qn^ m9iî le droit de punir ou de gracier des sujets re** belles, et qu'il en userait comme il l'entendrait envers et oMiiu tous, fi tint parole en intimant l'ordre aux flottes turques et égyptiennes de porter le fer et le feu dans la Morée et les îles de l'Archipel. €es ordres ne furent que trop fidèlement exécutés par le commandant en chef de l'armée ottomane Ibrahim , fils de Méhémet- Afi, pacha d'Egypte. Le sang coula bientôt à flots dans leo malheureuses provinces de la Grèce.
Vainement la Frusse, qui n'avait pas signé le trsoté éa € juillet, adressa an Divan des représentations pour l'engager à accepter les sages propositions des trois puissances signataires , Mahmoud resta sourd aux conseils de la prudence et à une voix amie qui avait recours même à la prière, ainsi que l'indique la note suivante, reimue par le ministre du roi de Prusse au cabinet de CoBstanttinople :
« La Prusse, disait le ministre prussien, n*a rien diangë à ses disposftions envers le Divan , et elle n*en
tm HISTOIRE DK VBUPSREUA NICOLAS.
changera pas non plus; mais elle veut ce que veole ses alliés; elle veut le but que la France, la Russie l'Angleterre se sont proposé en cherchant à assurer paix au dedans et au dehors de Tempire ottoman, cel d'arrêter une effusion de sang déplorable, de préserv une population chrétienne de son anéantissement, d'éloigner les éléments de désordre et de division qi ne menacent que depuis trop longtemps le repos d l'Europe.
n Je prie en conséquence, pour la dernière fois, i ministère turc de ne pas se faire illusion sur ces propi sitions respectives. Il doit maintenant connaître les de seins des trois puissances signataires du traité. U i peut ignorer qae ces trois puissances ont tous les moyei nécessaires pour les réaliser; mais il doit compreodi en même temps quel avenir la Porte se prépare si ell persiste obstinément à repousser les avertissements, U conseils et même les prières de ses amis. »
La voix de l'Autriche elle-même, quoique moins pr noncée , n'eut pas un meilleur résultat. Mahmoud ma chait fatalement à la catastrophe de Navarin.
Quoi qu'il en soit, le terme fixé par le traité è 6 juillet étant expiré sans que la Porte Ottomane y e fait une réponse écrite, les ministres des trois pui sances unies pour l'intervention, voulant épuiser toi les moyens de conciliation , adressèrent une nouvel note, à laquelle le reïs-effendi répondit de vive voix que la Porte n'avait rien à ajouter à sa déclaration à 9 juin.
Les ambassadeurs insistèrent de nouveao, et repn sentèrent au reïs-effendi que, d'après le refus ^e la Si blime Porte, ils devaient lui déclarer que les trois goi vemements alliés allaient prendre des mesures dont i
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Porte seale serait responsable.. La résohition de Mali^ moud restait iuébraiilable, et tel était l'aveugleaneiit de soo obstiDalion , qa'il manifesta énerglqoeoieDt au rels^ effeodi sen mécontentement de ce que ce ministre avait osé , malgré sa volonté, recevoir les notes des ambassa^ deors à ce sujet
Un plus long atermoiement de la part des ambassa^ dears eAt compromis la dignité des puissances signataires; en conséquence, les négociants sujets de ces puissances furent avertis de mettre ordre à leurs affaires pour être en mesure de quitter les Étets ottomans au premier signal. Les ambassadeurs enxrmémes, après avoir annoucé à leurs gouvemem^ats et aux amiraux alors en croisière dans l'Archipel l'inutilité de leurs efforts pour Je rétaUissement de la paix, se tinrent prêts à tout événement.
De son côté, le Sultan déployait une activité extraor^ dinaire, tant pour l'instruction de l'armée que pour rannement des châteaux du Bosphore et des Dardanettes. D'accord sur ce point avec le vieil axiome : Si vis paeemj para belhm, le Sultan paraissait intimement eonvainco qu'une alliance formée entre des partis hétérogènes agissant en raison d'intérêts opposés devait produire des résultats négatifs, attendu que la France et l'Angleterre, devant redouter les idées d'envahisse* ment de ia Russie, ne pouvaient vouloir, en bonne logique^* raffaiblissement, enccH*e moins l'anéantissement de la flotte ottomane. Les événements devaient prouver, vingtssept ans plus terd, que le Sultan raisonnait dans le vrai à ce point de vue. D'un autre côté , la Porte Ottomane espérait pouvoir écraser l'insurrection grecque avant l'exécution des menaces de l'intervention. Par ses soins, ooe flotte considérable sortie des Dardanelles allait, de
Mt HISTOIRE OK L'BMPSltfilIR NICOLAS.
eMèert awc eeHe du paeha d'Egypte, attaipwr d'Hydn, le principal foyer de la révolte. En m temps, les plaees de la Moirée se tnnivaâeat sériei iwiit neMioées pur les renforts de troupes régnli ei d'artillerie qae ResoUd-Pacha aHait rece^r, el moyen desquels il pourrait, liant ses opératioBS à ce d'flmlMB-Pacha , arriver à des réavliats décisiil.
