‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 93 sur 331 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

dure à CoosUoitinople la noQTelle du désastre de Navarin. Las ambassadeurs, infomiés de cet événemeoi avant le Grand Seigneur, par des avisos expédiés du champ de bataille, eurent le temps d'arrêter les mesures qu'ils devaient prendre et les démarches qu'ils avaient à faire. En conséquence, le 1*' novembre, ils se présentèrent devant le ress-effendi, et lui adressèrent les questions suivantes :

a Quelles instructions la Porte a-l-elle données à Ibraliim-Pacfaa? De quel œil la Porte verra-t-eUe les me» sures hostiles que, le cas échéant, les escadres alliées poumient prendre? La Porte persiste-i-elle dans son refus déplorable? »

Le reîs-e£fendi y qui ignorait encore la défaite de la ûotte farco-égyptienne a Navarin, répondit que la Porte n'ayant pas demandé anx cours alliées les insfructioDS qu'elles avaient données à leurs chefs d'escadre , elle se croyait dispensée d'indiquer celtes données à ses généraux. « Nous espérons , dit-il , que les hostilités ne commenceront pas; mais, en pareille hypothèse, nous ne sommes pas disposés à vous dire ce que nous ferions ou ne ferions pas. Il serait insensé celui qui donnerait UD nom à un enfant avant sa naissance et avant de savoir le sexe auquel il appartiendra. En un mot , la Porte ne se départira jamais des principes qu'elle a énoncés. r>

En apprenant la destruction de ses forces navales à Navarin, le Sultan entra dans une vidente colère, et onbliaDt s€»n rôle de vaincu, il envoya an reïs*efiendi des instructions qu'une éclatante victoire aurait pu seule justifier. Le Teîs*eflFendi les résuma dans la note SQÎvanfe, ipi'il «ivoya, le 8 novembre, aux trois ambassadeurs : ^

c 1* Avant tonte négociation , et comme condition

première y les trois puissances devront renoncer k I intervention directe dans les affaires de la Turquie la Grèce ;

n 2" Les trois puissances feront une réparation pubi et solennelle à la Porte Ottomane pour Tinsulte fa son pavillon devant Navarin ;

y> 3^ Les trois puissances devront s'engager à p une indemnité à la Sublime Porte pour les domnu matériels résultant de cette insulte. »

Brennus , aux portes de Rome , jetant son épée < la balance de la victoire, n'avait pas eiigé davanti aussi la réponse des ambassadeurs ne se fit pas atten( aux trois points énoncés, ils répliquèrent :

tt P Le traité du 6 juillet ne nous permet pas d'à donner la question grecque avant qu'elle soit vidée

» 2* La marine turque ayant tiré le premier cou| canon à Navarin , rend dérisoire de la part du Di toute prétention à une indemnité ;

)) 3* La Porte devait d'autant moins attendre une s faction qu'elle avait été instruite en temps et liei danger auquel elle s'exposerait en repoussant les con de la modération et en prenant l'initiative de la foi main armée. »

Cette note énergique se terminait par une invita nu reîs-effendi de déclarer immédiatement quelles éîi les intentions de la Sublime Porte ; si , adhérant aux positions ultérieures qui lui étaient faites, elle était posée à révoquer sur-le-champ l'embargo mis sui bâtiments des puissances alliées.

Ces pourparlers ne produisirent que des résnltati gatifs. Alors, les ambassadeurs des puissances coai tantes, perdant tout espoir de faire accepter le trait Londres, quittèrent Constantinople dans la mâtiné*

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