CHAPITRE HIITIÉME
8 déceiDl»*6, après avoir confié à Tambassadeur des Pays*Bas les intérêts de leurs nationaux.
Aussitôt , dans toutes les mosquées de Tempire ottoman, fut proclamé le hatti*scfaérif prescrivant, au nom de Dieu, du Grand Seigneur et de la patrie, Tarmement général. Par ce document, adressé à tous les musulmans d'Earope et d'Asie, Mahmoud exposait la situation fâcheuse de l'empire et attribuait l'insurrection des Grecs à la haine des Rosses pour l'islamisme.
a Quoique tout annonçât , disait le Sultan à ses peuples , qu'à la fin on ne devait répondre aux hostilités des puissances que le sabre à la main, cependant, pour ne pas troubler le repos des musulmans , et afin de gagner le temps nécessaire pour achever ses préparatifs de guerre , la Sublime Porte avait cherché à temporiser par des réponses aussi satisfaisantes que possible aux propositions qui lui étaient faites de consentir à l'indépendance des Grecs; mais la loi, la raison, la politique et la religion, ne permettaient pas d'y souscrire. Si l'on cédait sur cette demande, la contagion gagnerait bientôt tous les Grecs qui se trouvent dans la Romélie et dans l'Anatolie; tous prétendraient avoir la même indépendance, renonceraient aux devoirs que leur impose la qualité de raias, et, dans le cours d'un an ou deux, ils parviendraient à triompher de la généreuse nation musulmane. . . Enfin, le jour viendrait où ils nous feraient la loi, ce qui pourrait, Dieu nous en préserve! amener la perte de la religion et de l'empire... Que si les trois puissances persistaient à vouloir forcer la Sublime Porte à souscrire à leurs prétentions, tous les musulmans ne devaient plus iaire qu'un seul corps pour la défense de la religion et de l'empire;- car cette guerre n'était pas, comme les précédentes, une guerre purement politique et enlre-
prise pour des provinces ou des frontières. Le bul infidèles était d'anéantir rislamisme et de fouler pieds la nation mosaloiane. Ainsi, la guerre aci devait être considérée comme nna giierre nationa religieuse ; tous les musulmans devaient s^y prépara prendre part, en cas de besoin, pour leur salut dai monde et dans l'autre. Le secours vient de Dieu. * Cette proclamation , destinée à répandre TinceadU l'imagination fanatique des sectaires de Mahomet, suivie d'une innovation bien autrement remarquable! un pays soumis aux lois de la routine. Mahmoud convc à Gonstantinople tous les chefs des districts pour les sulter et se coavrir en quelque sorte, pendant laU d'une ombre de représentation nationale. C'est ainsi le sultan réformateur, poussé dans ses derniers ret chements, cherchait à enflammer le patriotisiBe, Je i rage, les instincts religieux des mahométans, en i mettant leur fierté sauvage aux usages des nal chrétiennes dans leurs relations politiques.