Tudîs ^pxe la PiArte faisait toutes ses dispesM pour eoiÉbMre les effets de l'intervention dont elle i mtmmdey les puissamcea eontraelanles réunissaieat forces navales destinées à appuyer an besoin les dai du Émité qui ies ttaient entre elles dans un intérM o anaoL Elles étaient convwues d'envoyer dans la Médà ranée ebacane une escadre, dont les concmandants eoBtre^aosiral de Rigny pour la FVanee, le viee-am de Heiden pour la Russie et le tice^amind Codriog pewr l'An^eêerre, devaient se concerter pour ^are toas les événements.
fantiédiatement après la dédaralion des puissafl si^ataînss à 3a Porte, un oftcier an^gfois , le lieutem eokmel €raddodK :s'étaît rendu en Egypte pour en ] veinr le pacha et l'inviter à suspendre k départ Pexpéditiatt préparée dans le port d'Alexandrie; n cdmMÊ. , à ^ l'on supposait des idées d'indépendaa avait hâpondu ipie y fidèle à son devoir, il suivrait oitdres et ia fortune de son mattre. II tini parole ; dTet, bientM après, sortant du port d'Alexandrie ii la i de quatve-viogft-douae voiles , il échappa wn croisic des puisBsoces attées, et entra, le 29 septembre, dam port ée Navarin^ où il débarqua quatre mille liMim des nuoitioBs, des vivres en abondance, et un mil) de piastres dïspagne.
Sorceseiilrefoites, la Grèce, mieux conseillée, r
QHAFiTaB HdlTiÈMK. tm
accepté > ^w 8e« fondéa de vpouvoîir, toutes J69 (pnip^sitMB foî lui «Mtteot été ItHtes att novi 4es 4roÂs ^^amaa* ee«. DuwlaiDatiaée dii 21 septembre ^ aprèa des(ioui|Miv lers pefidant Jeiq«ela l'amiral anglais avaU «mpéobé uae difisioB de l'elMttdre taiiiiie de prendre la oier^ l'eiM^adre baafaiae nUia la flotte anglaise devant Navaria. lie 25 , le ooBlre^aiDiral 4e ftîgoy et le lôce-amiral Codriogtoii ebti]ii6Bt wêb audience d'Ibrafaitn. Aftès les com^lir fliente d'nu^e^ les deuic amiraux iosiatèreiit pour que l'entretitti a'eftt lieu qu'en pitéseace du premier drogr muEL llaiB UmvIûdi répondit emphatiquement que lu luBiièf« étant fiûte poor tous , il ne voulait entendre les aaairaïuL que devant <ous ses officiers,.... « Nous y censentons^ répliqua le comte de Ri^y, quoique la lumière mi pufok i'incoaaéMent d^dairer les nns et d'aveugler les aulfea. i> Les amirauK déclarèrent alors que l'état des efaeses s'était aggravé par l'obstination de la Pbrte Ottonan^, depuis qu'ils avaient reçu de leurs gouveiv aemoils l'ordre formel de coatfraindre par la force oeUe dea 4kwl parties* bdiUgérantes qui se refuserait à frire ceeaer r^asîon du sang. « Les Grecs, ajoutèrent-ils, oat ncoeplé aveeeD^resseaaentcesppejpositîaaB; raaintenani, « voM persiatea ^ul à v^idoir donner caurs ai» kostitiléa, neta devons vous prévenir d'une diese«.«.* et n«iis voas supplions en grâce , au aitmi de l'iHunMuté y de la prendre en considération...
— Laquelle ?4enMtnda fièrement Ibrahim en posant h main sur la garde de son cimeterre comme pour dire : Je saie, moi aiieai^ prêt k tout événement
— C'est ^ne vans H^mprottetArez inatilenient le salai de voire flotta, râpandûpeot les ambassadeurs, ^et qne vous eaerifieras sans atteun espoir de bénéfice les inté«rtts<de votre souverain, h
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Ibinhim ajouta : a Sans ordre fornid je ne tirerai | priemier coup àe canon ; mais si je reçois cet or soyes sûrs y messieurs, que, sans mMnquiéter Û€ menaces et de vos forces, je serai cachante de apprendre comment sait parler notre poudre.
