‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 95 sur 331 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

Déctenlion ée ^mene à k Tvrqnte. "* Fiuiafe en Vtvàk. ^ VEmfenar nj/oimi

l'armée d'opération. — Honmiaget rendu par lei ennemii & la magnanimité de Wîcohf. — Benforf inatteiidn. ^ Ifardie rapido. — tneeèa. — Lande de 300.QÛ0 hoBUMS. ' Brillants coinbala an Cancaae. — Hamngne énergi^nc «» Victoire. — Ordre dn jour. — Faits divers. — Défection d*nn corps tnrc — Redditien de Vvna. — Danger qne eemi l'Bmperenr. — Teapéte faorriiile. -^ Service fnaèbre à Jbord d'on vaisseau. — Fin de la première campagne. — Mort de l'Impératrice mère. — Gréêlion d'une décoration de femmes. » Wonvcani pvépnnIiCi de gMttL ^ Snoeès dee amee fimnfeieee dans k F ékpenèoe.

Forcé de tirer Tépée po«r défiendre la dignité de sa conronne ei les droils de son peujple, droits acquis par des victoires et consacrés par des traités sîgaés avec du sang) l'empereur Nioelas y aeeiisé dans sa politique par la Porte Ottomane d'avoir fomenté et entretenu l'insur* rection grecque, d'avoir violé ou faussé les traités de Bucharest et d'Akkerman, rétorqua ces récriminations en accusant à son tour, mais avec ^us de raison, le cabinet de Constantioople de violer les traités oonforiMs à se8 vues, de fenner arbitrairement le Bosphore au commerce européen» et surtout au commesce des provinces rosses du sud.

Ces accusations trouvaient leurs preuves dans les aveux de la Porte elle-même, déclarant dans scm batti-schérif qu'elle n'avait accepté le traité d'Akkerman qu'avec l'in- * tentîon de le rompre, et qu'à l'endroit de la question grecque, elle avait cberché à temporiser pour la r^ soodre à son beure les armes à la main. La Turquie étoit prise en flagrant délit de mnuvaise foL

Ce ne fut pourtant qu'après avoir perdu tout espoir d'accommodement que le Cxar, décidé à en appeler

désormais au Dieu des armées, notifia aux puissa européennes en forme de manifeste la déclaratioi guerre de l'empire russe à l'empire ottoman ^

L'exécution suivit de près la menace par l'entré l'armée rosse en campagne dans les premiers jour printemps 9 tandis que la France de son cdié se pn rait à consacrer les armes à la main l'indépendance Grecs contre la domination de leurs oppresseurs. Ce sultat, on le sait, fut obtenu plus tard par la brill campagne de Morée. Un vaste plan d'opératious a été dressé pour assaillir à la fois la Turquie par ten par mer, en Europe, en Asie, sur la mer Noir sur la Méditerranée. Tout était prêt pour le passage Pruth. Déjà le feld-maréchal comte de Wittgenstein i pris le commandement en chef de l'armée d'opéral 25,000 hommes de la garde impériale avaient qi Saint-Pétersbourg, et marchaient avec un immense i tériel d'artillerie sur les roules de Kiew.et de Gitoœ

Le 7 mai , le principal corps d'armée , fort de 115, hommes , après avoir entendu un Te Deum-, chanté tète de chaque brigade, passa le Pruth sur trois colo sans trouver de résistance. La droite s^empara sans < férir de Jassy, de Bucharest, de Krajovo, et occu{ Moldavie et la Valachie. Les Russes étaient reçus pai en libérateurs plutôt qu'en ennemis. Le comte Pa établit aussitôt à Bucharest le siège des deux pr paotés, qu'il gouverna jusqu'à la fin de la camp avec une grande habileté. Quatre jours après ce prei succès des armes russes, le divan de Valachie adres l'Empereur une requête pour le supplier de vouloir incorporer cette province à l'empire russe; mais l à la ligne politique qu'il avait promis de suivre, V

'■ Voyes les Documenls historiques, vP 11.

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