‹ Histoire de l'Empereur Nicolas (trente années de règne)Chapitre 96 sur 331 · CHAPITRE NfiCVliliE. M · texte numérisé non relu

CHAPITRE NfiCVliliE. M

pereor liii fit répondre par le eomle de Nessdrode qu'il o'eatrul pas dans ses desseins d'agrandir ses Étals aux dépens des provinces qui les avoisinaient.

Pendant ce temps un autre corps d'année, conmandé par k graod-duo Michel , se portait sur Brailov pour en faire le siège. L'empereur Nicolas, parti le 7 mai de Saûil-Pétersbourg, arriva devant Braïlow assez à temps poer assister à la prise d'un des faubourgs de cotte place enlevé vigoureusement à la baïonnette; mais la crue subite du I>anube retarda l'établissement de la secaiide pardlèle et des batteries; la présence de l'Emperesr, qui payant bravement de sa personne visitait tous les postes et explorait les environs de la place sous le feo de l'ennemi, encouragea les travailleurs à ce point que dam Ja nuit du 24, on parvint à monter sur l'extréniilé droite une batterie de 24 pièces de canon qui ouvrit son feu à l'aube du jour, de manière à éteindre eeioi du bastion qui leur était opposé. Au bruit de la eanoooade, l'Empereur monta à cheval et se porta sur cette batterie pour s'assurer de l'effet qu'elle produisait; mais les Turcs, présumant à l'afflpence des oflficiers réunis sur ce point que le Czar devait s'y trouver, dirigèrent avec des pièces de gros calibre leur feu contre le tertre sur lequel Nicolas avait Mis pied à terre. Malgré /es boulets de 24 qui labouraient la terre à ses pieds , l'Empereur ne voulut quitter la place qu'après avoir rédoit ao silence les batteries ennemies*

Le lendemain , au moment où l'Empereur parcourait achevai les avant-postes, un parlementaire, portant un chapeau blanc et suivi d'un groupe de Turcs, se présenta devant lui pour le remercier de la part du pacba, commandant la place, de la générosité avec laquelle \l avait daigné rendre la liberté aux hommes faits prison-

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aiers depuis rinveslinesiant de la place, et des se ments magnaDimes qui avaient kispipé le dernier pi graphe de son ordre da jour aux troupes msses pnèh entrer ea campagne :

s Soldats, leur avait dit l'Empereur, eH conibatl contre des nations cirilisées, vous aves acquis i gloire impérisaaUe, noa^eulemeni par la liravoore ^ vous avez déployée , mais encore par votre géaérott Une obéissance passive à ses chefs, une discipline séw et la clémence envers les vaincus , ont toujours can térisé le soldat russe. Aussi avez-vous vu les paisib habitants accueillir votre.arrivée avec joie, et ceux i vous aviez vaincus vous saluer du nom de libérateu Soldats, vous conserverez encore celte gloire précteu En tendant une main amie à vos coreligionnaires, vi dompterez ceux qui refusent de se soumettre; maïs vc épargnerez les £Hdbles et ceux que voas trouverez dési mes; vous épargnerez les maisons, les propriétés; vi respecterez les temples de vos ennemis, quoiqu'ils p lessent une religion différente. Ainsi l'ordonne la d trine sacrée que nous tenons de notre Sauveur. Q qui par sa douceur et par son humanité se sera eonc les ennemis les plus acharnés, celui d'entre vous ( aura pris la défense de la veuve et de l'orphelin , s aussi cher à mon cœur que celui qui aura montré plus de bravoure dans le combat

yi Soldats russes, vous ne tromperez pas mon atten nous avons pour nous Dieu, qui couroone par la viclo le bon droit et l'intrépidité. »

Quoique les travaux du siège fassent poussés avec v grande activité , ils n'étaiaat pas suffisamment avsn pour fiûre espérer une prompte reddition de la piM Nicolas se décida à rejmndre pour quelques jours TI

GHAPITBE NECViiaK. tPi

iee, qui venait d'arriver à Bewlèr. De ià Leurs Majestés Impériales se rendirenl enaood^le à Odessa, pendant que le 3« corps se préparait à franchir le Danube vers Issatscha , sous les ordres du général RondlevUsch.

Ce passage, difficile en temps ordioûire, présentait aax soldats russes un obstacle presque insurmontable. La crue extraordinaire des eau avait soulevé le fleme de son lit pour le jeter sur les rives, transformées en marais fangeux. Malgré ces difficultés, les troupes parvkurenl à construire en quelques jours une digue mesurant dsai kilomètres de longueur : ce travail, digne des légions romaines y permit d'y asseoir un pont sous les jeux de 15,000 Turcs, qui, fortement retranchés dans une positioa au delà du fleuve , paraissaient disposés à en disputer le passage.

Sur ces entre&ites, un incident heureux vint fÏMâliter aux Russes le moyen de balayer l'ennemi de la rive diroite du Danube. Les Cosaques Zaporogoes, qui de>puis le seizième siècle occupaient l'embouchure du Danube sons la protection de la Porte, informés que Tempereor Niccdas, de retour d'Odessa, se trouvait en personne an camp russe, sollicitèrent la faveur de lui présenter leurs hommages. Us furent tellement séduits par son ailabilité et son air de grandeur, qu'ils lui offirirent leurs services en demandant à rentrer au sein de leur ancî^me patrie.

Dans la nuit du 8 juin, l'Empereur^ décidé à forcer k passage du Danube, se rendit au milieu de ses troupes sur la digue qui conduisait au fleuve , et assista, le. front découvert, à un Te Deum chanté pour implorer en ce momeoi décisif la protection du Dieu des années. L'alaman des Cosaques Zaporogues lui dit : « Sire^ d'après

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la manière doDt ooos nous comporterons j Votre Majc jugera si noiis sommes dignes de la servir. »

A une heure du matin, Nicolas fit ouvrir le feu j one balterie de vingt-quatre pièces de douze. Alors troupes russes , protégées d'un antre côté par les csm d'une flottille qui avait remonté le fleuve, s'élancer avec un élan admirable dans les embarcations , et pi vinrent, malgré une résistance acharnée de la part <j Turcs, à les refouler dans la forteresse d'Issatscha. Aîi qu'ils l'avaient dit, les Cosaques Zaporogaes se co pœ-tèrent si bravement, que l'Empereur nomma h ataman colonel sur le champ de bataille , le décora de croix d'officier de l'ordre de Saint-Georges, et lui accoj dix autres croix pour être distribuées aux plus vailla de sa troupe. De ce moment, ces braves soldats fun enchaînés pour toujours à la fortune do Gzar. En ce occasion, l'armée russe applaudit tout entière au bi lant courage de plusieurs officiers français qui avai( sollicité l'autorisaiion de faire cette campagne en quai de volontaires. L'un d'eux même, un Vendéen, di< alors du beau nom qu'il portait, eut l'honneur d'enle le premier drapeau pris aux Turcs dans cette campaj et celui de l'ofirir à Nicolas, qui, après avoir dirigé personne le passage du Danube, venait de le franc dans un petit bateau conduit par l'ataman lui-même.

Les principaux points de défense pour les Tu étaient Silistrie, Varna , Routschouk et Choumla, p tégés par une nombreuse garnison et de forts bastû flanqués d'artillerie. L'un des plus braves officiers l'armée musulmane, le séraskier Hussein-Pacha, déf< dait avec 40,000 hommes la forteresse de Ghonm réputée imprenable par sa position. Le vizir, campi avec l'armée de réserve au delà des Balkans, couvi

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