— Et nous vous apprendrons aussi , répliqua vivej Codrington , comment nous saurons la rendre mo^ mais , grâce à Dieu , il ne s'agit pas encore de cela qu'il importe aujourd'hui, c'est de vider une quei humanitaire. » Et il s'étendit longuemeni sur l'insuABs; des moyens de résistance que la Porte pouvait opp à la volonté des puissances alliées. Il termina en dia u C'est plutôt votre cause que celle des Grecs que plaidons en ce moment «
Ibrahim , après avoir écouté les ambassadeurs ave admirable sang-froid , répondit qu'en sa qualité de se et de serviteur de la Porte, il devait exécuter les or qu'il avait reçus pour terminer la guerre de Morée une attaque décisive surHydra; qu'il n'avait point i lité pour répondre aux communications qui lui éU faites, mais que cependant la Porte n'ayant pas p le cas extraordinaire qui se présentait, il prenait soi propre responsabilité d'«n référer à Constanthiople que jusqu'au retour de ses courriers il engageait si rôle d'honneur que sa flotte ne quitterait pas Nava quelque dur qu'il fût pour lui de suspendre son dé dans un moment oik les Grecs n'auraient pu résister force de ses armes.
Profitant de cette convention, équivalente à un mistice, dont la durée devait être de vingt jours, Tesc anglaise appareilla pour Zante et l'escadre frani pour Milo , afin d'y faire des ^vres et de pouvohr veiller les mouvements de la flotte torque, soit qu
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se dirigeât sar Palras pour entrer dans ]e port de Lé* paDte, soil qu'elle menaçai Hydra» Les escadres combioëes avaient a peiné mouillé dans les ports choiàis pour leur rafitaillement, que la flotte turqoe^ au aiépris do la foi jurée et violant l'armistice ,. sortit de Navarin. L'amîral Coèriogtoo, instruit le premier de ce mouvement, reprit aussitôt la mer avec un vaisseau , une frégate et deux bricks , les seules forces qu'il pût opposer à sept frégates, neuf corvettes, deux bricks et dk-neuf bâtiments de transport.
Malgré cette iéoorme disproportion , l'amiral anglais n'hésita pas un instant à se préparer au combat ; mais avant d'ouvrir son feu , il envoya dire au commandant de la ûoiie turque que l'Europe apprécierait la conduite déloja/e d'/brahim manquant à la par<^e donnée, et qu'en attendant il était prêt à barrer le passage à la flotte ottomane. Celle-ci, virant aussitôt de bord, reprit la roQte de Navarin. Quelques jours après , une nouvelle division turque fut signalée gouvernant comme la première dans la direction de Patras; noais l'amiral anglais l'arrêta par une simple démonstration. De son côté , l'amiral français, prévenu par la frégate l'Armide de la sortie de la flotte turque, avait immédiatement repris la mer pour parer à tous les événements. Le 15, les Français qui se trouvaient sur la flotte ou dans l'armée d'Ibrabim ayant reçu l'ordre de quitter le service, se retirèrent à bord d'un brick autrichien. L'escadre russe arriva le 17 ; les trois amiraux commandant les escadres des puissances signataires se réunirent le 18 pour aviser aux moyens d'assurer l'exécution du traité stipulé le 0 juillet.
Considérant alors la violation de la suspension d'armes provisoire consentie par Ibrabim -Pacha, la continuité du
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système ^mtermiiiation poursuivi par ses troapes Morée , rinuliKté des peprésentslioiis qui liii ftvneni faites , ils résotorent à l'unanimité de prendre posii dans le pert de Navarin , pour de là adresser en foi è'ultinatm» à Ibratiica des propositions eonibriDe l'esprit du traité et aux intérêts de la Porte eAe-niéi Aux termes des instructions , le commandement en c devant être déféré au plus ancien des trois amirai Famiral Codrington arrêta aussitôt les dispositions cessaires.
