‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 92 sur 331 · CHAPITRE HIITIÉIIK · texte numérisé non relu

CHAPITRE HIITIÉIIK

flamiBes de Fincendie, ou sautant danû les airs avec un épouvantable fracas.

Les escadres alliées, exposées au feu croisé des Turcs à portée de pistolet, eurent également beaucoup à souffrir ; plusieurs de leurs bâtiments furent si maltraités dans leur mâture et dans leur gréement qu'il fallut les envoyer à Malle ou à Toulon pour' y réparer leurs avaries; mais leurs pertes furent peu cousidék*abies relativenàent à celles des Turcs, estimées à sept ou huit mille hommes.

En apprenant le triomphe des escadres combinées à Xavarin, l'empereur Nicolas adressa aux vice- amiraux Codnngfon et de Rigny deux rescrits , éclatant hommage rendu à la valeur et à Thabileté de ces deux officiers généraux ^ Le cabinet de Sainl^Pétersbooi'g, dont l'opinion était plus tranchée dans la question grecque, regardait avec raison la bataille de Navarin comme devant placer à s<m véritable point de vue l'alliance et la politique des puissances signataires, et forcer la Porte Ottomane à subir leurs propositions. Quoi qu'il en soit^ prévenant toutes les éventualités, il prolestait de son respect pour le principe qui interdisait aux parties contractantes toute Tue d'agrandissement par la conquête ou tout avantage exclusif.

Le comte de Nessefarode , ministre des affîiires étrangères ^ adressa à ce sujet à toutes les légations cette note* circulaire, qui, dans l'état des choses, était la pensée intime du gouvernement de l'Empereur :

tt Ao moment oà la bataille décisive que les escadres combinées se sont vues forcées de livrer à la floUe tureoégyptienne dans la baie de Navarin occupé l'atiention générale , je crois convenable de vous dorïner connais-

i Voyes let Docmneats hwtoriqiiefl , ii<» ïi.

3M HISTOIRE D6 UEMPEREUR NICOLAS.

snee do pmal de me mos lefoel le cabinet impi envisage cet événement mémorable. Nous emssUms éemment désiré voir le traité de Londres exécuté ^ effbsioo de sang, et, sons ce rapport^ nous géi sons de notre vietmre; mais, d'un antre côté, TEn reur a bientôt recoann que dans l'alternative de renverser le principal but de ce traité par l'exlerm tien des Grecs sur le continent, et l'invasion i Ibrahim-Pacha menaçait les lies de l'Archipel , et sur le manque de fd» de ce dernier constaté deux fois pa violation de l'armistice solennel condu avec lui le 25 1 tembre, les anriraux qui s'étaient rendus dans la bai Navarin avec les intentions les plus pacifiques^ et q furent attaqués, ont simplement exécuté leurs insti tions et servi la cause commune avec succès en accep le combat. La bataille de Navarin place dans soo j véritable l'alliance et la politique des puissances qui signé le traité de Londres. Cet événement fait esp^ que le cabinet ottoman, éclairé enfin dims son aveu ment, s'empressera d'accepter les conditions qui lui posent, à la vérité, quelques sacrifices, maïs qui lai surent en ménae temps des compensations essentielle qui vont décider maintenant de celles que devra prei notre auguste maître. Dans toaa les cas, aoit qva Porte se détermine à une conduite conforme à nos va soit que par des mesures hostiles elle empire encor désavantage de sa position , Sa Majesté l'Empereur fermement décidé à poursuivre, intimement uni i l'Angleterre et la France, l'exécufion du traité 6 juillet, d'observer dans tout état de choses k m principe qui interdit aux puissances oostractantes U vue d'agrandissement ou quelque avantage exclusif* L'Europe était dans, l'attente de l'effet que devait j

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