Par un cnrdre du jour du \9y les flottes coDaiblnées noncèrent qu'elles n'ouvrlraienirpas le feu ^ mats qa^e y répcmdraient si les Turcs prenaient rinlHatlve combat. Le 20 à midi, les trois escadres, &vorisées le vent, se dirigèrent sur le port en deox colonnes première formée des escadres française et anglaise, seconde des vaisseaux russes. La flotte ottomane , fc de soixante-six vaisseaux de guerre, portant 2,200 b ches à feu et 23,000 hommes d'équipage, occupait i position en forme de fer à cheval, sous lé comman ment d'un amiral turc et d'un amiral égyptien ; elle payait ses ailes sur les battevies élevées à Tèntrée golfe. La flotte alliée se composait de vingt-sept vaisse de ligne , servis par 1,300 bouches à feu et 13,000 h mes d'équipage. Les deux colonnes devaient s'avan de conserve et se ranger en bataille devant la flotte o mane; mais la première, étant plus rapprochée du go devança la seconde , entra dans le port à pleines vo et s'embossa devant la ligne turque. Pour explique] motif de ce mouvement, Tamiral en chef envoya un < cier parlementaire à l'amiral turc. Cet officier, reç coups de fusil, tomba percé de balles; tm second offi^ eut le même sort; an mêàie Instant une frégate tnr
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lira deux coujps de canoa sQr la £rés«te irançaiie Ja Si^ rêne, qai riposta au&sitol par 3a bordée de tribord. CiiM| ainiiCea après ^ le combat deviat général 8W toute la ligne; la baie disparut dans un auage de tawée éclairé par la flamme de deux mille bouches à feu tonoaul à h (çÂ& el sans interruptioD.
Au premier coup de caooo, Tescadre russe » commandée par le vice-amiral comte Heiden, passant sons le lea croisé des batteries élevées à l'entrée du golfe et au miliea d'une ploie de fer , alla prendre sa place de combat à l'aile gauche ^ et^ s'approchant des lignes enr nemîes à portée de pistolet y vomit sur eUes une gréW de boulets : le vaisseau amiral russe , commandé par le capitaine Lazareff, s'engagea à l'abordage avec troîafré* g^Ltes ennemies et les anéantit en quelques heures^ Ani* mes par une admirable émulation, les matelots rusaes, inébranlables à leur poste , se répétaient entre w^ les paroles que l'amû-al leur avait adressées au coaunejiceméat de l'action : « Enfants , vous ne démantirea pas l'honneur du pavillon russe I n Groupés sur le pont et devant les sabords de leurs bâtiments» pas un matelot ne faiblit au milieu de cette tempête de Jeu. Des hommes qniy pour la plupart , se trouvaient pour la premières fois engagés devant l'ennemi, se comportèrent avec le sang-froid et le courage de vieux soldats. Accablés pac la chaleur, dévorés par une soif brûlante, ils se rar fraîchissaient en passant leurs lèvres sur les boulet& qu'ils allaient envojer à la flotte musulmane* Les épou-> vanlahles explosions des vaisseaux turcs se faisant sauter poar ne point amener leurs pavillons enflammaient leur coora^y et chaque bâtiment s'élevant en mille pièces dans les airs annonçait, en provoquant d'immensea hourras ^ les signes précurseurs de la victoire. Plusiettca
W^ HISTOIRI*: DE |;KMPKRËUR NICOLAS.
marins russes excilèreni Fadmiraiion de leurs camai par des traits de valeur digues de passer à la posté Le sous-officier Tourkiae se trouvait sur la hum grand mât quand un boulet vint lui fracasser le droit; malgré cette grave blessure, il descendit lui-n en s'aidant du bras gauche, et subit l'amputation manifester d'autre regret que celui d'avoir perdu Je droit, celui avec lequel, disait-il, il avait espéré 1 le signe de la croix pour remercier Dieu d'une vici remportée sur les ennemis des chrétiens. Sur un a vaisseau un éclat de mitraille vint fracasser la maii lieutenant Baranoff au moment où cet officier pc l'embouchure de son porte-voix : a Ce n'est qu'une i tignure, n dit-il; et prenant le porte-voix de l'autre i il continua le commandement, malgré les vives < leurs qu'il éprouvait* Chaque blessé tombait en crii Hourra I
De leur côté, les flottes française et anglaise, ri sant avec leurs alliés d'habileté , de courage et de ma nimité, firent des prodiges de valeur. Les Turcs mêmes combattirent avec un désespoir héroïque p que de se rendre. Les b&liments turcs mis hor combat coulaient ou sautaient banderoles déployées fanatisme de Mahomet s'ensevelissant dans le gloi linceul de sa défaite, inspirait à ses ennemis mi un sentiment d'admiration et d'effroi... A sept he du soir, et après une lutte acharnée dont les ani maritimes offrent peu d'exemples , la flotte turco-é tienne avait cessé d'exister; les flots de la mer, teinl sang, lui servaient de sépulcre. L'action avait < quatre heures; c'était, dit un témoin oculaire, le horrible et le plus magnifique spectacle à la fois cette succession non interrompue de vaisseaux livrés